Club Santé Seniors MGEN 73

2014 / 11 / 20 - La Cochette est restée sur le Carroz

Désert d’Entremont-Col du Mollard-Col des Fontanettes

samedi 22 novembre 2014, par Maurice DUPONT

Pendant que les marcheur(se)s du groupe Bémol arrivent peu à peu au lieu de RDV, on peut entendre ceci : "A la Pointe de la Cochette, il y a de la neige ; il faut décider d’une autre destination." - "On n’avait pas parlé jeudi dernier de la Pointe mais du col de la Cochette" – "Le col de la Cochette, c’est dans les Bauges." La journée serait-elle mal partie ? Finalement après 8h30, les 22 présent(e)s -Annie, Bernard, Bernadette, Bob, Brigitte, Catherine, Cécile, Christiane, Claude et Sylviane, Françoise, Geneviève, Jeanine, Marie France, Martine C, Martine V, Maxime, Mireille, Monique, Nicole, Prudy, Maurice- partent à destination du Désert d’Entremont pour une rando vers les cols du Mollard et des Fontanettes et retour par le Grand Carroz.

A 9h30 sur le parking du foyer de fond (1200 m), au pied de l’Outheran au sommet enneigé et aux falaises frappées des rayons du soleil, les Bémols commencent la rando : quelques-un(e)s se lancent aussitôt sur la petite route ensoleillée longeant la montagne alors que le gros de la troupe préfère emprunter ce qui l’hiver est la piste raquettes serpentant à travers prairie et forêt. Très vite le regroupement s’opère et les Bémols entament la montée, s’égaillant par petits groupes dans la hêtraie au sol recouvert d’un épais tapis de feuilles mortes qui craquent sous les pas, se repérant aux petites pancartes représentant une paire de raquettes. Bientôt nous foulons la première neige tombée les jours précédents. Avant 10h30 le col du Mollard (1320 m) est franchi et c’est une première descente qui nous entraîne jusqu’au lieu-dit Dessous le Mollard (1240 m). Alors que cet endroit est dans l’ombre et le froid, nous nous arrêtons pour la pause-banane. Certains auraient préféré la faire plus loin au second col de la journée, mais il est déjà 10h45 et mieux vaut reprendre des forces et du même coup alléger les sacs avant de bifurquer sur le petit sentier montant vers le col des Fontanettes. Après la pause, c’est à la queue leu leu que nous abordons la pente entre les arbres ; ça ne parle guère dans le groupe, on préfère économiser son souffle pour affronter cette rude montée jusqu’au col (1330 m) enfin atteint à 11h15. Une halte bien méritée et appréciée au soleil donne l’occasion de faire quelques photos.

Ensuite nous entamons une longue descente vers le Grand Carroz, avec face à nous, en éventail, la Pointe de la Gorgeat, le mont Joigny et le Granier. Au cours de la descente, Claude, à l’affût des curiosités naturelles, remarque et nous montre un hêtre au tronc particulier qui semble être un avatar végétal du dieu romain Priape ; cette "fayardise" amuse les Bémols et mérite bien un cliché. Plus loin, nous arrivons à l’embranchement avec la piste raquettes que nous empruntons l’hiver mais aujourd’hui la neige et les plaques de glace sont remplacées par une belle couche de feuilles mortes et parfois par quelques passages boueux. Le Grand Carroz (1075 m) est atteint sur le coup de midi ; ce hameau semble être habité principalement par des chats qui se prélassent au soleil devant leur maison. Sylviane est aux anges de prendre dans ses bras l’un d’eux qui, déjà l’hiver dernier, s’était laissé caresser. Nous nous éloignons des maisons, et nous nous installons au bord de la départementale sur le talus pierreux pour la pause déjeuner, suivis par les minets et par un chien aussi laid qu’il est court sur pattes (probablement un bouledogue anglais).

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Repas joyeux et convivial comme il se doit, d’autant plus que Prudy fête son anniversaire en nous offrant des parts de cake aux amandes (les autres délices partagés au dessert ne seront pas cités afin de ne pas susciter l’envie chez les absents). Repas animé également entre chien cherchant l’affection des convives comme pour se faire pardonner sa laideur et chats visiteurs dont un chapardeur qui lors d’un moment d’inattention de Brigitte lui dérobe le sac en plastique contenant son repas. Mais ayant le cou enserré par le plastique, le miron détale comme un fou, dispersant sur la route cuiller, couteau, gobelet etc... Repas suivi d’un moment de farniente au soleil, Catherine invite à retrousser les manches pour bénéficier d’un apport en vitamine D.

Vers 13 heures le groupe prend le chemin du retour. Abandonnant la route, nous suivons le tracé de la piste raquettes dominant le hameau des Girouds et montant vers le Plan du Bois. En ce superbe après-midi d’automne, nous traversons des prés où paissent des vaches quelque peu étonnées de nous voir passer.

Il n’est pas facile de monter après le repas, mais la nature est si belle : sur une dalle rocheuse de la piste, une ammonite et un pecten (mollusque bivalve) n’échappent pas au regard vigilant de Maxime et de Martine. Au loin le Granier découpe dans l’azur ses falaises enneigées. Nous élevant, nous entrons dans la hêtraie dont les fûts longilignes, de part et d’autre du chemin, s’élancent vers le ciel. A travers les branches des arbres, la photographe tente de capter la beauté de la chaîne de Belledonne recouverte d’un manteau immaculé. A la sortie de la forêt, nous voici au Plan du Bois (1170m), encore quelques efforts pour parvenir à la crête herbeuse d’où nous voyons le foyer de fond à nos pieds. Au bord du chemin les multiples petites boules rouges des cynorhodons d’un églantier ne passent pas inaperçues dans le paysage automnal. Il ne reste plus maintenant qu’à descendre, tout en contemplant le paysage . Et ce jusqu’au parking où nous arrivons à 15 heures, presque sur la pointe des pieds (et non à la Pointe de la Cochette) au terme de cette belle balade cartusienne.

Texte : Maurice. Photos : Martine et 1 Françoise

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