Club Santé Seniors MGEN 73
Accueil du site > 99. Archives du site > Randonnées anciennes > Les Bémols (récits 2010-2011-2012-2013-2014-2015) > A fidèle récit associons rencontre inattendue ! 30 septembre (...)

A fidèle récit associons rencontre inattendue ! 30 septembre 2010

Balade au Grand Rocher et retour par le Crêt du Poulet

lundi 4 octobre 2010, par Maurice DUPONT

Pour ce dernier jour de septembre, 12 marcheurs se retrouvent avant 7 H 30 : Gyslaine et Noël, qui sont de retour parmi nous, Annie, Prudy, Maxime, Gisèle,Mireille, Joëlle, Geneviève, Guy, Yves et Maurice, alors que Martine a prévenu qu’elle ne pourrait être des nôtres sinon par la pensée et dans la matinée par un sms . Après avoir arrêté les voitures au parking du foyer de fond du Col du Barioz, nous commençons la marche à 9 H, empruntant le sentier- piste de fond l’hiver- qui nous conduit d’abord au Chalet Pierre Roubet . Son propriétaire, sans doute expert es comportement des randonneurs a fixé sur sa porte une pancarte invitant chacun à choisir entre humanité et asinité : " Si tu es un homme, tu admireras le paysage / Si tu es un âne, tu marqueras ton passage ." Nous ne laissons aucune trace de notre passage et poursuivons sur les multiples petits sentiers, bordés de myrtilliers couleur rouille

JPEG - 367.4 ko

et de genévriers, serpentant entre des forêts d’épicéas . Tournant le dos aux falaises de Chartreuse que les rayons du soleil illuminent, nous grimpons . De chaque côté du chemin, des champignons jonchent le sol, la plupart ne sont pas comestibles, telles ces belles amanites tue-mouches rouges à pois blancs

JPEG - 76.9 ko

. Mais Prudy repère cependant des hygrocibes et des cortinaires . Elle demande à celles et ceux qui auraient l’odorat subtil si ces derniers ont " une odeur de bouc ." Face au peu d’empressement des autres, notre mycologue aux capacités olfactives incertaines n’hésite pas à mordre à pleines dents dans la chair des champignons et après avoir recraché décide : " Ils sont comestibles ." Prudy n’a pas succombé à son test de connaissance gustative et elle fera une cueillette de ces végétaux

JPEG - 266.5 ko

. Le soleil se voile de plus en plus, cela n’empêche pas de progresser tranquillement : après chaque butte à gravir se profile un replat reposant, nous laissant le temps d’observer les cairns aux formes parfois originales : l’un d’eux est surmonté d’une pierre évoquant l’Hexagone .

A 11 H nous arrivons au sommet, au Grand Rocher ( 1926 m) où se dresse une croix parmi les blocs rocheux en grès du Permien, donc de la fin de l’ère primaire . Malgré un ciel devenu uniformément gris, un vaste panorama s’offre à nous . D’un côté, en une sorte de travelling, le regard embrasse les montagnes de la Dent du Chat jusqu’au Mont Aiguille, en passant par les hauteurs de Chartreuse et du Vercors . Et, dans un mouvement rotatif, le Nivolet, le Margériaz et autres montagnes des Bauges, puis les sommets de Belledonne où la neige a commencé de prendre ses quartiers d’hiver . Tandis que Noël pointe du doigt le Collet d’Allevard et Super Collet, Yves montre, à l’opposé, les remontées de Prapoutel et du Pleney . Il est bien trop tôt pour songer au retour et Annie, marcheuse infatigable, propose de suivre les crêtes dans la direction de Prapoutel . Quelques réticences se font jour mais nous continuerons jusqu’à un coin abrité du vent où nous pourrons manger . Peu après 11 H 30, un repli de terrain semble propice à la pause déjeuner . Les rites de la convivialité propres au groupe Bémol sont honorés : pastis, Côtes du Rhône confié par Antoinette au narrateur ( nous boirons à sa santé ) chocolats, petits gâteaux et même turron, café et genépi des Alpes . L’ambiance est à la détente et aux rires lorsque les premières gouttes de pluie sonnent la fin de la pause vers 13 H 35 . Retour d’abord jusqu’au Grand Rocher par le même sentier . Les vêtements de pluie sont sortis et la cape du narrateur, d’un orange flamboyant et avec une barre fluorescente dans le dos ne passe pas inaperçue . A partir du Grand Rocher notre itinéraire passera par le Crêt du Poulet mais auparavant nous faisons une rencontre étonnante : un couple de marcheurs, lui barbu, à l’aspect massif et imposant, chapeau de cow-boy

JPEG - 109.3 ko

sur la tête, elle plutôt menue, portant petites lunettes et parlant français avec l’accent anglais ( en fait de l’ouest du Canada ) . Elle demande comment rejoindre le parking du foyer de fond . Aussitôt Prudy est appelée à la rescousse et s’engage alors une discussion entre anglophones qui se découvrent originaires de la même région de l’Amérique du Nord, séparée seulement par la ligne frontière, les uns de la Colombie britannique et notre Prudy de l’Orégon . Les Canadiens s’étonnent de rencontrer sur ce sentier des Alpes une quasi compatriote ; ils avouent leur goût pour le " fromage et la vigne " de notre région qu’ils ont découverte grâce à internet . Voici que notre homme à la stature de bûcheron devient lyrique en évoquant ses jeunes années dans une ferme, son amour de la vie au grand air au contact de la nature et son aversion pour les grandes villes . Yves, auditeur assidu des cours d’anglais de Prudy, prend part par intermittence à ce dialogue au sommet essentiellement nord-américain . Après des adieux chaleureux, nous poursuivons notre descente, encore tout étonnés de cette rencontre improbable . Nous longeons plusieurs petits lacs

JPEG - 109.2 ko

envahis de plantes aquatiques, passons dans des herbages où des taurillons nous regardent d’un air

JPEG - 273.8 ko

pas toujours rassurant . A 14 H nous atteignons le refuge du Crêt du Poulet où une petite halte s’impose . Puis il nous reste à suivre les sentiers qui coupent les pistes de fond, sentiers défoncés par le passage des vaches qui, sans être des ânes, ont marqué leur passage !!! A 15 H 15 nous rejoignons le parking . Aujourd’hui nous arriverons de bonne heure à Chambéry.

Texte de Maurice . Photos d’Yves, Gisèle et Maurice .

Portfolio

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0