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2014 / 03 / 27 - Trouvaille inattendue à la Montagne des Princes

Le Crêt, La Renardière, la Ferme du Comte, Droisy

samedi 29 mars 2014, par Maurice DUPONT

La Montagne des Princes avec sa Ferme du Comte a attiré en ce premier jeudi sans raquettes un bon nombre de Bémols, renforcés par quelques Bécarres profitant de la dernière semaine d’hibernation de leur groupe d’origine. Parti(e)s à 8 heures du club, 10 Chambérien(ne)s rejoignent près de la piscine d’Aix 9 autres partants et sur le parking Le petit Nice à Seyssel où se sont rendues directement 2 autres Bémols, nous sommes donc 21 randonneur(se)s, dont Bob qui fait son retour dans le groupe après la fin de la saison hivernale. Au terme d’un dernier tronçon en auto, nous voici débarquant à 9h30 près du réservoir à eau au-dessus du hameau Le Crêt. Monika a apporté une (petite) bouteille de sève de bouleau pour celles et ceux qui absent(e)s jeudi dernier, n’ont pas encore goûté de cette potion magique. Et c’est le début de la marche sous un ciel serein et ensoleillé avec d’abord la traversée d’un pré puis la montée sur le chemin empierré jusqu’au lieu-dit Sous Platabosson. "Et les talkies-walkies, ça vaut le coup de s’en servir aujourd’hui" entend-on. Alors Maurice les sort de son sac et en confie un à Françoise B pour le groupe de tête et garde l’autre pour l’arrière. Disons-le tout de suite, les communications ne furent pas une réussite pendant la montée, surtout après que le groupe se scinda en deux, empruntant des sentiers de part et d’autre d’une crête. Françoise rendra son engin au moment du repas, fort déçue de n’avoir reçu aucune réponse à ses appels... A partir de Sous Platabosson, nous quittons le chemin pour un sentier couvert de feuilles mortes, bordé de buis, qui grimpe dans la forêt. A un moment, nous obliquons à gauche ; ça grimpe un peu plus raide mais "il faut passer par là pour les fleurs" signale Christiane. Après avoir bien monté, nous atteignons un premier belvédère dominant Seyssel et au loin le confluent Fier-Rhône. Ensuite retour au sentier : des érythrones à la tête basse confirment que le moment de leur floraison est passé mais nous en trouverons tout de même de beaux spécimens.

A 10h45, pause-banane, agrémentée des raisins secs de Jeanine, des dattes de Marie France et des noix de pays (ou plutôt de l’Avant-Pays) de Monika. Au pied des arbres Maxime découvre les premières "lathrées écailleuses (orobanchacées)", précise Martine ; leur blanc laiteux ressort parmi les feuilles mortes. Nous reprenons la marche et bientôt nous sommes à une croisée des chemins : tout droit le sentier longeant les falaises et passant par La Renardière, à gauche un raccourci menant à la ferme du Comte. Très vite Françoise B, porteuse du talkie-walkie, Marie France, Christiane suivies d’autres marcheuses et de Daniel choisissent cette voie plus courte tandis que l’autre porteur de t-w, Bob, Angeline et 8 autres continuent sur le plateau où des érythrones, ayant encore belle allure, des jonquilles, des violettes jettent des touches de couleur parmi les lapiaz. Après une brève halte à un second belvédère surplombant le Val de Fier, la marche reprend ; Angeline est surprise de rencontrer son frère qui randonne également en ces lieux. Puis le sentier descend, descend encore jusqu’à l’embranchement de La Renardière (chalet de chasseurs) et dès lors il faut remonter, suivre le sentier pentu et couper à travers pré jusqu’à la grande mare. Là, dans l’eau, point d’ébats sexuels de batraciens (la période du frai est terminée), seulement le reflet des saules. Le demi-groupe ayant opté pour le raccourci est là depuis un bon moment lorsque nous arrivons auprès de la Ferme du Comte, à 12h10. Sur les blocs rocheux et le talus herbeux, chacune et chacun s’installe pour la pause-déjeuner pendant laquelle nous fêterons plusieurs anniversaires, ceux récents de Jeanine et de Christiane, celui de Bob, remontant au mois dernier, passe au second plan, peut-être parce que les ans ne semblent pas peser sur ses épaules....

Après le repas les érythrophiles -amatrices de rouge ou rose- sont réunies pour une photo et on se prélasse. Françoise B, Maxime, Nicole P font une cueillette de pissenlits ; Martine, Christiane, Angeline et quelques autres montent dans le bois un peu plus haut à la découverte des scilles . Outre ces fleurs bleues, elles découvrent sur le sol un objet insolite, serait-ce un vêtement perdu par un promeneur ? Plutôt un sous-vêtement, masculin, que Christiane, du bout de son bâton, déploie pour mieux visualiser l’étrange chose. Angeline qui semble très intriguée par la poche de ce boxer, n’hésite pas à le saisir et à en évaluer la taille... impressionnante. Elle le rapportera auprès des blocs rocheux où il sera exposé en attente du retour (?) de son propriétaire. Cette surprenante découverte au sommet de la Montagne des Princes suscite commentaires amusés et hypothèses délirantes. Un prince peut-il se promener cul nu ? Ou saisi d’un élan révolutionnaire, voudrait-il être un sans-culotte ?

Après cet épisode comique, il faut songer au retour. On change le canal des talkies-walkies que prendront Daniel et Maurice ; est-ce le nouveau canal ou la topographie, en tout cas les communications seront meilleures à la descente dans la forêt, sur le chemin de Droisy, passant par Chez Pantet où une pancarte rappelle le sacrifice des résistants en 1943. Les pervenches alentour semblent saluer leur mémoire. Plus loin, des terriers fraîchement creusés dans le talus attirent l’attention, Prudy en examine les abords et devant l’absence de crottes, pense qu’il s’agit de terriers de blairrreau . Au sortir de la forêt, Bob propose un détour par le bourg de Droisy, l’église y est belle. Ce que nous faisons malgré les réticences de quelques-unes. L’église n’étant pas fermée à clé, nous y entrons et prenons place sur les bancs pour écouter Bernadette qui, à la demande du groupe, chante d’abord devant le maître-autel un motet de la Renaissance puis au milieu du choeur, où la résonance est meilleure, un Salve Regina. Christiane à son tour charmera nos oreilles avec Les anges dans nos campagnes... Bravo à toutes deux pour cet intermède chanté. Ensuite la marche reprend vers Les Combes, la Lovatière et nous foulons un moment le macadam de la départementale avant d’emprunter un tronçon du chemin de Compostelle. Une dernière grimpette pour atteindre le lieu-dit Romaz et le réservoir auprès duquel sont garées les voitures. A 16 heures, la boucle est bouclée au terme de cette balade agréable, surprenante parfois, avec un dénivelé somme toute non négligeable.

Texte de Maurice. Photos de Martine.

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