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2011/04/14 - Gare aux semelles qui se décollent, au Pierre qui s’égare...

Balade au Clergeon - Tout est bien qui finit bien !!!

samedi 16 avril 2011, par Maurice DUPONT

Pour aller au Mont Clergeon, les Bémol partant de Chambéry et celles et ceux venant de la région d’Aix ont fait leur jonction à la cave coopérative de Ruffieux vers 9 H. Après salutations et effusions, 25 marcheur(se)s -8 messieurs et 17 dames, dont Françoise S qui revient marcher après une longue absence- montent en voiture jusqu’au parking du lieu-dit La Grange neuve. A 9 H 40, sous un ciel qui se dégage de plus en plus mais par une fraîcheur persistante, le groupe aborde "le sentier de promenade du Mont Clergeon" soit une boucle avec peu de dénivelé, passant par la Grande Cuve, la Combe de Vertu, la Croix du Clergeon, l’ancien village, le col et "le sentier de découverte" descendant vers Les Granges et remontée vers le parking. Bref, une balade pépère a priori qui se révèlera une balade "perd père Pierre." Alors qu’au bord du chemin, des lathrées écailleuses

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- les premières de la saison- sont aperçues avec des dentaires pennées ou cardamines -déja vues antérieurement

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- Maryse crée la première surprise du jour avec sa chaussure gauche qui se met à béer et la semelle se détache !!! Mais grâce à l’existence d’une sorte de double fond, cette perte ne sera pas un handicap majeur pour la marcheuse. Pour elle, nous entonnerons plus tard :" 1 km à pied, ça use, ça use....les souliers". A 10 H 30, nous faisons une halte au lieu-dit la Grande Cuve : rien à voir avec des penchants pour le culte de Dionysos attribués à certains membres du groupe. On s’approche pour mieux voir

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cet effondrement calcaire causé par l’érosion de l’eau dans un massif karstique et des panneaux invitent à imaginer les lieux recouverts par une mer, il y a 140 millions d’années.

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Revenons au présent : la marche reprend et c’est bientôt la pause-banane,

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puis l’arrivée en un lieu où se dresse un énorme chaudron en fonte avec couvercle, complétement rouillé, qui servait pendant la 2ème guerre mondiale à fabriquer du charbon de bois. Grâce aux muscles d’Honoré et de Gilles,

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certaines ont pu jeter un coup d’oeil à l’intérieur de cette marmite du diable : seulement de l’herbe. Nous repartons et nous voici à la Combe de Vertu. Là des panneaux jettent le trouble dans le groupe. Serions-nous plutôt du côté du vice ? Pas du tout, pourtant la direction indiquée pour atteindre la Croix du Clergeon ne nous convainc pas. Nous perdons ainsi momentanément le bon itinéraire mais reprenons bien vite à travers bois, le temps de voir des gesses de printemps

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, le chemin menant à cette Croix, en bois moussu sinon vermoulu, qui se dresse devant nous au milieu d’un vaste pré où le bleu éclatant des gentianes printanières

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attire le regard. Il est 11 H 45, nous faisons une petite halte près de la table d’orientation sommitale : le Mont Blanc est caché dans les nuages, mais sont bien visibles le Parmelan, la Tournette etc... et la plaine rumillienne à nos pieds. Un vent frais écourte l’arrêt et nos pas se dirigent vers l’ancien village du Clergeon. Quelques-un(e)s font un détour auprès d’une maison

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au mur décoré d’un bonhomme en tissu et sur la porte, un coeur en bois peint avec l’inscription :" Bienvenue chez Guy" .

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Pourtant notre expert es nuages n’est pas là ...Marchant sur un chemin bordé de frênes, Maryse, qui est devant, invite à regarder de plus près jusque dans le pré voisin et 5 morilles s’offrent à Monique P, Janine B et Marie Jo. A 12 H 15, le long d’une ancienne ferme, à la façade ensoleillée, sur des blocs de pierre et des poutres posées sur le sol, tout le monde s’installe pour la pause-déjeuner.

