Club Santé Seniors MGEN 73

2013 / 11 / 28- Balade revigorante sur balcons gelés

Les balcons de Yenne en Frimaire

samedi 30 novembre 2013, par Maurice DUPONT

Dans la froidure de ce matin de la fin novembre, 7 Bémols se retrouvent à Chambéry : Bernadette, Gisèle, Maxime, Anne Marie, Muriel, Yves M, Maurice. Au même moment au Viviers du lac, d’autres Bémols se regroupent sur le parking du magasin Intermarché – Jeanine, Martine, Marie France, Françoise, Michèle et Yves- avant de prendre la route du tunnel du Chat, près duquel se sont rendus directement Nicole M, Joëlle et Daniel, Sylviane et Claude. Avant 9 heures, alors qu’ un soleil blême se lève sur le lac du Bourget recouvert d’un voile de brouillard, les 18 mettent le cap sur Yenne et le sanctuaire Notre Dame de la Montagne où les attend Monika venue de Grésin et les rejoindront Prudy et Jean Marc. Ainsi après 9h15, ce sont 21 Bémols qui, bien emmitouflés pour affronter l’air glacial, vont se lancer sur le circuit des Balcons de Yenne, destination également choisie par une imposante cohorte de marcheurs grenoblois auxquels nous cédons volontiers le passage.

Une première halte à la chapelle de N. D. de la Montagne dont la statue s’élève au milieu des arbres couverts de givre. Devant la grille d’entrée, Bernadette chante en l’honneur de la Madone un Salve Regina ; après ce prélude attendu et applaudi, 3 marcheuses comparent leurs belles chaussettes , des"chaussechouettes" dit Claude admiratif et la marche reprend vers le premier belvédère, celui du tombeau de Pierre Boisson construit dans les rochers dominant l’autre rive du Rhône. Après en avoir cherché l’emplacement précis dans la falaise et jeté un dernier regard sur le fleuve, à cette heure encore dans la brume, nous repartons pour le deuxième belvédère. Si le sol est gelé avec parfois quelques pierres glissantes, le chemin est large et bien entretenu. Il est vrai que c’est une portion d’un des itinéraires vers Compostelle, les coquilles stylisées nous le rappellent et incitent certains à évoquer le prochain Atelier-Lecture, consacré à ce thème. Anne Marie et Muriel dévoilent leur projet de faire le Chemin in extenso depuis la Savoie et en parleront à Bernadette, ancienne "pélerine" dont l’expérience peut leur être fort utile. Mais revenons à la balade du jour, et, comme au jeu de l’oie, nous passons par la case La Prison, d’où l’on peut heureusement repartir sans attendre qu’un autre groupe prenne notre place. Nous continuons de marcher sans traîner pour nous réchauffer et si la marche, ça revigore, parfois ça décoiffe ; Martine en sait quelque chose, elle qui passant sous les branches d’un églantier a vu son chapeau péruvien happé par les ronces ; éclats de rire des autres au spectacle de ce couvre-chef suspendu dans les airs.

A 10h45 nous voici au belvédère de Pierre-Châtel, la vue est dégagée sur cette ancienne place fortifiée depuis le temps des Romains qui nommèrent ce lieu stratégique "Camp de pierre". La contemplation du paysage se prolonge par la pause-banane : l’une offre des abricots secs, une autre des pâtes de fruits, une autre encore des cerneaux de noix, de quoi retrouver de l’énergie. Et maintenant en route pour le troisième belvédère, celui du Rhône qui coule à nos pieds en formant une belle boucle et que rejoint plus loin le canal du Rhône "avec là-bas les écluses de Brens" précise Daniel. Quelques questions fusent : "Où est le château des Sarrasins ?" demande Jean Marc -"Beaucoup plus au nord, on ne le voit pas." - "Quelle est cette usine qui pollue, avec sa fumée s’élevant en colonne blanchâtre dans l’air froid ?" interroge Marie France mais personne ne peut lui répondre.

Il est plus de 11 heures, réconfortés par les rayons du soleil nous atteignons, un peu à l’écart du chemin, la Croix de Chevru taillée dans de gros blocs de pierre qui au cours des siècles ont subi les assauts du temps ; des traces de ciment et des éléments métalliques en témoignent. Jusqu’au 19ème siècle elle était entourée de pâturages, envahis depuis par des arbres et des broussailles. On en fait le tour pour rechercher, gravée dans la pierre, la date de son érection : 1650. Puis revenant sur le chemin, nous partons en quête d’un endroit pour déjeuner au soleil. Bernadette assure qu’elle peut sans risque de nous perdre nous conduire jusqu’à la grange de Québoutanne. Aussitôt dit aussitôt fait, le groupe, avec Bernadette en tête et Daniel en serre-file, part vers Les Farnets et tourne à gauche, montant entre les arbres jusqu’à la clairière ensoleillée de Québoutanne, au sol recouvert d’à peine quelques centimètres de neige. A 12h15, toutes et tous ont trouvé une place, soit assis sur un long tronc d’arbre abattu, soit adossés à des arbres, soit un peu à l’écart assis au soleil. ................................................................................................ Pendant le repas nous pouvons admirer le bonnet de Prudy ; non, ce n’est pas un bonnet rouge qui aurait déteint et viré au rose, c’est un souvenir personnel de la campagne présidentielle américaine, un bonnet portant brodée l’inscription Obama 44th président. Si bonne humeur et convivialité sont comme d’habitude à l’ordre du jour, nous ne nous attarderons pas à Québoutanne.

Avant 13 heures débute la marche du retour. Aux Farnets, un bref arrêt pour savoir précisément quel itinéraire prendre. Le narrateur propose un aller et retour au puits de Bacchus avant de revenir à Yenne, soit 50 mn de marche supplémentaire mais déjà le gros de la troupe a pris d’office la direction de Yenne, préférant retrouver au plus vite ses pénates et par là-même confort et chaleur. Nous suivons le chemin descendant dans les bois et aboutissant au hameau de Chevru que nous traversons, ensuite un peu de route goudronnée jusqu’à Le Curtelod. Là, pour éviter le désagrément de marcher sur l’asphalte, nous reprenons un chemin champêtre qui nous ramène à la case La Prison avec une petite halte en ce lieu d’où nous pourrons nous échapper quand nous voudrons. Il ne nous reste plus qu’à parcourir en sens inverse un bref tronçon de l’itinéraire du matin. Nous repassons donc au belvédère dédié à Pierre Boisson, la vue y est plus belle avec en contrebas le Rhône maintenant sous le soleil et au loin sur la colline le Fort Les Bancs que Claude signale à notre attention. Nous voici de nouveau tout près du sanctuaire et la boucle est bouclée à 14h45. Après avoir décidé de la prochaine sortie, nous regagnons, chacun(e) son domicile.

Texte de Maurice. Photos de Martine, Françoise, Claude.

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