Club Santé Seniors MGEN 73

2020 / 02 / 27 - On l’a fait quand même !!!!

La Croix du Nivolet depuis le Chalet de l’Aurore

vendredi 28 février 2020, par Maurice DUPONT

Très peu de partants ce matin avant 8 h 30 à Bassens ; on a cru un moment que la randonnée du jour serait annulée faute de participant(e)s. Les prévisions météo défavorables à partir de la fin de matinée seraient-elles la cause de cette défection quasi générale ? Finalement 4 Bémols optimistes sont là – Cécile, Martine, Nadine, Maurice- de quoi remplir une voiture et partir pour la Féclaz sur une route qui, à partir des Déserts, est enneigée. Mais le ciel est clément.

A 9h15, sur le parking du Plateau Sud, près du Chalet de l’Aurore, raquettes aux pieds, nous entamons la randonnée, appréciant la neige fraîchement tombée la veille et l’avant-veille, que nous sommes pratiquement les seuls à fouler. Peu après, nous arrivons au Village nordique par le côté nord.

Après l’avoir traversé nous retrouvons les balises- raquettes le long de la piste damée, qui suit la bordure de la forêt et passe auprès du chalet de Mémé Gustine qui a oublié de ramasser son linge.

"Celui-ci serait-il étendu sur son balcon depuis l’été dernier ? "plaisante l’une de nous. Nous continuons vers une maison rose aux volets fermés, avec en arrière-plan le Margériaz aux flancs bien enneigés.

Nous arrivons au lieu-dit Glaise (1305 m) où débute la montée vers la Croix du Nivolet, annoncée à 1 h 30. Dès lors nous voici dans la forêt silencieuse, entourés de hêtres aux branches blanchies de neige

et de sapins revêtus d’un épais manteau blanc leur redonnant un bel aspect hivernal en cette fin février.

Vers 10 h 30, nous atteignons le Mont Nivolet (1513 m) et faisons la pause-banane en retrait de la piste. Commencent alors à tomber de petits flocons qui augmenteront progressivement en nombre et en taille. Nous repartons et croisons deux randonneurs qui nous signalent qu’à la Croix souffle le blizzard. Cet avertissement semble avoir sur nous un effet stimulant, tout en nous incitant à modifier l’itinéraire prévu pour le retour. Nous n’allons pas renoncer si près du but de la randonnée. Le tronçon de la piste allant vers la cabane en dur est bordé d’arbres croulant sous la neige.

Et dans les trouées en bordure de falaise, ce n’est que brouillard. Bientôt nous avons une première vue de la Croix se dressant au-dessus de nos têtes, sur le rocher dont la paroi verticale est tapissée de neige plaquée par le vent.

Après une brève halte à l’abri dans la cabane, nous attaquons la dernière grimpette et progressons lentement, maltraités par le blizzard sévissant aux alentours de la Croix.

Derrière nous le paysage est balayé par la neige qui vole sous le souffle d’Éole déchaîné.

Vite une photo-souvenir à côté du socle en pierres, attestant que nous sommes bien montés jusqu’au sommet, jusqu’à la Croix du Nivolet (1547 m).

Nous pouvons dire : "on l’a fait quand même, malgré la neige, malgré les rafales du vent froid !"

Après quoi nous prenons le chemin du retour avec devant nous un paysage hivernal tourmenté,

laissant derrière nous le sommet où la couche de neige a été chassée, s’est volatilisée en un ciel blanchâtre sur lequel se détache la croix.

Nous repassons devant la cabane et nous nous dirigeons vers le Mont Nivolet. Sur le bord de la piste, des chatons de noisetiers enrobés de neige attirent l’œil de la photographe.

A l’embranchement des pistes, nous renonçons à aller vers les chalets du Sire et décidons de redescendre vers la Féclaz par le même itinéraire qu’à l’aller. Sous la neige tombant sans discontinuer nous effectuons la descente dans la forêt à belle allure. Nous croisons nombre de vacanciers randonneurs moins matinaux montant vers la Croix. 50 minutes après le départ de la croix, nous sommes de retour à Glaise où les Bémols du jour, couverts de flocons, posent pour la dernière fois.

Le Plateau Sud est enveloppé de brouillard neigeux, on ne voit plus le Margériaz.

Nous revenons vers le Village nordique.

Tout près du village, un bonhomme de neige à la coiffure originale aura droit à un cliché de Martine qui lui a passé son écharpe autour du cou.

De retour au parking proche du Chalet de l’Aurore, où la voiture disparaît presque sous une belle housse blanche, nous quittons nos capes et anoraks imprégnés de neige et comme il est 12 h30, nous décidons d’aller pique-niquer dans la salle hors-sac de la Brasserie des skieurs, au cœur de la station. Nous y sommes accueillis très chaleureusement par la gérante des lieux. Cette salle hors-sac est à recommander à tous les randonneurs, non seulement pour son vin chaud mais pour son hospitalité. Après avoir pique-niqué de façon fort conviviale et nous être réchauffés, nous reprenons la route, plus enneigée qu’à l’aller, vers la vallée.

Photos : Martine

Texte : Maurice

Portfolio

Plateau Sud et Margériaz le matin vers 9 h 30
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