Club Santé Seniors MGEN 73

2020 / 02 / 06 - Neige fraîche, soleil timide

De Crolles au refuge de la Plate

vendredi 7 février 2020, par Maurice DUPONT

Après une traversée difficile de l’agglomération chambérienne où la circulation a été bloquée par des manifestants, les 14 Bémols du jour -Catherine, Cécile, Françoise, 2Geneviève, Marie-Jo, 2Martine, Maxime, Monique, Bernard, Jean-François, Maurice, Yves- regroupés à Drumettaz partent sur la route du Revard, destination : Crolles. Avant 9 h30, les 14 débarquent sur le parking de Crolles (1374 m) déjà bien rempli : cars et véhicules particuliers déversent de nombreux amateurs de neige tombée l’avant veille. Le fond de l’air est très frais, mais heureusement pas de vent.

Raquettes aux pieds nous commençons par dévaler le talus du parking, dont la pente est d’emblée abrupte et glissante et à peine sommes-nous rassemblés sur la piste-raquettes conduisant à la Croix des Bergers annoncée à 1 h 10 que nous voyons arriver face à nous pédalant dans la neige deux adeptes du Fat Bike ou, en français, du VTT à très gros pneus.

Un peu plus loin, nous laissons sur notre gauche le Village Tipi, dont les tentes de toile blanche se fondent dans le paysage enneigé.

Tout près un reste de tronc d’arbre mort a une allure presque humaine.

Emmenés par Bernard et Cécile, nous traversons le plateau, nous dirigeant vers la forêt, alors que le soleil apparaît masqué derrière les nuages.

Les cristaux de neige gelée dans le ruisseau n’échappent pas au regard de la photographe.

Nous voici aux abords de la forêt et nous montons, longeant les sapins et les feuillus couverts de givre.

A la sortie de la forêt, la piste descend en direction des chalets Gralette qui ont perdu leur capuchon neigeux et à notre gauche nous apercevons sur la colline voisine la Croix des Bergers qui se détache dans un ciel encore voilé.

C’est là-haut que nous ferons la pause-banane. Tout près de nous, traversant la piste, des traces de lapin ne passent pas inaperçues.

En cette matinée froide, le givre persiste sur les arbustes et les piquets avec crochet émergeant de la couche de neige.

Nous approchons du lieu où commence la montée vers la Croix et des espaces de ciel bleu se dessinent entre les cirrus blancs.

Sauf Maxime et l’une des Geneviève qui nous attendront au pied de la montée, les 12 autres gravissent la pente et font la pause-banane auprès de la Croix des Bergers (1370 m) alors que derrière la croix, du côté de l’ouest, le bleu commence à s’affirmer dans le ciel.

De ce promontoire une vue nous est offerte sur l’Arcalod, le Trélod, la Dent des Portes.

Une fois requinqués, nous redescendons et après avoir rejoint Geneviève et Maxime, nous nous dirigeons vers le sommet de la tourbière et apercevant le chalet des Creusates, nous sommes prêts à modifier l’itinéraire prévu pour aller à la Plate.

Mais plus d’un(e) rappellent qu’au programme du jour il y a Fontaine froide, alors nous obliquons sur la gauche et arrivons au lieu-dit La Cascade (1320 m). En ce lieu humide et peu exposé au soleil, des végétaux givrés attirent les regards dont une grande berce chargée de givre avec ses trois fleurs en ombelle, photographiée des 2 côtés pour le plaisir des yeux.

Nous descendons vers Fontaine Froide et à la première bâtisse que nous rencontrons, Bernard prend plaisir à faire tinter la cloche suspendue à une poutre.

Le restant du groupe s’arrête pour mieux entendre ce joyeux carillon.

Lors de la traversée du ruisseau des Otalets, d’autres cristaux sur l’eau complètent les beautés naturelles de cette randonnée.

Ensuite nous remontons sur le versant opposé et rejoignons le GR de pays du massif des Bauges. Cécile profite du réseau pour signaler notre arrivée prochaine au refuge de la Plate et commander du vin chaud pour le groupe. Vingt minutes plus tard nous voici donc au refuge où d’autres randonneurs nous ont précédés. Nous prenons place en terrasse et pique-niquons, réchauffés par le breuvage chaud et revigorant que le gardien apporte dans un pot que certains auraient aimé plus grand... Si la convivialité est de règle comme de coutume, la température extérieure et le soleil trop discret font de ce déjeuner un RGV, un repas à grande vitesse du moins de l’avis de celui qui, ce jour, souffle une bougie de plus. A peine le temps de deux photos dont une avec l’homme du jour entouré de dames du groupe.

Et à 12 h45, nous prenons le chemin du retour.

Retour par la route du Gros Plane qui, l’hiver, devient une piste mixte pour fondeurs et adeptes des raquettes. Très peu de fondeurs aujourd’hui, la piste n’étant pas entretenue, ainsi nous pouvons marcher assez librement. Geneviève a des soucis avec ses raquettes qui termineront la randonnée fixées à son sac à dos... Après la doline nous arrivons au Chalet des Creusates ; le ciel bleu et l’heure post-méridienne apportent une touche bien agréable.

Nous traversons en diagonale la tourbière et arrivés au bas de la croix des Bergers, nous pouvons , en nous retournant, apercevoir le Mont Blanc dégagé des nuages qui lui faisaient une écharpe quelques heures plus tôt.

Nous passons non loin des Chalets Gralette et peu avant 15 heures sous un soleil enfin rayonnant, nous remontons dans les voitures, au terme de cette belle randonnée.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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