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2019 / 12 / 05 - Soleil timide, brouillard persistant...

Boucle des lacs de Chevelu à partir de la base de loisirs

vendredi 6 décembre 2019, par Maurice DUPONT

En ce premier jeudi de décembre, une quinzaine de Bémols se retrouvent vers 8 h 45 sur la parking du Bourget-du-Lac, lieu de RDV étrenné par le groupe qui a apprécié cette innovation. Mais le groupe sera complet seulement à St Jean de Chevelu où nous a rejoints Martine venue de Peyrieu. Donc 16 Bémols avec aujourd’hui de nombreux doublons féminins : 2 Catherine, Colette, Dominique, 2 Françoise, 2 Geneviève, 2 Martine, Maxime, 2 Mireille et 3 messieurs : Bernard, Maurice, Yves. Peu après 9 heures la randonnée commence à la base de loisirs (310 m) ; entre celle-ci et le village, le lac dont les eaux frissonnent sous le brouillard recouvrant la campagne.

Après avoir rejoint la route, nous traversons St-Jean-d’en-Bas avec son école et montons vers St-Jean-d’en-Haut et l’église ; en fait c’est là que Martine C a intégré le groupe après avoir cherché en voiture notre point de départ. Après une brève halte devant la "maison bleue" d’un côté de la route

et un coup d’œil de l’autre côté sur une maison forte, flanquée d’une tour carrée,

nous voici à Montmaire où nous laissons le goudron. Sur le chemin, des feuilles givrées méritent bien un cliché.

Nous montons entre les vignes avec parfois quelque passage plus raide à franchir.

De courtes pauses nous offrent une vue fantomatique sur St-Jean-de-Chevelu dans la brume : le lac, la maison forte, l’église.

A 10 heures nous traversons le hameau Les Grangeons avec ses maisons inhabitées l’hiver et un bassin où l’eau coule à flots.

Et nous continuons à monter et contournant quelque vigne dont l’accès est privé, nous débouchons sur la crête près des premières maisons de Monthoux. Aujourd’hui, inutile de faire un détour vers le Crêt pour avoir une vue brouillée. Nous musardons dans le village, jetons un regard dans la chapelle abritant une Pietà du 16 ème siècle en bois polychrome.

Nous observons les maisons et les plaques de rue, dont une suscite des commentaires en ce jour de grève et de manifestations contre la réforme des retraites.

Les gens de Monthoux manient-ils l’ironie ou sont-ils des passéistes nostalgiques ? Plus loin une toiture composée de différents matériaux révèle l’évolution dans le temps de la bâtisse qu’elle recouvre.

Nous décidons d’aller faire la pause-banane plus loin au Cheval de pierre (635 m). Nous continuons donc notre marche et sur le chemin d’autres feuilles givrées retiennent l’attention et confirment la froidure du jour.

A 10 h 45 auprès d’un bloc rocheux dont la forme évoque, avec un brin d’imagination, un équidé, nous faisons ladite pause.

Si le soleil s’est montré à ce moment, son apparition a été bien timide et très brève, les silhouettes photographiées dans la brume lorsque nous nous requinquons prouvent que le brouillard est tenace.

Ensuite nous repartons sur le chemin montant sur le flanc du Mont de la Charvaz vers le lieu-dit Le Chapieu. Après 11 heures, voici que nous dépassons l’altitude où le brouillard règne sans partage. Nous avons le plaisir de voir la Dent du Chat émergeant de la mer de brouillard.

Marcher sous le ciel bleu dans la forêt de résineux est fort agréable et bientôt nous arrivons à l’embranchement du Chapieu (700 m). Si ce terme désignait jadis une cabane ou un abri sommaire pour les récoltes, plus de cabane actuellement. L’itinéraire de la boucle des lacs nous invite à descendre vers le Mollairon et à nous replonger dans le brouillard. A la sortie de la forêt, deux belles campanules seront les seules fleurs du jour.

Le belvédère de Champ Ricard dominant Billième ne nous livre qu’une purée de pois à couper au couteau. En ce lieu privé de panorama, nous avons la surprise de trouver en lieu et place des deux vieux bancs bancals deux belles tables neuves avec bancs en lattes de bois massif espacées, autour desquelles les 16 Bémols peuvent s’asseoir ; Il est en effet midi et la pause-déjeuner malgré le brouillard et le froid se déroulera dans la bonne humeur et la convivialité.

Au moment des desserts a lieu une véritable ronde des friandises.

Bien vite pour nous réchauffer nous entamons le chemin du retour vers Billième. Est-ce le brouillard ? Toujours est-il que nous empruntons un chemin que les ancien(ne)s du groupe ne reconnaissent pas. Aux abords du chemin, des spectacles bucoliques : une vache aux yeux maquillés, plus loin des chevaux blancs.

Enfin après les lieux-dits Les Jacquins et La Maison blanche, nous arrivons sur la place du village de Billième mais point de château, comme cela était prévu. Un peu de goudron le long de la D 44. Dans un jardin, un néflier bien chargé attire les regards.

Un oratoire sans statue de la vierge sert de repère pour emprunter le chemin nous menant à travers champ au sommet d’une colline boisée où des trompettes de la mort seront découvertes par Dominique, Martine, Maxime, heureuses de cueillir ces champignons en décembre.

Pour terminer la boucle, la descente vers le hameau La Platière alors que le soleil se montre moins timide dissipant le brouillard puis les abords du lac dans lequel se mirent plus nettement que le matin les arbres et les bâtiments du village.

Avant 15 heures, au terme d’une belle boucle de 16 km, nous remontons dans les voitures.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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