Club Santé Seniors MGEN 73

2013/ 09 / 26 - Une rando B puissance X...

Le Crêt du Char à partir du Reposoir (Bellecombe-en-Bauges)

samedi 28 septembre 2013, par Maurice DUPONT

Pour ce premier jeudi suivant la journée "Portes Ouvertes", quelques changements, non seulement de l’heure de départ mais aussi dans l’effectif des Bémols qui aujourd’hui forment un groupe bipartite. En effet les "Aixoi(se)s", regroupés de leur côté -Bob, Marie France, Martine, Monique, Michèle et Yves, rejoints à Cusy par Jeanine qui reprend la marche après son opération- se rendent directement au point de départ de la balade. A Chambéry, 12 partants parmi lesquels 3 nouvelles marcheuses -Anne Marie, Françoise, Muriel- viennent s’ajouter à Annie, Cécile, Christiane, Jean, Jeanne, Maxime, Mireille, Monika et le narrateur, partent à 8 heures vers Bellecombe-en-Bauges, terminus au parking du Reposoir (1165 m) ; destination choisie pour les champignons qu’on espère trouver dans le secteur.

A 9h15 les 19 marcheur(se)s sont réunis sur le parking où des buttes de terre et de cailloux annoncent des travaux d’aménagement du site. Ainsi le sentier qui monte au col de la Bornette est dès le départ transformé en une large piste empierrée que nous empruntons un moment avant de la laisser aux camions et engins de chantier et nous montons à travers les pâturages où paissent des vaches, le tintement de leurs clarines souligne le caractère bucolique de la balade du jour (qu’on ne qualifiera pas de sportive). Avant 10 heures, nous faisons une première pause près du Col de la Bornette (1304 m) d’où nous avons une vue magnifique sur le lac d’Annecy, les Dents de Lanfon, le Parmelan... Après les chalets du Mollard où quelques gouttes de pluie se font ressentir -ce n’est que passager- le sentier du Char s’ouvre à nous ; nous montons dans la forêt et les mycophiles qui avaient fait cette sortie l’an dernier, sont en éveil, se remémorant les endroits où la cueillette avait été abondante. C’est Maxime qui, la première, trouve un beau bolet sur le côté gauche du chemin, suivie de Martine cette fois sur la droite du chemin, puis de Bob et de Monique, pour des bolets de plus petite taille. A 10h30 nous débouchons sur le Crêt du Char (1468 m) et faisons la pause-banane. Même si le dénivelé accompli depuis le départ n’est pas élévé, la pause devient gourmande avec le gâteau à la rhubarbe de Cécile, celui au chocolat et aux noix de Maxime et le gâteau nantais de Muriel. La photo-souvenir n’immortalisera pas ce moment de bonne bouffe mais les premiers champignons cueillis dans la montée. Après la pause, place à la recherche des bolets, Christiane quant à elle, s’en tient aux pieds bleus. Et c’est la dispersion à droite et à gauche vers les coins que l’on espère propices à une bonne cueillette mais il faut assez vite se rendre à l’évidence, par rapport à jeudi dernier, la cueillette d’aujourd’hui sera presque un bide... Les jours ensoleillés et chauds qui ont précédé y seraient-ils pour quelque chose ? Dans cette pénurie cependant la récolte de Monique est la plus belle. Le temps prévu pour la cueillette se trouve donc écourté. Les Bémols qui ont exploré le côté sud du Crêt du Char ont trouvé une clairière ensoleillée où l’herbe tendre leur a donné l’envie de s’asseoir et de contempler la belle vue qui s’offre à leurs yeux et ils convient les autres à les rejoindre pour une pause-banane bis pendant laquelle toutes et tous se prélassent sauf Bob qui continue à chercher des champignons et pense rapporter des pieds bleus pour Christiane mais ce ne sont pas ceux qu’elle cueille. Les nouvelles marcheuses sont un peu étonnées, "quand marchera-ton ?" peuvent-elles penser en leur for intérieur tout en appréciant la jovialité du groupe.

A 11h45 nous redescendons du Crêt du Char vers les chalets du Mollard, le col de la Bornette, nouveau coup d’oeil sur le lac d’Annecy, photo de gentianes du bord du chemin qui n’étaient pas ouvertes lors de notre passage à l’aller et que Martine identifie comme étant des gentianes ciliées et nous remontons vers le chalet de la Bornette auprès duquel nous déjeunerons. A 12h30 nous sommes installés sur des rochers derrère le chalet ou dans l’herbe en évitant le plus possible les bouses séchées répandues çà et là. Repas exceptionnel par sa convivialité et sa bonne humeur, Jeanine tient à marquer son retour parmi nous et les 2 Maurice leur fête ; certains pourraient le qualifier de bombance. Après quoi un moment de sieste est souhaitable.

A 13h30 nous repartons et la montée vers L’Ecurie-Derrière (1420 m) n’est pas de tout repos, même si de gros engins transforment l’ancien chemin en un véritable boulevard à flanc de montagne, mais il faut parfois monter plus haut dans la pente et affronter quelques passages périlleux pour éviter les bulldozers. A 14h15 nous arrivons à L’Ecurie-Devant (1387 m) où nous retrouvons le chemin d’origine qui a échappé à la boulimie des aménageurs de la montagne... Ensuite nous voici au Golet de Doucy où nous faisons une dernière pause-bien-être pendant une bonne demi-heure. Après un dernier regard vers le Crêt du Char où nous étions le matin, nous rejoignons Le Reposoir et les voitures à 15h30.

Bilan de cette balade dans les Bauges : une balade à bolets décevante mais une balade de bienvenue pour les nouvelles qui n’auront pu cependant tester aujourd’hui leurs véritables capacités de marche, ce sera pour une autre fois peut-être. Bye bye ; à la semaine prochaine.

Texte de Maurice. Photos de Martine.

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