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2019 / 10 / 31 - Crue(t)llement privés de soleil...

Dans les vignes entre Montmélian et Lourdens

vendredi 1er novembre 2019, par Maurice DUPONT

Pour le dernier jour d’octobre, randonner dans les vignobles de la Combe de Savoie, sous un soleil d’automne aurait été idéal... Chantal, 2 Françoise, Geneviève, Martine, Monique, André, Jean-Philippe, Maurice, les 9 Bémols présents ce matin y ont cru et ont dû déchanter en voyant la météo du jour. Mais les nuages bas et la bruine ne découragent pas les Bémols qui après avoir garé leurs voitures sur le parking du parc-cimetière de Montmélian (293 m), entament, à 8 h45, leur randonnée en direction des Calloudes, sous une bruine qui bientôt cessera pour reprendre un peu plus tard. Le chemin monte dans les vignes et au-dessus de nos têtes vers le rocher de Manettaz et le col du Mont, ce sont comme des cascades de brouillard qui dévalent de la montagne.

Sur le bord du chemin, une mauve des bois encore en fleur n’échappe pas à l’objectif de la photographe.

Une demi-heure après le départ, le belvédère des Calloudes (427 m) est signalé à droite, à quelque distance du chemin ; mais le brouillard recouvrant Montmélian et la Combe de Savoie rend inutile le détour. « Point de vue mais point du tout au point de vue signalé ! » plaisante l’une de nous. Nous nous contentons donc du spectacle des vignes avec les feuilles aux couleurs d’automne. Après ce point culminant de la journée, le chemin redescend vers l’emplacement de Notre Dames des Vignes. Sous la ramure d’un mûrier, dressée sur une tour ronde en pierres, une statue de la Vierge ouvre ses bras vers le sol.

Ce geste protecteur semble ignorer les beaux kakis dorés sur les branches du plaqueminier voisin.

Auprès de ces deux arbres en ce lieu qui forme comme une île au milieu des vignes recouvertes de brouillard, nous faisons une halte.

Puis nous repartons dans ce paysage automnal, et au bord des treilles perpendiculaires au chemin, nous recherchons des grappillons laissés par les vendangeurs.

Un peu plus loin, au delà des pampres jaunes et rouges, nous nous approchons de la sculpture en inox de Livio Benedetti :

un Christ dominant Arbin et la vallée, en immense homme-oiseau déployant ses bras ou ses ailes.

Dans le brouillard qui se dissipe, cette œuvre d’art présente des teintes et des aspects étonnants.

Après cet intermède, ayant revêtu de nouveau nos capes de pluie, nous repartons dans les vignes afin de rejoindre la Chartreuse de Lourdens, du moins les bâtiments qui en restent. Nous montons plus haut que le chemin habituellement emprunté conduisant au hameau La Chapelle. Nous passons auprès d’une tour en ruine, prise de loin et dans le brouillard pour la Chartreuse. Nous continuons en nous fiant aux souvenirs de celles et ceux qui ont fait plusieurs fois cette randonnée. Finalement nous arrivons non pas par l’entrée habituelle mais par le haut des bâtiments de la Chartreuse

d’où nous avons une belle vue des vignes environnantes.

Nous contournons les bâtiments pour trouver un abri où faire la pause-banane.

Il est en effet 10 heures trente passées. Une longue avancée de toit formant un appentis servira de refuge pour nous requinquer et envisager la suite.

La pluie s’étant installée pour le reste de la journée, nous renonçons à effectuer la randonnée prévue jusqu’à Cruet-Ferroux. Sans soleil cette randonnée automnale dans les vignobles perd beaucoup de ses attraits. Il est donc proposé de revenir tranquillement au parking du cimetière de Montmélian et de terminer ensuite par une pause-déjeuner au chaud ; proposition acceptée.

Après la pause et les photos d’usage devant l’appentis où avec nos capes, nous ajoutons des touches colorées aux vieux murs qui attendent des travaux de restauration, nous prenons donc le chemin du retour. Pour compléter la collection de photos du jour, Martine explore avec Françoise les caves de la Chartreuse.

Apès quoi toutes deux rejoignent le groupe qui repart en passant sous le porche d’entrée.

Puis nous suivons les chemins asphaltés d’Arbin, aux noms parfois curieux : chemin de l’avalanche, chemin neuf, chemin de la Pérouse (rien à voir avec l’explorateur français du 18ème siècle). Au bord de l’un d’eux du chèvrefeuille encore fleuri.

Là, une maison avec un beau balcon rappelant la vocation viticole du village : chaque latte de bois est ajourée en forme de grappe de raisin.

Si ce n’est pas la vigne, aujourd’hui d’autres végétaux sont à l’honneur, telles les cucurbitacées servant de décors pour la fête d’Halloween.

Ainsi peu avant midi après avoir emprunté l’avenue des Calloudes puis la dernière portion du chemin du même nom, nous voici de retour auprès des voitures avant une pause-déjeuner en un lieu abrité et confortable.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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