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2019 / 11 / 21 - On a goûté au Rhône et aux raisins de Saint Romain

Boucle de Saint Romain depuis Yenne

vendredi 22 novembre 2019, par Maurice DUPONT

Ce matin ni pluie ni neige, est-ce cela qui a provoqué une belle affluence ? De trois la semaine dernière, l’effectif du groupe Bémol est passé à 20 avec une forte majorité féminine : 16 dames – 2 Catherine ( l’une d’elles randonne pour la première fois dans le groupe après avoir pratiqué la « promenade » en mode adagio), Claudette, 4 Françoise, Geneviève, Marie-Madeleine, 2 Martine, Maxime, 2 Mireille, Monique, Nadine – et 4 messieurs : Bernard, Jean-Philippe, Maurice, Yves. Sous un ciel bleu, beaucoup plus dégagé qu’à Chambéry, le groupe débarque à Yenne, sur le parking de la salle des fêtes quand sonnent 9 h 30 au clocher de l’église. Nous sommes vite prêts à entamer la Boucle de Saint Romain. D’abord c’est le vieux Rhône large et paisible dans la lumière du matin avec les arbres de ses rives se reflétant dans ses eaux que nous longeons, marchant vers le nord.

Plus loin, une compagnie de cygnes, le col dressé, évolue majestueusement à proximité de la rive opposée.

Ensuite nous avançons le long d’une lône, un bras du fleuve presque asséché, encombré de broussailles et taillis, biotope de toutes sortes d’espèces dont les castors. Si nous ne voyons pas ces derniers, les traces de leur activité sont bien visibles sur les branches au bord du sentier.

A partir du lieu-dit Pré Novel, sortant de la ripisylve, c’est une longue file qui marche entre le Rhône à gauche et à droite de vastes champs où était cultivé du maïs avec un peu plus loin la butte Saint Romain couronnée de pylônes et relais. "C’est là-haut qu’on va" disent les habitués à ceux qui ne connaissent pas le parcours. Nous avançons tant et si bien, repérant çà et là un fruit du fusain et une fleur d’onagre, que le lieu habituel de la pause-banane n’a pas été repéré, c’est à dire la construction en béton servant autrefois au dragage du fleuve. Serait-ce le charme des lieux qui fait perdre aux Bémols leurs habitudes ? Nous ferons donc la pause plus loin et plus tard, après 11 heures au lieu-dit Les Chaffauds. Rien à voir avec la peine de mort, ce terme désignait un grenier de construction sommaire, voire une simple palissade.

C’en est fini dès lors de randonner au bord du Rhône ; à travers champs nous gagnons le hameau d’Étain au pied de la butte Saint Romain, suivons la départementale un moment vers le sud avant de nous enfoncer dans la forêt pour une longue montée sinueuse de 220 m de dénivelé vers le sommet de la butte. Sur le sentier où des rondins et autres bois forment très souvent des marches, les 20 s’étirent, se disloquent en différents groupes entre Bernard tout devant et Claudette et Marie-Madeleine à l’arrière. A un moment, sous un châtaignier en bordure du sentier, Monique cueille une première trompette de la mort.

Arrivées sur les lieux, Martine et quelques autres font également une belle cueillette. Une fois au sommet de la colline (442 m) sur les degrés en pierre d’un calvaire nous posons en deux groupes pour la photo souvenir.

Si Marie-Madeleine et Claudette arrivent trop tard, la photographe leur accordera une session de repêchage après la pause-déjeuner. Digne d’une photo également un tronc d’arbre entouré d’une plante grimpante aux multiples baies rouges, appelée « herbe aux femmes battues » et formant comme une décoration de Noël...   Encore un peu de marche à plat avant d’arriver auprès de la Chapelle Saint -Romain.

En arrière-plan la Dent du Chat enneigée,

et le Mont de la Charve avec les nuages ou le brouillard dévalant du sommet, telle une cascade.

Il est 12 h30, l’heure de la pause-déjeuner que nous faisons assis sur les escaliers du perron devant la chapelle. Malgré le froid, le déjeuner est comme d’habitude amical et convivial.

Avant de songer au retour, en ce lieu où passe un chemin marqué de la coquille St Jacques, Marie-Madeleine et Claudette prennent la pose auprès des figurines sculptées de pèlerins en marche vers Compostelle.

Geneviève et Catherine ne sont pas en reste.

A 13 h 15, nous repartons, traversant le vignoble de Jongieux-le-Haut.

Dans les vignes, à droite comme à gauche, de beaux grappillons avec des feuilles aux tons d’automne semblent être là à la fois pour le plaisir des yeux et de nos papilles.

Raisins noirs ou raisins blancs, plus d’un(e) en goûtera, en extrayant le jus et recrachant la pulpe.

Après le parcours au milieu des vignes de Jongieux, le goudron, direction le hameau de Grand Lagneux. Dans un virage au bord d’un petit étang où les reflets des arbres et les plantes aquatiques se confondent harmonieusement, 5 Bémols prennent la pose.

Puis encore un peu de goudron et après un raccourci pentu au milieu des treilles, nous voici à Grand Lagneux où la cascade à l’écart de la route et le château caché par les arbres méritent un cliché.

Ensuite à Petit Lagneux, un support de croix original ressemblant à une tête hilare de bonhomme de neige ainsi qu’un troupeau de moutons noirs (des brebis galeuses ?) retiennent notre attention.

A 14 h 50 nous voici de retour au bord du Rhône à Pré Novel. Encore quelques kilomètres le long de la berge du fleuve, et toujours les cygnes qui dressent "leur beau col, le plonge[nt], le promène[nt] allongé sur les eaux", comme le dit le poète.

Cela vaut bien un dernier cliché pour conclure cette belle randonnée avec peu de dénivelé mais longue entre 15 et 17 km selon les deux podomètres consultés. Disons 16 km et 16 h, l’heure où nous remontons dans les voitures.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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