Club Santé Seniors MGEN 73
Accueil du site > 99. Archives du site > Randonnées anciennes > Les Bémols (récits 2010-2011-2012-2013-2014-2015) > 2013 / 05 /23 - Le club des 5 sur le chemin ensoleillé des orchidées.

2013 / 05 /23 - Le club des 5 sur le chemin ensoleillé des orchidées.

Curienne - Mont St Michel

samedi 25 mai 2013, par Maurice DUPONT

Ce jeudi matin, s’il ne pleut pas, les nuages bas masquant le Granier et les averses annoncées en début d’après-midi amènent les quelques Bémols présents avant l’heure de départ, Jeannine, Marie France, Martine, Maxime et le seul homme, Maurice, à envisager une destination de substitution à la rando du jour qui avait pour but de repérer en Chartreuse les traces laissées par Vénus. L’essentiel n’est-il pas de se balader au moins pendant la matinée ? Alors on hésite entre randonner à partir du lac de la Thuile et aller au Mont St Michel, en partant de Curienne, précise Jeannine. Ce sera la balade improvisée du jour. A 9 heures, le club des 5 débarque donc sur le parking de l’église de Curienne.

Nous nous équipons pour la marche ; quelques épaisseurs de vêtement ne sont pas de trop avec ce temps froid et maussade, Marie France enfile même des gants tridactyles par-dessus des gants plus fins. Et le club des 5 part droit devant, Maxime évoque les anciennes balades en raquettes mais entre un paysage sous la neige et un décor de la fin mai, il est difficile de retrouver ses repères. Malgré l’absence de pancartes nous avançons tranquillement sur la petite route bordée de champs où abondent les boutons d’or avec aussi de beaux narcisses à l’éclatante blancheur ainsi que des "orchidées communes" déclare Martine, notre botaniste, et donc ne méritant pas encore un cliché. Mais bientôt nous nous rendons compte que la route ne nous conduit pas vers le Mont St Michel, alors demi-tour. "Il aurait fallu partir du restaurant près de l’école." dit Jeannine. Heureusement nous n’aurons pas à revenir jusque là et ce qui fut en fait notre tour de chauffe fut abrégé car avant le chef-lieu un sentier sur la droite s’offre à nous et Maxime (qui l’a repéré à l’aller mais n’a rien dit) le reconnaît aussitôt comme le bon itinéraire.

Empruntant celui-ci, nous montons alors avec entrain et assez rapidement pouvons ôter un habit et presque exposer nos membres aux rayons du soleil qui dissipe peu à peu les nuages. Le long du sentier, d’autres orchis, moins communs, sont remarqués et photographiés : orchis brûlé , ainsi nommé à cause de la couleur foncée du sommet de la fleur, là orchis pourpre . Après 10 heures, nous arrivons au sommet du Grand Joueret (810 m) sur le site de l’ancienne Motte castrale qui, ceinte d’une palissade en bois, fut le 1er habitat permanent de Curienne dès le 9ème siècle. Là nous faisons la pause-banane, Marie France offre des sous en chocolat et des noisettes. En face de nous, de l’autre côté de la combe s’étalant à nos pieds, la chapelle St Michel. Nous voyons arriver en courant un jeune sportif qui recherche son compagnon et repart aussitôt après nous avoir indiqué qu’il nous faut rejoindre le chemin serpentant en contrebas pour atteindre le mont St Michel. Ce que nous faisons, descendant dans l’herbe mouillée, passant sous des barbelés et nous voici maintenant sur le chemin ; chemin ensoleillé au bord duquel poussent d’autres orchidées, dont les fleurs ressemblent à des insectes, tel l’ophrys abeille ou l’ophrys petite araignée  ; notre botaniste hésite au sujet de ce spécimen trop pâle, peut-être un hybride... Plus loin, un orchis homme pendu (son labelle rappelant la silhouette d’un homme) , ailleurs des céphalanthères blanches . Ainsi les sabots de Vénus (que nous voulions voir aujourd’hui) sont remplacés en ces lieux par d’autres orchidées et nous ne regrettons nullement d’avoir choisi cette balade de proximité.

Le chemin devient vite plus étroit et dans la traversée de la forêt plus boueux avec de grandes flaques qu’il n’est guère aisé de franchir surtout quand nous rencontrons d’autres coureurs, des militaires en short et tee-shirt. Mais au-dessus des frondaisons, le ciel est si bleu, si beau que c’en devient un spectacle rare digne d’être immortalisé en ce printemps si triste et si pluvieux. Le long du chemin montant vers le mont, des champignons viennent s’ajouter aux orchidées, apparemment des saint-georges ramassés par Jeannine et une morille blanche d’assez belle taille, auprès de laquelle Marie France et Maurice sont passés sans la voir alors qu’elle n’a pas échappé au regard de Martine qui la cueille précieusement. A 11h15, nous arrivons auprès des ruines de l’ancienne chapelle et sur les blocs rocheux rappelant l’ancien autel, le narrateur se transforme momentanément en officiant entouré d’enfants de choeur peu communs... Après cette halte ludique, nous voici à 11h30 au sommet du Mont St Michel (895 m) . Au loin les sommets de Belledonne se dégagent peu à peu de l’écharpe cotonneuse qui les entourait , en face de nous, de l’autre côté de la cluse de Chambéry, le Mont Granier s’extirpant des nuages semble nous adresser un reproche : Vous auriez pu venir en Chartreuse...Ce sera pour une autre fois. Auprès du mur de la chapelle, à l’abri des courants d’air, nous nous installons pour la pause-déjeuner. Qui eût cru ce matin que nous mangerions et que nous nous prélasserions au soleil ? Le petit nombre de convives ne diminue en rien la convivialité du groupe, au contraire. (….........................) Puis pendant que nous bavardons, Martine envoie le bonjour du groupe par sms à d’autres Bémols dont nous regrettons l’absence, Jeanine L et Monique. Après 13h, le ciel se couvrant légèrement, nous songeons au retour, qui se fera par le hameau de Montmerlet, avec une petite marche sur le goudron, Justin Peu pour ne point déplaire à Marie France. Près du panneau Montmerlet, des blocs de pierre sont une invitation à une ultime pause ensoleillée . Maxime et Marie France en profitent pour cueillir des orties en vue d’une soupe aux herbes sauvages ; près de l’endroit où elle s’assoit, Martine trouve un trèfle non pas à 4 mais à 5 feuilles !!! Le dernier sentier emprunté nous offre la dernière orchidée du jour : un orchis mâle (pour un meilleur équilibre au sein du club des 5). Avant 15h, nous arrivons au chef-lieu et la boucle est bouclée. Heureux de cette petite balade effectuée dans des conditions météo inespérées, nous regagnons Chambéry.

Texte de Maurice. Photos de Martine.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0