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2014 / 10 / 16 - ça pleut, ça mouille, c’est la fête à la grenouille

Veyrier-du-Lac Mont Veyrier Mont Baron

samedi 18 octobre 2014, par Maurice DUPONT

Ce n’est pas le soleil qui a attiré aujourd’hui les partants pour le mont Veyrier, 9 à Chambéry : Annie, Christiane, Gérard et Muriel, Jeannine, Maxime, Maurice, Nicole P, Yves et 11 autres regroupés à Grésy : Bob, Cécile, Claude et Sylviane, Françoise B, Jeanine, Jeanne, Marie, Marie france, Martine, Monique. Tous se retrouvent sur le parking de la mairie de Veyrier- du-Lac (485 m) ; il n’y a pas assez de place sur celui de l’office du tourisme plus proche de La Combe, lieu du départ de la balade prévu par Annie, Christiane et Martine qui ont reconnu ce nouvel itinéraire de rando en juin.

La pluie qui nous a déjà salués sur l’autoroute se manifeste à nouveau quand nous sortons des voitures. Ainsi nous enfilons les vêtements de pluie dont plusieurs capes multicolores. Mais la plus remarquable est celle de Cécile, d’un beau vert évoquant les rainettes et Cécile la grenouille sera donc en cette journée pluvieuse la mascotte des Bémols.

Malgré les remarques d’Annie et de Martine incitant à nous diriger vers La Combe, le groupe de tête, emmené par Bob, monte tout droit derrière l’église de Veyrier vers le lieu-dit Le Péril, il y a donc danger d’allonger le parcours et d’en accroître la difficulté... Mais de même que tous les chemins de la chrétienté menaient à Rome, tous les chemins de Veyrier-du-lac mènent au mont Veyrier. Nous montons dans la forêt, relativement abrités par le feuillage des arbres.

A 10h15, alors que la pluie a momentanément cessé, nous faisons la pause-banane dans une clairière pentue, assis sur les bords caillouteux du chemin. Muriel distribue des tranches d’un savoureux gâteau breton. Puis nous continuons l’ascension vers le nord / nord-ouest dans le Grand Versant du Veyrier et la pluie s’est remise à tomber. Dans la pente assez raide, le groupe s’est scindé en plusieurs sous-groupes ; à l’avant ça drope et les 3 qui pensent être les derniers sont étonnés et confus de voir arriver derrière eux à la hauteur de la pancarte Bois Quémont (880 m) Christiane et Maxime mécontentes de n’avoir pas été attendues. Vont-elles continuer à monter sous la pluie sur un chemin glissant alors qu’il est annoncé 1h25 de marche avant le sommet du mont Veyrier ? Non, elles décident de redescendre au parking et Jeannine les accompagnera.

Ainsi réduits à 17, les Bémols continuent à monter sous les averses intermittentes qui ôtent leur éclat aux vues que nous pouvons avoir sur le lac aussi gris que le ciel. Avant d’arriver au col des Sauts, ce n’est guère facile et notre mascotte semble être une boule verte ramassée sur elle-même pour mieux franchir la difficulté. Un assez long "passage délicat", avec câble auquel s’agripper, n’est pas une sinécure même pour les plus alertes. Est-ce le fait de devoir s’agripper qui incite le latiniste du groupe à évoquer la mort d’Agrippine sur un ton tragi-comique, avec un peu de suspense ? Cela a tendance à retarder les marcheur(se)s à portée de voix, désireux de connaître la suite. A 11h45, le col des Sauts (1170 m) est franchi, nous continuons sur le sentier des crêtes pendant que la mère de Néron échappant au naufrage nage dans la nuit vers le rivage... La pluie a cessé et bien que nous n’ayons pas atteint le sommet du Veyrier, nous décidons de nous poser au pied des arbres de la forêt pour la pause-déjeuner. Nous n’avons pas le temps de nous prélasser, le repas n’est pas terminé que les gouttes de pluie se font sentir à nouveau.

Nous repartons vers le mont Veyrier (1291 m) tout proche. Puis descendons dans le vent qui fait gonfler les capes comme des voiles, la rainette semble prête à bondir, voire à s’envoler. Ensuite nous remontons vers le Mont Baron (1299 m), point culminant du jour puis poursuivons sur la crête et après un moment de palabre autour de notre verte mascotte, nous voici à un belvédère où 2 tables d’orientation vers les Aravis, le Mont Blanc et vers le lac et les Bauges font regretter que l’horizon soit bouché et le ciel tout gris.

Commence ensuite une longue descente vers Veyrier-du-Lac, avec quelques passages raides dans des escaliers abrupts taillés par la nature dans les rochers où des chaînes semblent signifier que parfois montagnard rime avec bagnard. Après le Balcon des Contrebandiers (1125 m) qui nous permet de voir les sommets des Bauges au bout du lac, nous descendons dans la forêt. Le sentier est souvent fort pentu et glissant, ce qui occasionne quelques chutes parfois spectaculaires (les fesses du narrateur en portent encore les traces) ! "Quand les grenouilles sont de sortie, ça glisse" avait prévenu Cécile. A 15h45 nous voici à la Grotte de la cheminée (780 m). Non loin sur le sol jonché de feuilles mortes une section de tronc d’arbre abattu, envahie de petits polypores blanchâtres et marron mérite bien un cliché – le site du club s’accommodera sans doute du poids des beautés de la nature- et 1/4 d’heure plus tard nous arrivons à la Combe (590 m) où nous aurions dû passer dès 9 heures... Après une dernière pause-chocolat proposée par Marie France, nous foulons le bitume . Déambulant entre les villas cossues dominant le lac, nous contemplons une dernière fois les Monts Veyrier et Baron ainsi que le Chapeau de Napoléon au pied duquel nous avons cheminé le matin. A 16h30 c’est le retour aux voitures où nous retrouvons Christiane, Jeannine et Maxime. Il ne reste plus qu’à regagner Chambéry.

Texte : Maurice. Photos : Martine.

A la demande expresse de notre Webmestre, nous passons désormais à une publication plus austère avec une diminution drastique du nombre des photos. (M.D.)

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