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A fringale inégale le groupe perdit ses brebis - 2 septembre

balade à la Croix Jean Claude depuis Bérenger

lundi 6 septembre 2010, par Maurice DUPONT

A FRINGALE INEGALE LE GROUPE PERDIT DES BREBIS.

(titre collégial avec une mention spéciale pour Françoise L)

Balade à la Croix Jean Claude (et non Saint Jacques !) en Tarentaise - 02 septembre 2010.

A 7h30 ce matin, nous étions 14 au rendez-vous : Guy, Françoise S (qui a organisé le circuit) et Françoise L (qui ne s’appelle pas Christiane !!!), Maxime mais aussi Sylviane et Claude, Annie V, Honoré, Joëlle, Geneviève, Nicole P, Marie Jo et Georges B et votre narratrice Martine qui remplace au pied levé Maurice (qui nous a abandonnés pour aller bronzer en Espagne) et vous demande d’être indulgents car la plume agile de ce dernier est irremplaçable !

Après nous être répartis dans 3 voitures, nous mettrons environ 1h30 pour atteindre le joli village de Bérenger (1580m). Une pancarte indique que c’est un village propre (lauréat 1992 et 1994), ce qui fera dire à Maxime avec un ton plein de sous-entendus au retour de la randonnée :"ça fait quand même bien longtemps qu’il a été un village propre !!!"

Nous démarrons la balade vers 9h15 en direction de la Croix Jean Claude, et après une demi-heure de marche nous arrivons aux Dogettes (1762m) où se trouvent de jolis chalets d’alpage aux murs de pierre, nommés en ces lieux "montagnettes" avec sur la terrasse une table et des bancs bien tentants pour une pause banane mais il est trop tôt (9h45) et Françoise S nous promet que nous y ferons un arrêt au retour.

Nous arrivons bientôt à un croisement indiquant le Col de la Lune vers la gauche et la Croix Jean Claude vers la droite. Le but de cette randonnée étant la Croix, nous sommes 3 ou 4 à commencer la montée mais c’est sans compter avec notre guide qui n’a cessé de répéter que la descente par le Col de la Lune était difficile et décide de nous faire monter vers le Col !!!??? ("Mais la Croix est de l’autre côté", nous écrions-nous) Que nenni ! Il nous faut redescendre et suivre "une Françoise bien décidée à se faire respecter" dans l’autre direction.

Le sentier serpente au milieu des alpages, bordé par des massifs de myrtilles, de busseroles ou raisin d’ours aux graines rouges comestibles, d’aulnes verts, nous retrouvons aussi les parnassies des marais (les muses du Parnasse nous accompagneront encore aujourd’hui) , les gentianes champêtres et nous marchons sur des roches anciennes : des grés micacés et parfois des schistes houillers du Permien (très noirs) inconnus de certaines randonneuses (qui les qualifieront de "chistouillés" ou de "schistes touillés" !!!), nous voyons également au sol des petites tâches violettes, sans doute des fientes d’oiseaux amateurs de myrtilles !.

Le sentier devient horizontal et longe la ligne de crête au dessus de la vallée des Belleville et de l’autre côté nous admirons les sommets des contreforts de la Vanoise, le Cheval Noir et au fond la Lauzière. Nous apercevons bientôt une croix au loin, notre guide pense que c’est la Croix Jean Claude, ce qui étonne les autres randonneurs qui la voyaient plutôt de l’autre côté ! En effet c’était une "fausse croix Jean Claude". Après une pause banane bien méritée vers 10h30 au bord du chemin où nous pouvons encore admirer les montagnes environnantes, nous arrivons vers 11h 05 au Plan de Genièvre (1970m) et notre guide nous propose de faire un détour au Roc de la Lune (que nous apercevons au loin à gauche) mais la pancarte indiquant 30 minutes alors qu’une autre indique 25 minutes pour la Croix Jean Claude (2085m), tout le monde préfère monter directement à la Croix et vers 11h30 nous arrivons à destination.

