Club Santé Seniors MGEN 73
Accueil du site > 99. Archives du site > Randonnées anciennes > Les Bémols (récits 2010-2011-2012-2013-2014-2015) > 2012 / 06 / 21 - Le Grand Rocher par-devant, par-derrière...

2012 / 06 / 21 - Le Grand Rocher par-devant, par-derrière...

Foyer de fond du Barioz, Pierre Roubet, Le Grand Rocher, Crêt de Luisard

samedi 23 juin 2012, par Maurice DUPONT

Avant 8 H, 15 Bémols sont prêts à partir pour la balade du jour : Maurice A, Janine B, Honoré, Laurent, Françoise, Maxime, Monika, Jeanine L, Martine, Joëlle et Daniel, Prudy et Jean Marc, Nicole et Maurice D. Ce dernier, qui est allé chercher sur internet l’itinéraire le plus court et sans péage pour rejoindre le foyer de fond du Barioz en évitant Allevard et son marché du jeudi, donne des indications apparemment très précises et les autres lui demandent de prendre la tête du convoi automobile. Or l’itinéraire le plus court se révéla bien plus long qu’annoncé avec arrivées dans des culs-de-sac suivies de demi-tours, plus quelques errances sur des routes fort étroites...Bref, tout le monde arrive après 1 H 30 de trajet au foyer de fond du Barioz (1420m).

JPEG - 215.7 ko

Le temps est beau, quelques nuages moutonnent dans le ciel mais les averses orageuses sont annoncées pour 18 H, nous dit Janine B , fidèle auditrice de la radio locale.

A 9 H 40, ayant à leur tête l’autre Maurice qui imprime à la marche un rythme modéré, les Bémols partent en direction du chalet Piere Roubet : tout le monde suit dans la bonne humeur notre doyen du jour, sauf un marcheur qui aurait peut-être dû s’abstenir d’affronter la montagne ce jeudi. Sur les talus sous les épicéas,

JPEG - 126.9 ko

de belles grassettes des Alpes s’offrent au regard des randonneurs ; nous voici bientôt à Pierre Roubet et c’est la première d’une série de haltes nécessaires pour que le distancé, auprès de qui Jean Marc fait le bon Samaritain, puisse recoller au peloton. Lorsque nous repartons, Janine B prend la tête du groupe qui s’étire peu à peu sur le sentier présentant des passages raides et rocailleux. Aux abords de celui-ci, des plantes proches des edelweiss sont repérées par Martine :

JPEG - 136.6 ko

des pattes ou pieds de chat (astéracées) au nom scientifique d’ antennaires dioïques. Cet adjectif dérivé du grec signifie littéralement : avec deux maisons ; c à d ici les pieds mâles identifiés par leur couleur blanche, ailleurs les pieds femelles de couleur rose.

Avant 11 H, sur un replat, face aux montagnes de Chartreuse et aux collines boisées à leur pied, nous nous arrêtons pour la pause-banane.

JPEG - 241.5 ko

Pendant que nous reprenons des forces, des commentaires polissons fusent à l’observation du tee-shirt d’Honoré,

JPEG - 266.2 ko

ayant par-devant une inscription " Fou de gym...Marseille 1999", entourée de belles gambettes de sportives en action et par-derrière...holà ! Cessons les plaisanteries !

JPEG - 237.2 ko

Nous repartons et

JPEG - 201.1 ko

montons désormais au milieu des rhododendrons qui commencent à fleurir.

JPEG - 233.9 ko

Puis le sentier devient plus facile, serpentant à flanc de la montagne alors que des nuages nous préservent de l’ardeur du soleil. Nous arrivons auprès d’une gouille 

JPEG - 93.5 ko

 ; Monika qui ignorait ce terme du terroir perçoit aisément, en bonne linguiste, sa signification et les confusions possibles … pour peu que l’initiale change. Au bord de ce petit plan d’eau dormante, des libellules bleues volettent parmi les herbes et notre naturaliste parvient à saisir dans son objectif une demoiselle ou agrion jouvencelle au repos.

JPEG - 140.5 ko

Un peu plus loin nous traversons des terrains au sol rasé, les rhododendrons y ont été déracinés, arrachés mécaniquement par les alpagistes qui tentent de recréer ainsi des zones herbeuses pour leurs bêtes. Avant la dernière montée menant au sommet du Grand Rocher, nous découvrons des gentianes ponctuées aux fleurs jaunes tachetées de brun.

JPEG - 176.5 ko

Et à midi, la Croix du GrandRocher (1926m) est atteinte par la quasi-totalité du groupe ; notre marcheur attardé et son compagnon dévoué arriveront plus tard. On s’assoit dans l’herbe et le vent montant de la vallée du Bréda cingle la figure. Le grand Rocher par-devant est trop rafraîchissant pour y déjeuner à l’aise. C’est donc par-derrière, sur le versant donnant sur le Fond de France et les autres sommets de Belledonne Nord que nous trouvons un lieu abrité propice à la pause-déjeuner.

On s’installe donc et on déballe nourriture et boissons. Maxime, à l’occasion de son anniversaire,

JPEG - 115.5 ko

nous offre un blanc de Chablis 2009 très gouleyant. Nous lui chantons Happy birthday to you mais le choeur des Bémols n’est, hélas, pas à la hauteur de la convivialité du groupe. Passant du blanc au rosé, nous bandolisons avec Daniel et luberonnons avec Maurice A, histoire d’accentuer la dimension festive du repas, sans dépasser les limites du raisonnable, c’est ainsi qu’un rosé de Californie ne trouvera pratiquement pas d’amateur. Au dessert affluent moult délices : biscuits chocolatés suisses de Jeanine L, mikados de Martine, biscuits meringués de Nicole, biscuits à la pomme de Janine B, morceaux de chocolat d’Honoré, suivis du café et du myrto rosso de Sardaigne.

JPEG - 200.9 ko
JPEG - 267.4 ko
JPEG - 231.2 ko

A 13 H 15, alors que de gros nuages se sont formés et roulent au-dessus de nos têtes, il nous faut songer à redescendre. Maurice A propose d’abréger l’itinéraire du retour en n’allant pas au refuge du Crêt du Poulet, à la fois pour prendre de vitesse l’orage et par compassion pour celui dont la descente s’annonce encore plus lente et difficile que la montée. Après le Crêt de Luisard et d’autres gouilles, recouvertes de rubaniers à feuilles étroites et entourées de touffes de souchet à tiges, Maurice nous fait donc prendre un raccourci -un bon raccourci sans surprises ni détours inutiles- une fois tout le groupe réuni, au terme d’une attente qui permet aux plus alertes de se reposer et même de se poser sur des souches.

JPEG - 201.9 ko

Descendant à travers prés et terrains incultes

JPEG - 155.2 ko

où poussent des touffes de potentilles d’un jaune éclatant,

JPEG - 213.4 ko

nous rejoignons un chemin d’exploitation forestière et après être passés non loin d’une source au nom charmant : Belle Aiguette (belle petite eau) nous mettons le cap sur Pierre Roubet où nous assistons à la transhumance motorisée et tractée de jeunes génisses, pendant que nous attendons l’arrivée de l’arrière-garde. Ensuite il nous restera à faire en sens inverse le trajet du matin vers le foyer de fond et à 16 H, les 15 Bémols sont enfin tous parvenus auprès des voitures. Pour le retour vers Chambéry, chaque conducteur empruntera la route de son choix, se fiant à sa propre intuition... A jeudi prochain, au Margériaz.

Texte de Maurice. Photos de Nicole et Martine.

Portfolio

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0