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2012 / 07 / 12 - Chez les Bémols, le sol était au-dessus de la portée...

Lac du Crozet - Refuge de La Pra - Lac Claret (presque !)

samedi 14 juillet 2012, par Maurice DUPONT

Surtout pas de contresens sur le titre suggéré par une musicienne du groupe, Bernadette, après d’autres propositions telles Les Bémols ont fait fort, les Bémols l’ont fait. Mais n’allons pas plus vite que la musique. Ce matin, à 7 H 30, les Bémols étaient neuf, avec seulement 2 hommes, les 2 Maurice, et 7 dames : Bernadette, Chantal, Marie France, Monika, Nicole, Jeanine et Martine qui nous emmène pour la balade de la journée dans son pays natal, dans le massif de Belledonne qu’elle a parcouru maintes fois depuis l’enfance. Ainsi nous partons pour Revel et montons en voiture jusqu’à La Pliou (1372m).

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A 9 H, chaussés et équipés nous commençons la marche vers le premier objectif du jour : le lac du Crozet. Le chemin dans la forêt est raide dès le départ mais notre guide, en connaisseuse des lieux, prend la tête de la petite troupe avec un pas permettant à chacun(e) de monter à son rythme dans la fraîcheur des épicéas, particulièrement appréciée par Monika. Le vrombissement lointain d’une tronçonneuse rythme notre marche jusqu’au lieu-dit Les 3 ruisseaux. Nous avançons sur un sol pentu où affleurent des schistes houillers, puis le chemin

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prend la forme d’un sentier balcon d’où nous apercevons la vallée du Grésivaudan mais les sommets de Chartreuse sont sous les nuages.

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A 10 H 15, des blocs rocheux sur le bord du chemin nous offrent des sièges pour la pause-banane ;

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nous voyons défiler des randonneurs dont des jeunes gens qui nous retrouveront assis au même endroit 7 h plus tard pour la pause-chocolat...

Au sortir de la forêt le sentier devient plus rocailleux. Sur notre droite, des éboulis dominés par des pitons rocheux en forme de têtes de géants se penchant pour surveiller les randonneurs. En cet endroit la tradition veut que l’on jette un caillou dans le ravin en mémoire d’un mercier, ou colporteur ou chercheur de trésor, mort (ou tué) là, d’après une légende aux variantes multiples selon les conteur(se)s. Des lacets serrés, au bord desquels croissent aconit-tue loup,

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arnica montana

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et autres fleurs de montagne, nous acheminent vers le ruisseau du mercier aux eaux cascadant parmi les pierres et nous longeons ensuite une conduite forcée (annonçant le lac-barrage). Un peu plus haut, nous voici à l’endroit appelé "le cul de la vieille", nous signale Martine, avec dans les roches noires une source jaillissante et très fraîche.

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Nicole s’y désaltère pour reprendre des forces avant l’arrivée, peu après 11 H 30, au lac du Crozet (1974m) qui, derrière un verrou glaciaire, étale ses eaux pures où se mire le Rocher Mottin

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.

Après une pause, tout le monde est d’accord pour continuer en direction du col de la Pra ; les 600 m de dénivelé déjà effectués et le paysage minéral dans lequel nous entrons font office de dopants...Chantal remarque en plaisantant qu’aujourd’hui Nicole n’a pas râlé une seule fois.

Accompagnés par les sifflements des marmottes, nous longeons le lac du Crozet

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et tout en observant doronic

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et joubarbe des Alpes

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nous foulons des micaschistes et des roches vertes originaires du fond océanique vieux de 500 M d’années, nous apprend notre guide géologue. Au terme d’un tronçon plus raide,

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le col de La Pra (2186 m) est atteint à 13 H.  Maurice A, toujours attentif au confort de ses compagnons, repère rapidement un coin abrité propice à la pause déjeuner, au bord d’une gouille où nagent des tritons.

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Un vin de sable de Camargue sera l’apéro du jour ; plus de 800 m de dénivelé (et ce n’est pas fini), cela s’arrose ! Le verre mesureur de Chantal a son petit succès.

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Au dessert, contrairement à jeudi dernier, les délices partagés sont de retour, avec notamment les tartelettes au citron de Jeanine, plus les chocolats et biscuits habituels. Après le café, Martine sort sa prune, pur produit local, qui donnera des ailes à Nicole pour la suite de la rando. A la fin du repas, tous les 9 descendent de l’autre côté du col vers le refuge de La Pra, le chemin bordé de massifs de leucanthèmes

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débouche sur le vieux refuge de 1889 auprès duquel a été construit un plus récent ; une photo-souvenir de l’ensemble du groupe s’impose.

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Après un rapide calcul, on s’aperçoit qu’il en faut peu pour atteindre les 900 m de dénivelé. Qu’à cela ne tienne ! Martine propose un aller et retour vers le lac Claret. Après le lieu-dit La Pra (2100m), nous apercevons ce beau petit lac

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et l’extrémité du lac Longet. Nous remontons au refuge où Marie France nous offre pour fêter son anniversaire de succulentes tartes aux myrtilles et des boissons fraîches, tandis que nous entonnons Happy birthday to you.

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Après ce moment d’intense convivialité gourmande, nous prenons le chemin du retour par le même itinéraire qu’à la montée.

De nouveau, passage au col de La Pra

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et 900 m de dénivelé bien comptés au compteur de la journée ! La descente vers le lac du Crozet nous le dévoile sous un aspect féérique avec des nappes de brume s’étirant sur l’eau reflétant les sommets d’alentour.

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Le chemin agrémenté d’asters des Alpes

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, d’ancolies

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et de vératres,

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côtoie des gouilles et gouillettes avec des linaigrettes et pourettes. Après le lac du Crozet, dans la descente vers le parking, Nicole, comme les plus alertes, emprunte des raccourcis abrupts mais ses genoux s’en ressentiront vers la fin...A 17 H 15, une dernière pause, pendant laquelle le chocolat noir de Marie France est très apprécié, surtout du narrateur fort gourmand. Et à 18 H, nous arrivons aux voitures. Même si Jeanine ne pourra pas être à l’heure à l’apéritif auquel elle a été invitée par un appel téléphonique durant la descente, tous les 9 sont, malgré la fatigue, enchantés de cette belle et longue randonnée en Belledonne.

Texte de Maurice. Photos de Bernadette, Chantal, Nicole et Martine.

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