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2020/ 01 / 02 - Une demi-vingtaine pour débuter Deux mil vingt

De Worden à Saint-François-de-Sales

vendredi 3 janvier 2020, par Maurice DUPONT

En ce premier jeudi de 2020, lendemain du Nouvel An, l’effectif du groupe Bémol grossit peu à peu et ne sera complet qu’au lieu de départ de la randonnée, à Worden où attend un randonneur en villégiature à la Féclaz. Ainsi à 9h30, 10 Bémols, sous un beau ciel bleu, loin du brouillard recouvrant la vallée sont prêts à rejoindre le foyer de fond de Saint-François-de-Sales : 7 dames -Catherine, Dominique, 2 Françoise, Martine, 2 Mireille et 3 messieurs-Jean François, Jean Philippe, Maurice. 10 ce n’est pas ridicule, plusieurs Bémols fatigués ou atteints de gastro n’ayant pu se joindre à nous. Après les maisons desservies par une petite route goudronnée, nous voici sur une piste avec des balises-raquettes, recouverte de neige durcie par le gel où les raquettes craquent bruyamment à chaque pas.

Après un premier tronçon à plat jusqu’au lieu-dit Les Mermets (1227m), nous empruntons une piste montant dans la forêt où le soleil qui fait des jeux d’ombres avec les grands arbres bordant la piste, nous incite bientôt à enlever une couche de vêtement.

La piste monte longuement, nous ne voyons plus de balises, à part quelques rares orientées pour les raquettistes descendant la pente. Après quelques pauses-boissons ou haltes pour effectuer un regroupement des 10, ça repart dans une pente plus raide, avec des passages où les cailloux remplacent la neige. Les difficultés de la montée n’empêchent pas d’apprécier le décor où des arbres, sapins verts et feuillus avec leurs feuilles mortes roussies, font des contrastes avec la neige immaculée.

A 10 h 45, sur un replat ensoleillé, nous faisons la pause-banane. Tout près de là, un tronc de fayard attire les regards avec ses nombreuses excroissances tumorales.

Après la pause, nous repartons pour encore gravir quelques tronçons pentus avant que la piste ne prenne une pente descendante au grand soulagement des 10. Et les balises-raquettes réapparaissent en nombre. Les ancien(ne)s du groupe n’ont pas besoin d’autant de balises pour savoir où ils déboucheront au terme de cette très longue descente au profil régulier. De temps à autre sur la piste apparaissent des traces d’animaux, notamment de chevreuils.

Après avoir rejoint la piste venant de Plainpalais et avoir traversé la départementale montant de La Magne vers le Foyer de fond, nous empruntons le chemin du Rocheray et descendons tranquillement. Sur notre droite se découpent sur le bleu du ciel le Trélod enneigé ainsi que l’ensemble montagneux de la Dent des Portes au Trélod.

Au bord du chemin, une des rares plantes à fleurir en hiver, une hellébore, retient évidemment l’attention de la photographe.

Une fois au Rocheray (1208 m), changement de direction et il faut déchausser car les raquettes sont inutiles, voire encombrantes, sur le "sentier des planètes" totalement déneigé mais bien pentu, qui va nous faire rejoindre les pistes de fond à proximité du Foyer de fond de St-François-de-Sales (1300 m). Une demi-heure plus tard nous voici arrivés au Foyer qui est ouvert mais les gens sont installés autour des tables de bois en terrasse, en plein soleil. Nous les imitons et nous nous posons pour déjeuner soit face au soleil soit en lui tournant le dos, selon les préférences de chacun(e).

La convivialité est au rendez-vous en cette période de Nouvel An. Peu avant 13 heures, nous songeons au retour, non sans avoir remarqué au préalable un raquettiste écossais perdu dans les Bauges, en kilt et avec une corne de bovidé accrochée à son ceinturon en guise d’ustensile pour boire...

Nous marchons d’abord sur la départementale descendant à La Magne jusqu’à l’embranchement du chemin emprunté le matin au terme de la descente ; là nous rechaussons les raquettes et nous voici ensuite sur le chemin forestier menant à Plainpalais.

Chemin qu’empruntent habituellement les mushers avec leur attelage mais aujourd’hui nous n’aurons pas la chance de croiser un traîneau tiré par les chiens. A la sortie de la forêt, sur notre gauche, le Margériaz éclairé par les rayons du soleil.

Un peu plus loin, dans une haie, une ancienne batteuse qui n’en finit pas de se décomposer depuis des lustres.

Et à 14 h 15, nous arrivons auprès du vieux chalet situé au Creux au Loup, lieu d’une longue pause au soleil, soit assis le long de la façade soit debout à proximité.

A quelque distance du col de Plainpalais, nous avons une vue sur la Chartreuse surmontée d’un nuage blanc s’étirant longuement alors que le soleil illumine l’espace enneigé.

Après cette dernière pause de la journée, nous laissons le chalet à sa solitude et repartons pour le dernier tronçon.

Nous nous dirigeons vers la droite d’un alignement d’arbres se détachant sous le soleil.

Sur notre gauche, nous apercevons le Margériaz sous le premier quartier de la lune.

Nous montons au jugé sur la butte boisée, recherchant un chalet que l’on sait proche de la piste débouchant à l’embranchement des Mermets. De belles ondulations dans la neige sculptée par le vent sont dignes d’un cliché.

Une fois aux Mermets, il ne nous reste plus qu’à parcourir en sens inverse l’itinéraire du début de la randonnée. Une dernière surprise avant d’arriver au voitures :

une magnifique doline un peu à l’écart de la route, tout près de Worden où nous arrivons à 15 h 15. Ravi(e)s de cette randonnée-raquettes de 12 km 500, nous regagnons la vallée où la brouillard ne s’est guère dissipé.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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