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2014 / 04 / 03 - Ciel gris, oublis en série, mais on a bien ri

Balade au Clergeon

samedi 5 avril 2014, par Maurice DUPONT

En ce jour de grisaille, la météo n’est pas enchanteresse mais cela n’a pas découragé 20 Bémols de partir, après la Montagne des Princes jeudi dernier, pour la Principauté du Mont Clergeon. Avant de nous hisser dans les hauteurs, il a fallu d’abord nous regrouper : à Chambéry avec Angeline, Bernadette, Christiane, Jean, Jean Marc et Prudy, Monique G, Nicole (qui reprend la marche dans le groupe) et Maurice, Yves ; puis à Aix où attendent 9 autres : Bob, Cécile, Daniel et Joëlle, Jeanine, Marie France, Martine, Monique P, Sylviane ; enfin à Ruffieux auprès de la Cave de Chautagne Monika est là, arrivant de l’Avant-pays. Tous effectuent un dernier tronçon en voiture jusqu’au parking de la Grange Neuve, au bord de la petite route sinueuse montant au col du Clergeon, parking champêtre où ont fleuri des lathrées écailleuses. A 9h45 nous débarquons des voitures, c’est alors qu’Angeline s’aperçoit qu’elle a oublié ses bâtons et le dit au narrateur qui, bon prince, lui prête un des siens. Après répartition des talkies-walkies -à Sylviane celui du groupe de tête et à Maurice celui de l’arrière- commence la marche vers le hameau inhabité de Rojux, puis vers le Mollard Gris, lieu-dit de la même couleur que le ciel de ce jeudi, et , plus haut, vers le site de la Grande Cuve, sorte de vaste fosse profonde due à un effondrement propre au relief karstique. Il est 10h45, nous faisons la pause-banane aux abords de la Cuve, Nicole distribue de petits oeufs au chocolat praliné et Bob de délicieux brownies préparés par Juliette .

Après quoi nous repartons en direction de la Croix du Clergeon, passant par le Bois des Combes et près d’une autre cuve, qui n’est pas de nature géologique et a des dimensions plus modestes, une cuve ou un chaudron servant à fabriquer autrefois du charbon de bois. Nous marchons tranquillement sur le chemin peu pentu lorsqu’un appel téléphonique inattendu incite Martine à poser l’un de ses bâtons et voici qu’après la communication, elle continue à avancer oubliant cet auxiliaire de la marche récupéré par les suivants et confié à Angeline qui est momentanément munie de 2 bâtons, certes dépareillés. Quand Martine se rendra compte de son oubli, elle sera à la fois étonnée et soulagée de le voir entre les mains de notre doyenne ; elle n’aura pas besoin de revenir sur ses pas.

A 11h45 le groupe atteint les premières maisons du hameau du mont Clergeon, avec des linteaux de fenêtres et de portes constitués de blocs calcaires blancs de belle taille . La maison "Chez Guy" rappelle des souvenirs aux ancien(ne)s ; tout près dans la haie d’arbres, des restes de cuves à charbon hors d’usage. Pendant que Nicole se dirige directement vers les anciennes fermes proches du col, les autres montent jusqu’à la Croix du Clergeon -point culminant- et à la table d’orientation qui fait face à la Tournette, derrière laquelle se profile dans les brumes le Mont Blanc. On s’occupe à repérer les sommets des Aravis et des Bauges indiqués sur la table . Aux abords, pas de morilles, pas ou peu de fleurs dignes d’un cliché, seulement des chatons mâles de saule. Puis c’est la descente vers l’ancien village, pendant laquelle, comme d’ailleurs pendant la montée, les talkies-walkies allumés permettent de capter les conversations d’autres marcheurs. L’évocation d’"une petite biche" fera l’objet de commentaires de la part de Sylviane et de Maurice.

A 12h15 nous voici tous rassemblés pour la pause-déjeuner près de la première ferme, assis le long de la façade ou autour d’une grande table rustique en bois avec bancs (une nouveauté appréciée). Le repas se déroule dans une ambiance joyeuse et conviviale, comme toujours, malgré un nouvel oubli : Monique G est venue sans son gobelet, la solidarité des Bémols a tôt fait de remédier à cela... A la fin du repas Martine fait la lecture d’extraits de perles d’élèves récoltées sur internet ; Mickey l’ange, le Homard de Vinci, Charlemagne châtré en l’an 800, des affirmations désopilantes sur les escargots homosexuels et autres animaux suscitent de francs éclats de rire. Après quoi, Joëlle, Sylviane, Marie France et Martine cueillent de la doucette ; Christiane qui explore les environs entre en conversation avec un retraité jardinant auprès d’une autre ferme où sa grand-mère avait vu le jour vers 1800.

A 13h30 nous levons le camp, traversons la route du col et empruntons un chemin où des fleurs de pulmonaires retiennent l’attention de la photographe plus loin ce sont des caltha palustris (Quel nom !? s’exclame Joëlle) ou populages des marais d’un beau jaune qui attirent les regards. Ensuite le sentier descend le long d’un ravin creusé par un petit torrent qui s’est infiltré dans le sol. Certains passages incitent à redoubler de prudence pour éviter la chute. Vers 14h30 nous arrivons au lieu-dit Les Granges où nous ferons une dernière halte auprès d’une vieille maison inhabitée. Nous repartons et après avoir cheminé à flanc de coteau, nous obliquons à gauche. Grimpant sur une sorte d’escalier de bois rudimentaire aux marches inégales, les un(e)s franchissent les barbelés, les autres passent en rampant sous les fils que d’autres écartent au maximum et ce n’est qu’au terme de ces exercices physico-acrobatiques que Bob trouve comment ouvrir le portillon ! Nous poursuivons à travers un champ d’hellébores fétides et bientôt atteignons la départementale. Christiane et Nicole nous font des signes et annoncent qu’elles ont trouvé des morilles. Plaisanterie ! Seulement des pissenlits. Encore un petit détour dans les bois puis traversée du hameau de Rojux, la boucle est bouclée. Il reste à redescendre au parking de la Grange Neuve d’où, à 15h30, nous remontons dans les voitures.

Texte de Maurice. Photos de Martine.

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