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Et le repas commence, sous le signe de la fête. En ce jour de la Ste Maxime, notre marcheuse portant ce prénom offre une bonne bouteille de vin de Visan ; pour sa part Marie Jo arrose son intégration dans le groupe avec un autre vin rouge du Mont Ventoux. Ce soleil méridional se répandant dans nos verres a été précédé de la coulée blanche d’un Gewurztraminer offert par Gilles. Brigitte, son épouse, nous régalera au dessert avec un délicieux gâteau roulé au yaourt parfumé à l’abricot.

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Les petits croissants de lune chocolatés de Monique P et les chocolats d’Antoinette, d’Honoré, Martine et (j’en oublie !) sont aussi fort appréciés. Après lerepas, la sieste : on peut voir Sylviane allongée sur le sol, le visage totalement voilé, faisant fi de la toute nouvelle loi !

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De leur côté, Monique P et Martine explorent les alentours en quête de morilles. Christiane cueille pour sa soupe des orties tendres et non polluées ainsi que Maxime qui ramasse également des chénopodes Bon Henri. Puis la photographe de service apparaîtra cette fois en fan de Barbara nous chantant : " Moi, je m’ balance..."

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A 13 H 30, le groupe repart vers le col du Clergeon ,traverse la départementale et emprunte le sentier de découverte à travers bois ; puis le long d’un ruisseau à sec,

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c’est une descente en zigzag sur un terrain pentu et raviné propice aux acrobaties des VTTistes. Soudain Annie s’inquiète : "Où est Pierre ?" - "Il est devant." répond une voix. " Vous en êtes sûrs ?" reprend-elle. Il faudra vite se rendre à l’évidence : Pierre n’est pas devant et Antoinette, Christiane, Simone fermant la marche sont formelles : il n’y a personne derrière elles. On ne peut pas joindre Pierre par téléphone car Annie a sur elle -mais qui lui jetterait la pierre ?- le portable du couple. La colonne s’immobilise et l’inquiétude va mobiliser les un(e)s et les autres. Annie, dont le coeur n’est pas de pierre mais bat pour Pierre, pose son sac et remonte illico la pente. Honoré, Gilles et Claude aussitôt l’accompagnent. Brigitte assure le contact téléphonique avec les 4 partis à la recherche de l’égaré. Bernadette sort sa liste des promeneurs avec leurs n° de portable et la confie à Maurice A et Maurice D qui retournent au parking dans le but de monter au col en voiture, espérant rencontrer Pierre sur la route. Sinon ils referont à pied le chemin parcouru jusqu’à un embranchement signalé par Antoinette, où il aurait pu se tromper de direction. Pendant la remontée le long du ruisseau, les 4 lancent des appels, hélas étouffés par la végétation forestière. Honoré dira après qu’Annie bramait comme la biche au clair de lune...Sans doute à cause du stress avait-il confondu la poésie de Rollinat avec la chanson Au clair de la lune mon ami Pierrot. Mais aucune réponse, aucune à ces longs appels anxieux ! Nulle trace de Pierre et les 2 Maurice ont signalé par téléphone qu’ils n’ont rencontré personne. "Il faut alerter la gendarmerie." - "Attendons d’être aux voitures, d’ailleurs le téléphone passe mal ici." Au terme de plus d’une heure d’attente angoissante, alors que la colonne approche du parking, un coup de fil annonce aux Maurice que Pierre a été retrouvé sain et sauf sur la route . Ouf !!! Que s’était-il passé ? Pierre s’était arrêté pour changer de vêtement pendant que les autres continuaient à marcher. Une fois l’opération achevée, Pierre ne vit plus personne et ne connaissant pas l’itinéraire à suivre, il est revenu sur ses pas jusqu’au lieu du repas. Puis alors que les 2 Maurice étaient à sa recherche, de l’autre côté de la route, dans le bois, Pierre était descendu à pied sur la route du col... L’anxiété fit place au soulagement et à l’euphorie...A 15 H 45, tout le groupe réuni est auprès des voitures, commentant cette aventure à marquer finalement d’une pierre blanche. Mais il vaudrait mieux ne pas recommencer. A 16 H nous repartons, conscients que la bonne fortune a souri aux Bémol.

Texte de Maurice. Photos de Martine.

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