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2012/11/08 Tour des Rochers de la Bade (Bauges)

dimanche 11 novembre 2012, par André MATHIEU

Au programme du jour : tour des Rochers de la Bade.

Participants : 10.

Dénivelé prévu : 900 m ; réalisé : 988 m.

TAC : 7 h 30 min.

Il suffit de suivre le « bon sens » : en prenant à droite, sur leur flanc sud, on bénéficiera du soleil matinal et d’un chemin sec ( ?) et nous reviendrons par la pente ouest qui sera dégagée de sa dernière neige par le redoux annoncé et les chauds rayons de soleil du couchant. CQFD ! (= Ce qu’il faudra démontrer…).

Pour choisir le "bon sens" il suffit de lire les panneaux !

Confiants dans une si rigoureuse hypothèse, nous suivons donc notre guide sur le petit chemin au-dessus du hameau de Crévibert qui porte d’abord le nom bucolique de « sentier des orchidées ». Il est bordé de plantes aux noms enchanteurs (orchis homme-pendu, hellébore fétide, etc.) prompts à éveiller notre imagination à cette époque où ne subsistent que quelques tiges rabougries et leurs cartels. L’un d’eux ne manque pas de nous plonger dans un abime de perplexité en l’absence de notre double spécialiste de la botanique et de l’art des fortifications…

Mais il faut maintenant nous arracher à l’étage des jardins et des prés pour attaquer la montée le long d’un agréable sentier forestier qui serpente au pied de la falaise

offrant une jolie vue, en contrebas, sur la station d’Aillon-le-Jeune,

et, au-delà, de belles perspectives sur les sommets méridionaux des Bauges,

de la Lauzière, des Belledonne et même du Vercors.

Il n’empêche que ça monte et que certains estomacs commencent à s’impatienter avant qu’une clairière ensoleillée, à défaut d’être plate, nous permette enfin une pause réparatrice. Cependant le plus dur reste à faire : trouver le bon chemin dans l’entrelacs des pistes d’alpage et gagner, là-haut, le col de la Cochette (1684 m), entre Rochers de la Bade et Colombier d’Aillon. La colonne s’étire, discrètement surveillée par le chamois de service.

Certains préfèrent couper à travers l’alpage légèrement saupoudré de blanc ; d’autres, moins pressés, suivre les lacets de la piste. Regroupement au col pour un rapide tour de panorama. On repère facilement les Aiguilles d’Arve : ouf ! nous ne sommes pas perdus et on a une pensée émue pour notre trekkeuse au long cours qui, là-bas, au pied des Annapurnas, n’a même plus son repère favori…

15 minutes plus tard, notre petite colonne, à nouveau bien disciplinée, arrive à l’objectif fixé : les chalets de Rossane, au pied du Colombier qui a déjà revêtu sa parure hivernale.

Chacun s’installe tant bien que mal pour pique-niquer le plus confortablement possible : pas facile d’être tous à l’abri du vent, les fesses au sec, la tête à l’écart des gouttières, sans se tourner le dos ni faire bande à part (je ne cite personne…).

On contemple le paysage, on médite ou on discute (même à 1760 m d’altitude le mariage homosexuel est un sujet « brûlant »…). Est-ce l’effet du gâteau « dopant » que nous a concocté Françoise C ? Certains voient même des panneaux photovoltaïques là où ne sont que de simples tôles, certes ondulées et flambant neuves, destinées à abriter les moutons à la belle saison ! Mais il est déjà temps de redescendre sur le versant ouest -donc – des Rochers de la Bade que nous nous contenterons, pour ce jour, d’admirer de loin.

Rochers de la Bade versant Nord

La combe est encore relativement enneigée, pour la plus grande joie de quelques-uns qui cavalent dans la pente en regrettant néanmoins que la couche de neige ne permette pas encore une véritable ramasse. Nous passons près d’un chalet sans nom qui vit ces dernières années.

Derrière, on assure et on attend le chemin promis dégagé de toute neige par les rayons du couchant. Las ! Nous pénétrons dans la forêt ; le soleil s’est voilé et si le redoux prévu est bien là, il accélère surtout la fonte de la couverture neigeuse des arbres… Douche assurée : ça fait froid dans le cou et on ressort capuches et chapeaux tout en prenant soin de garder l’équilibre sur ce mélange de neige fondante, feuilles humides, cailloux glissants et pommes de pins. Tout le monde rejoint cependant à bon port l’étage des hameaux.

Nous évitons la Bottière par une sente puis un chemin qui nous mène au Molard, à la Combe, chez Curie où nous retrouvons la chaleureuse atmosphère baujue

et la petite route qui nous ramène vers le parking où la suite des agapes du jour nous attend : Jeanne nous régale de son gâteau au chocolat subtilement et délicieusement parfumé ; André et Muriel fêtent ensuite la naissance de Quentin en rêvant déjà d’en faire un petit montagnard.

Et, qu’on se le dise : quand il y en a pour 20 il y en a pour 10 !

Texte : Muriel ; Photos : André.

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