Club Santé Seniors MGEN 73

2020 / 01 / 16 - On s’est cramponné...

Du Sapey (La Féclaz) aux Fermes

vendredi 17 janvier 2020, par Maurice DUPONT

La mixité Adagio-Bémol est de retour pour la randonnée de ce jeudi mais une mixité à éclipses, plus floue que celle de jeudi dernier. La réunion des deux groupes à Bassens totalise 19 participant(e)s, soit 14 dames – Bernadette, Chantal, Christiane, 2 Françoise, 2 Geneviève, Marie, Marie-France, Marie-Jo, 2 Martine, Nicole, Venera – et 5 messieurs – Bernard, Gilbert, Jean-François, Maurice, Yves. Qui relève du groupe Adagio, et qui du groupe Bémol ? Difficile de répondre. Sachant que dans le groupe Adagio il n’y a aujourd’hui aucun élément masculin, qu’une randonneuse Bémol va véhiculer dans sa voiture des Adagio jusqu’à leur lieu de départ, qu’une autre Bémol va en cours de randonnée changer de groupe, on pourrait dire, paraphrasant Arnaud Amaury : "Comptez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens..."

A 9 h 15, les Bémols commencent à randonner à partir du lieu-dit Le Sapey (1350 m), direction Les Fermes. Vu l’enneigement de la piste, nul besoin de raquettes mais de chaussures de marche avec des crampons à neige. Dans le groupe, différentes sortes de crampons, avec de petites pastilles antiglisse ou des chaînes. Également 3 Bémols sans crampons, ce qui pourra compliquer leur progression.

Sur la piste recouverte d’une petite couche de neige gelée, nous avançons et rattrapons les Adagio, partis de plus loin, avant La Lisière (1407 m) située sur une crête dominant l’entrée du domaine réservé aux motoneiges. Commence alors une première descente glacée et glissante où il faut parfois se cramponner aux arbres pour déboucher plus bas dans une zone enneigée où les arbustes givrés sont de toute beauté.

Puis nous pénétrons dans la forêt et la piste parfois terreuse, parfois glacée, nous achemine vers le Marais du Pertuiset (1391 m). Là nous faisons une halte permettant un regroupement et une mixité partielle. Nous apprenons que partie sans crampons, une des deux Geneviève change de tempo, ayant trouvé asile et équipement dans le groupe Adagio ; nous ne sommes plus que 11 Bémols.

En ce lieu plusieurs panneaux avertissent les randonneurs qu’ils pénètrent dans la forêt de la Gornaz, forêt privée où "les chiens de traîneau au travail sont prioritaires". Nous sommes donc contraints à faire un long détour pour éviter l’ancien itinéraire vers les Fermes, désormais réservé aux attelages de chiens. Du même coup le temps indiqué pour arriver aux Fermes augmente de 25 minutes...

Propriété privée et clôture allant souvent de pair, nous côtoyons alors un grillage auquel le givre a donné un aspect particulier méritant un cliché.

De même un petit sapin qui semble captif derrière un grillage n’est pas chose commune.

Un peu plus loin nous longeons un gouffre qui nous fait penser, en plus petit, à la Grande Cuve près du Clergeon.

Gilbert se saisit de l’occasion pour photographier le groupe Bémol réuni près de la barrière servant de garde-corps.

Plus haut c’est un nain de jardin ou plutôt nain de forêt que le gel a mis dans un piteux état.

Le parcours ainsi rallongé comporte plusieurs montées et descentes verglacées dont la dernière très pentue n’est pas facile à franchir même pour les personnes munies de crampons. Que dire des sans-crampons, contraints à quelques acrobaties pour éviter la chute ??? "Au retour, nous ne passerons pas par là." s’exclame l’une de nous, pourtant bien cramponnée... Enfin nous arrivons au lieu-dit Le Rebollion (1405 m). Tout près est situé un belvédère en bordure de falaise, non signalé sur la carte IGN mais connu des ancien(ne)s Bémols. Nous nous y rendons et faisons la pause-banane, bénéficiant d’ une vue superbe sur le lac du Bourget et la vallée.

Par téléphone, nous apprenons que les Adagio se trouvent à un autre belvédère mais lequel ? Inutile donc d’attendre leur venue à l’endroit où nous sommes.

Une fois restaurés, nous repartons et abordons une longue montée menant vers les Fermes (1441 m). Tout en montant, nous pouvons apercevoir face à nous le Revard sans neige et en contrebas sur notre gauche, le lac du Bourget.

A 11 h 15 nous débouchons sur la départementale La Féclaz-Le Revard et l’ayant traversée, nous gravissons le mamelon opposé, en grande partie déneigé.

Sur notre droite, le Margériaz étire sa falaise sommitale sous le ciel bleu.

Plus loin le Colombier d’Aillon, avec ses 2043 m, est tout blanc de neige.

Après avoir hésité sur le lieu de la pause-déjeuner, nous nous dirigeons vers un tertre surmonté d’un réservoir d’eau, au sommet duquel nous posons debout pour une photo-souvenir.

De cet endroit, belle vue plongeante sur le lac, au pied de la Dent du Chat.

Nous décidons de nous installer en ce lieu élevé pour déjeuner, même s’il n’est pas encore midi.

Pendant que nous déjeunons dans une ambiance conviviale, nous apercevons l’avant-garde Adagio débouchant au terme de la longue montée vers la départementale puis les autres. Ils iront s’installer le long d’un bâtiment agricole.

Vers 12 h 30, nous descendons de notre perchoir et rejoignons les Adagio qui font le plein de vitamine D au soleil avant que les 19 réunis prennent le chemin du retour.

Alors mixité rime avec multiplicité des itinéraires, non seulement retour par l’itinéraire suivi le matin et par la route pour 7 qui craignent de refaire le chemin de l’aller, mais aussi, suite à un malentendu et à l’absence de réseau téléphonique, retour par l’ancienne piste maintenant réservée aux chiens de traîneau... Bref toutes et tous finissent par se retrouver avant de remonter dans les voitures, heureux de cette randonnée où les « crampons » n’ont pas été considérés comme casse-pieds....

Photos : Martine (+ 2 de Gilbert)

Texte : Maurice