Club Santé Seniors MGEN 73

2014 / 12 / 18 - De ruine en ruine sous la pluie fine

Du côté du four de Razerel

vendredi 19 décembre 2014, par Maurice DUPONT

Pour ce dernier jeudi de l’année consacré à la marche, la météo décidément pluvieuse a ruiné les projets de rando ; en effet le groupe 1, réduit à 2 partants, est resté à la case départ de son jeu de l’Oua et peu après le groupe Bémol, moins soluble dans l’eau, compte les participants sur les doigts d’une main : Christiane, Marie France, Martine, Maurice et Jeanny (qui aujourd’hui a bémolisé sa sortie).

Les 5 se retrouvent avant 9 heures à St-Alban-Leysse (300 m) sur le parking entre poste et église, enfilant leurs chaussures de marche sous les gouttes de pluie et le regard étonné des jeunes élèves se rendant au collège. Le projet du jour a été minoré : on se contentera d’un aller et retour au four de Razerel, ce qui fera tout de même 3 bonnes heures de marche.

La balade commence sur le goudron, par le quartier de Villeneuve. Comment avec un tel nom, espérer marcher sur un chemin de terre ? "Une centaine de mètres, guère plus" annonce Maurice comme pour mieux faire accepter cette portion de macadam montant tout droit, avec une belle pente, entre les villas. Enfin nous voici sur le chemin bien signalé par de petites pancartes de bois en forme de flèche portant l’inscription "FOUR". La bruine persistante ruine tout espoir de voir un rayon de soleil ; sous nos capes et vestes mouillées, Jeanny ouvrant la marche, habitué à un rythme qui n’est pas celui des Bémols, nous montons entre les buis et bientôt passons auprès d’une première ruine envahie de lierre et disparaissant presque dans la végétation. Un peu plus loin, à la vue des vestiges moussus du hameau de Razerel (qui comptait au début du 20ème siècle 26 habitants permanents) fusent quelques plaisanteries sur les effets dévastateurs de la fuite du temps. C’est ainsi que de futures "ruines" posent successivement devant d’anciennes ruines, tout en souhaitant en leur for intérieur que ce futur advienne le plus tard possible...

Peu après 10 heures, tout le petit groupe fait la pause-banane au four de Razerel, sauvé de la ruine en 1996.

C’est ainsi que nous prenons place sous la voûte où une table rustique et des bancs de bois incitent à transformer cette pause en une halte agréable pendant laquelle nous prenons nos aises et échangeons propos et quelques douceurs, d’autant plus qu’à l’approche de Noël Martine offre de délicieux chocolats à la liqueur.

C’est alors que Christiane sort de son sac une micro poubelle à papier de chocolat ; les Bémols peuvent être gourmands mais restent respectueux de l’environnement !

Alors que nous sommes au point culminant du jour (environ 650 m), en repartant nous faisons un petit détour dans la direction de Montbasin, histoire de regarder un peu plus haut une maison tombée en ruine.

Après quoi, nous faisons demi-tour et redescendons sur le chemin des Brûlins d’abord caillouteux et cahoteux avant d’être bourbeux puis plus confortable avec son tapis de feuilles mortes. Sur le bord du chemin, une source captée et aménagée retient l’attention : il s’en faut de peu que la pierre faisant clé de voûte ne menace ruine.

Nous poursuivons notre marche et Martine découvre aux abords du chemin un bouquet de champignons sur un lit de feuilles mortes, dignes d’un cliché certes mais non identifiables en l’absence de notre mycologue, Prudy.

Avant de quitter le chemin des Brûlins, nous voyons les dernières campanules de l’année : attendent-elles les fêtes à venir pour carillonner comme des petites cloches (telle est la signification de leur nom) ?

A un embranchement, virage en épingle sur la gauche, direction St-Alban-Leysse. La pente s’accentue, la vallée et les montagnes de Chartreuse dans la brume apparaissent à travers les branches des arbres morts.

Après être passés au lieu-dit Champ Piteau (450 m) et avoir emprunté le chemin de Largueraz, nous rejoignons peu avant midi Villeneuve et l’itinéraire goudronné initial. A 12h15, nous remontons dans la voiture pour aller partager ensemble notre repas au sec et au chaud.

Texte : Maurice. Photos : Martine.

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