Club Santé Seniors MGEN 73

2012 / 09 /27 - Bolets à foison et bain de boue ...

Le Crêt du Char à partir du Reposoir (Bellecombe-en-Bauges)

samedi 29 septembre 2012, par Maurice DUPONT

Peu de partants ce matin avant 8 H près du club, seulement 7 "Chambérien(ne)s" : Catherine (dont c’est la 1ère randonnée après son opération du genou), Claudette (qui revient marcher apès une longue absence), Angeline (qui aujourd’hui fait faux bond au groupe 1), Chantal (qui retrouve les Bémols après avoir cheminé vers Compostelle), Nicole P, Maxime et Maurice. Au même moment du côté d’Aix, 3 autres courageux : Marie, Martine, Maurice A alias Bob, sont prêts aussi à partir pour Bellecombe-en-Bauges, plus précisément le Reposoir (1165 m) où les 10 se retrouvent après 9 H pour une sortie champignons. Donc, aujourd’hui, une balade plus bucolique que sportive mais non sans surprise.

La température est fraîche, les sommets d’alentour recouverts de neige

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mais le ciel est dégagé et les pluies de la veille laissent présager une cueillette favorable. Dès le départ la pente est rude qui mène au col de la Bornette, Bob prend la tête de la marche et Chantal fait office de serre-file. Les clôtures de pâturage nous obligent à franchir des passages herbeux complétement détrempés. Au bout d’une 1/2 heure le col de la Bornette (1304 m) est atteint et le sentier du Char s’ouvre devant nous, offrant d’abord une vue plongeante sur le lac d’Annecy

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dominé par la Tournette disparaissant dans les nuages, les dents de Lanfon et le Parmelan. Après les chalets du Mollard, le chemin monte dans la forêt et Nicole découvre le premier bolet de la journée

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 ; dès lors chacun(e) scrute les abords du chemin à la recherche des champignons. Les plus visibles, même pour le narrateur peu doué en ce domaine, sont les amanites tue-mouches.

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Mais ainsi que le disent les cueilleuses expérimentées : « là où il y a des amanites, il y a aussi des bolets ». Il s’agit donc de les découvrir. Et peu à peu les abords du chemin sont explorés attentivement et les sacs plastique sortis des sacs à dos se remplissent, malgré la présence dans les parages d’autres cueilleurs.

A 10 H 30, la petite troupe arrive sur le replat herbeux au sommet du Crêt du Char (1468 m). En face de nous, les falaises du Roc des Boeufs et au loin le plateau du Semnoz. Angeline, à la forme physique toujours étonnante, signale la possibilité de grimper plus haut, sur l’éperon rocheux jouxtant le Crêt, le Four Magnin (dont le nom ne figure pas sur les cartes IGN) nous précise Marie. Mais cette suggestion reste sans écho, la quête des bolets étant la priorité du jour. Ainsi Bob, Martine, Nicole, Marie et Angéline partent ratisser la zone recouvrant le Crêt du Char. Derrière, 3 autres -Chantal, Claudette et Maurice- s’étonnent de ne point voir Maxime et Catherine. Celle-ci aurait-elle été inquiétée par son genou tout neuf ? Un appel téléphonique va nous rassurer : les 2 marcheuses se sont attardées à cueillir le maximum de champignons. Bientôt les 10 sont réunis pour la pause-banane ;

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Angéline offre des noisettes, Nicole des cranberries et des baies de goji (secret de jouvence du Tibet, lit-on sur Internet) et Claudette des nougats rapportés de Sardaigne.

Il est 11 H, avant le déjeuner prévu aux chalets du Mollard, nous avons une bonne heure à consacrer à la cueillette de ces végétaux sans feuilles, sans fleurs mais formé d’un pied surmonté d’un chapeau. Le narrateur apprendra que la présence de lamelles sous ce chapeau est un critère pour rejeter les champignons qui ressemblent à des bolets mais qui n’en sont pas. Que de fausses joies (Tiens, un bolet. Non ! Y a des lamelles...) avant qu’il n’en trouve un vrai, un peu passé certes, puis 2 ou 3 autres ! Il y a un début à tout. Heureusement sa maigre récolte sera complétée par la générosité des autres cueilleuses, surtout Martine et Maxime. Ainsi Maurice n’a pas eu besoin de se livrer à un troc mesquin – un verre de rosé au repas contre des bolets- pour rapporter à sa compagne un sac relativement rempli au contenu apprécié. Le groupe s’éparpillant sur le flanc du Crêt du Char, la cueillette sera belle pour tous ; une mention particulière pour Catherine qui pour se délester nettoiera ses bolets fort nombreux dès la fin du repas et abandonnera dans l’herbe des "épluchures" jugées trop importantes par Bob et Angéline …

Lors de la descente vers les chalets, dans un passage particulièrement boueux, Martine, chargée elle aussi d’une belle récolte, s’enfonce jusqu’à mi-mollet et, la branche à laquelle elle se tient ayant cédé, tombe dans la gadoue ; la voici bonne pour un bain de siège peu agréable et peu confortable, il faudra attendre que le vent de la montagne sèche la boue sur le pantalon. Aucun cliché n’a immortalisé cette chute, seule une photo tardive de ses chaussures donnera une petite idée de ce bain de boue-surprise.

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Maurice, aux pieds embourbés lui aussi, chutera plus tard, glissant sur les pierres du chemin un peu plus loin, mal à l’aise dans ses godasses où la boue a pénétré.

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Arrivés auprès des chalets du Mollard, tous jugent le lieu trop venté, nul endroit pour s’abriter, malgré les investigations de Bob au-delà des barbelés entourant les bâtisses. Nous redescendons vers le col de la Bornette et au creux d’un talus, nous mangeons dans la bonne humeur et la convivialité 

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 : pastis de Maxime, rosé de Provence et Côtes du Rhône Village (rouge) des 2 Maurice, en l’honneur de leur fête tombant entre 2 balades, mikados et chocolats variés au dessert, plus pousse-café : thé des Alpes de Chantal et prune de Martine. Curieusement le café sera bu plus tard lors d’une pause près d’un rocher

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nous protégeant du vent, non loin du chalet de la Bornette. Ensuite il faut encore monter jusqu’au lieu-dit Ecurie derrière (1420m) par un chemin où l’eau des torrents ruisselle et au bord duquel on peut observer les fleurs de fin d’été, des gentianes ciliées,

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des gentianes champêtres (campestris) à 4 pétales ou des gentianes des Dolomites (germanica) à 5 pétales ?

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Choisissez. Une fois atteint le second point culminant du jour, l’itinéraire est en pente douce vers Ecurie devant et le golet de Doucy. Tout en cheminant,

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on continue à débusquer des bolets, délaissant vesses-de-loup, coprins et autres espèces. Sous des sapins aux branches basses coupées et laissées à même le sol, des amanites nous offrent seulement un petit air de Noël, mais point de bolets alentour.

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Nous voici de retour au parking du Reposoir. Catherine constate avec satisfaction que son genou métallique a obtenu sa première étoile.

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Il est 15 H, nous terminerons la journée par un détour à Mont derrière pour saluer Germaine qui nous accueille avec jovialité. Après avoir bavardé cueillette des champignons, admiré son jardin et dégusté des chocolats baujus – fabriqués artisanalement à Bellecombe- nous prenons congé de Germaine et nous nous séparons, les uns reprenant la route pour Aix, les autres pour Chambéry.

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Texte de Maurice. Photos de Martine (qui a photographié sa récolte à son retour chez elle.)

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