Club Santé Seniors MGEN 73

2014 / 12 / 11 - Rando "quatre-saisons"

Le Tilleret - Montbasin - Pragondran

samedi 13 décembre 2014, par Maurice DUPONT

A 8h30, après l’arrivée en bus de Bernadette, nous voici 13 à la douzaine, prêts à partir pour ce que nous pensons être la dernière balade avant les randos-raquettes. Ainsi Bernadette, Catherine, Christiane, Françoise B (FR1), Françoise L (FR 2), Françoise C (FR3), Geneviève, Martine, Maxime, Mireille, Prudy, Jean-Philippe, Maurice se rendent en voiture du côté de Vérel-Pragondran, au lieu-dit Le Tilleret, point de départ de la balade du jour.

Après une brève concertation, les Bémols laissent très vite le goudron pour s’engager sur un chemin, recouvert de feuilles de chêne et qu’on dirait bordé de menhirs, mais pas seulement. En effet des rosiers encore en fleur sur fond de ciel bleu attirent notre regard et un peu plus loin dans un enclos, un cheval revêtu d’une couverture d’hiver et un âne s’approchent, Catherine et FR1 leur donnent des touffes d’herbe fraîche du talus, hors de leur portée.

Le chemin se dirige vers Les Chavannes, nom désignant des clairières avec des maisons isolées, et Maurice entérine cette direction, et bientôt nous dominons une mer de brouillard. Nous voici engagés dans une belle montée et le silence règne dans le groupe, tout le monde économise son souffle mais rien n’empêche de remarquer les beautés naturelles, tel ce morceau de bois mort envahi de petits polypores sur lit de feuilles mortes. Plus loin Prudy, notre mycologue, découvre un "pied bleu" aux abords du chemin.

La montée est longue, interminable. Après avoir ôté un vêtement, nous marchons bientôt sur les restes du manteau neigeux qui a fondu sous la pluie nocturne ; il y a de quoi faire quelques boules de neige qui manquent parfois leur cible et surprennent quelques-un(e)s...

Vers 10 heures, certain(e)s demandent la pause-banane mais la majorité du groupe répond qu’il est trop tôt. Peu après quand à un embranchement le groupe fait une petite halte et que l’une de nous signale qu’elle veut faire un bref détour pour admirer la vue sur la vallée, une pause alimentaire sera effectuée furtivement par certain(e)s et curieusement il n’y aura pas aujourd’hui de pause-banane en bonne et due forme. Les traditions se perdraient-elles chez les Bémols ? Nous voyons la Croix du Nivolet sur la falaise enneigée sortir peu à peu du brouillard, éclairée par la lumière rasante du soleil. Nous n’irons pas là-haut, mais marchant au sommet de la barre rocheuse dominant Vérel (des pancartes invitent à ne pas s’approcher de l’à-pic), il nous faut encore monter, en coupant parfois dans les prés, avant de parvenir à Montbasin.

A 10h45 nous arrivons dans ce hameau abandonné, nous passons entre des maisons en ruine. Laissant le sentier montant vers le Nivolet, nous cherchons le bon chemin pour descendre sur Pragondran. Nous examinons la carte dépliée par Maxime et alors que FR2 jouera le rôle de serre-file, FR1 qui connaît le secteur prend la tête du groupe et bientôt chemine sous son parapluie ; les autres enfilant leur cape ou vêtement de pluie.

"C’est du grésil" dit Jean-Philippe et bientôt ce sont de véritables flocons de neige qui tourbillonnent avant que le brouillard nous enveloppe. Heureusement cet épisode hivernal ne durera pas longtemps. Ouf ! Une pancarte signale Pragondran à 15 min. Nous atteignons les premières maisons à 11h30 et descendant dans le village où un bassin dont l’eau se déverse dans un vieux seau moussu retient l’attention de la photographe nous arrivons près du four à pain que jouxte un abri. Nous nous y installons pour la pause-déjeuner. 2 d’entre nous préfèrent manger près du four à pain (peut-être ne veulent-elles pas être 13 à table ?) mais cette séparation ne nuira pas à la convivialité, des échanges auront bien lieu entre tous les convives... La pause-repas sera courte, vu la température ambiante ; à 12h20 nous entamons le trajet retour.

Quelques pas encore dans le village avant de rejoindre le chemin conduisant vers Méry par le Malpassant et vers le Tilleret où sont garées les voitures. Au lieu-dit Le Replat, laissant la direction du Malpassant, nous nous dirigeons vers St Saturnin et entamons la descente dans la forêt où de nombreux houx avec de belles boules rouges bordent le chemin. Les un(e)s et les autres, en vue des décorations pour les fêtes à venir, en font la cueillette, accompagnée de quelques commentaires : "Ce sont des houx femelles" précise Martine. "À quoi servent donc les mâles ?" ajoute Prudy avec une pointe de perfidie... Tandis que nous marchons à notre rythme, 2 jeunes adeptes du VTT nous doublent et redoublent descendant à une allure folle. Alors qu’un timide rayon de soleil se manifeste, nous faisons une petite halte pendant laquelle Bernadette nous lit des perles relevées dans des copies d’élèves, quelques expressions saugrenues -des orphelins dont les parents rentrent tard, un kilo de plomb pesant une tonne etc etc- déclenchent les rires en rappelant des souvenirs. Après cette pause divertissante, c’est le dernier tronçon de l’itinéraire retour. Ici une primevère pointant à travers les feuilles mortes,

là un tapis de mousses -des polytrics et hylocomies- n’échappent pas à l’œil de la botaniste qui les photographie en gros plan. Plus loin c’est une fleur de pervenche qui en cette saison mérite aussi un cliché.

Ayant face à nous les montagnes de Chartreuse, recouvertes d’une légère brume, nous arrivons aux voitures à 14h15, au terme d’une balade inédite et agréable.

Texte : Maurice. Photos : Martine.

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