Mais c’est sans compter sur Honoré et Claude qui estiment que 500m de dénivelée sont insuffisants et essayent de nous entraîner jusqu’au Verdet (2294m) mais le groupe Bémol est arrivé à sa destination première et entend y rester coûte que coûte pour le déjeuner. Nicole a bien failli se faire attendrir mais par solidarité elle est restée avec le groupe (qui lui en a été reconnaissant car c’est elle qui avait amené le rosé !). Ce sont donc deux brebis indépendantistes (ayant des accointances avec le groupe 1) qui vont nous abandonner pour partir explorer de nouveaux pâturages en nous promettant de nous retrouver à Cacabeurre.

Nous nous installons donc au pied de la Croix et le repas se déroulera comme d’habitude avec le partage du pastis (personne n’a osé goûter aux olives noires qui parsemaient les rochers !), du rosé, du pain d’épice au gingembre de Françoise L (dont malheureusement nous n’avons pas pu vérifier les effets !), du café et de l’arquebuse. Maxime et Françoise font la sieste pendant que les autres discutent et nous pouvons observer des oiseaux qui volent au-dessus de nous dont un grand corbeau à l’imposante envergure (identifié par Guy) et une buse ou un milan ? (je pencherais plutôt pour un milan noir qui accompagne souvent le grand corbeau). Le panorama est toujours magnifique, nous voyons en contrebas la vallée boisée de Méribel et différents sommets recouverts de glaciers : le Mont Blanc, la grande Casse, l’Etendard, etc...Quelques fleurs attirent notre attention : la carline blanche et un tapis de joubarbe et de raisin d’ours.

Vers 13h 30 nous décidons de repartir en empruntant cette fois le circuit passant par les Fleurettes et Cacabeurre. Nous atteignons le Col de Jean (2040m) : "mais qui sont donc Jean Claude et Jean ?" demanderont certaines randonneuses, mais cette question restera sans réponse et nous passons vers le Grand lac puis le lac Rouge (?) mais tous les deux sont asséchés. Un peu plus bas nous voyons plusieurs montagnettes dont l’une d’elles appelée Chalet Les Arcosses va attirer notre attention.

En effet, nous y trouvons un village en miniature construit dans le jardin avec des chalets, une fontaine et une église au clocher recouvert de cuivre (que l’un d’entre nous identifiera comme celle de Bérenger au retour vers les voitures) et nous voyons alors arriver les deux brebis égarées qui nous avaient lâchement abandonnés. Mais ne devions-nous pas nous retrouver à Cacabeurre (nom d’un ruisseau affluent du Doron de Belleville mais aussi d’un chalet) ? Etait-ce le chalet que nous avions vu un peu plus haut au bord d’un petit ruisseau ? Ne sommes-nous pas passés par le bon chemin ? Les hypothèses fusent de toute part, nous vérifions même sur la petite carte d’Annie, et Guy conclut "on a merdé !".

Mais revenons aux arcosses : ce sont des buissons fréquents dans les alpages au-delà de 1800m qui colonisent les couloirs d’avalanche et s’infiltrent dans la forêt et au bord des chemins, ils sont essentiellement constitués d’ aulnes verts souvent accusés au printemps de favoriser les avalanches lorsque leurs branches se relèvent et font bouger leur manteau neigeux. La descente reprend avec le groupe au complet et Guy, voyant des insectes sautiller au bord du sentier nous dit qu’en Pologne on les appelle "konik polny" ce qui veut dire "cheval de prairie". Voici donc une devinette pour ceux qui n’ont pas vu ces insectes : qui sont ces chevaux de prairie ? (un indice : ce sont des Orthoptères !).

Un peu plus bas nous sommes émerveillés par la beauté des amanites tue-mouche à différents stades de maturation qui se regroupent sur les bords du chemin (quelqu’un dira qu’elles sont faites pour être regardées et non pas mangées).

Nous reprenons le chemin et arrivons enfin vers 15h aux Dogettes et nous sommes heureux de faire une longue pause où le chocolat, les amandes et les abricots secs serviront de goûter.

Après avoir décidé du but de notre prochaine randonnée, nous retournons aux voitures et nous quittons Bérenger vers 15h45 pour arriver au club vers 17h15. Ce fut une belle journée ensoleillée.

Texte et photos de Martine.

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