Club Santé Seniors MGEN 73

2019 / 10 / 17 - Épopée scalaire

Force 11 aux Échelles du Nivolet

samedi 19 octobre 2019, par Maurice DUPONT

Reportée jeudi dernier, la montée jusqu’à la Croix du Nivolet par le passage des échelles redevient l’objectifdes 11 Bémols réunis ce jeudi 17 octobre, soit 7 dames et 4 messieurs : Bernadette, 2 Françoise, Geneviève, Marie Jo, Marie-Noëlle, Nicole, Bernard, Jean-Philippe, Maurice, Yves. A 8 h15, l’aire de retournement des bus à Pragondran (820 m) devient l’aire de lancement non pas de la fusée Bémol, mais du groupe qui va réaliser une belle, superbe randonnée sportive. Parmi les onze, 3 ont vécu en 2015 une randonnée semblable mais effectuée en sens inverse du temps où Bob était le doyen du groupe. Ainsi après une traversée tranquille du village de Pragondran avec sa fontaine, son four à pain et de vieilles fermes subsistant à côté de belles demeures, nous laissons le goudron pour le chemin montant d’abord doucement dans la forêt de Montbasin où les feuillages jaunissants d’automne ont pris leur place dans le paysage.

A un embranchement, nous laissons le sentier partant sur la gauche vers le Sire, sur la droite également celui vers Montbasin et Razerel, pour poursuivre tout droit vers la Croix du Nivolet annoncée à 1 h 45. Bien vite le chemin devient plus étroit, la pente s’accentue et les virages plus escarpés. Sur le bord du sentier, un cairn imposant

et le sentier n’en finit pas de monter.

Au point que certaines se demandent si nous ne sommes pas embarqués sur la voie menant à la cheminée. Il n’en est rien et peu avant 10 heures nous sortons enfin de la forêt et arrivons au lieu-dit Pré du Nivolet (1400 m).

Après 580 m de dénivelé en 1h ¾ une halte est la bienvenue ; halte offrant une belle vue sur l’agglomération chambérienne, le Mont Grêle et autres montagnes de Chartreuse.

Et au-dessus de nos têtes, dans un ciel commençant à se voiler, la Croix du Nivolet sur son escarpement rocheux.

Nous n’y sommes pas encore. Ensuite laissant le Chemin du garde et le sentier montant derrière la pancarte vers la cheminée, nous repartons sur notre droite, redescendons un peu, traversons un espace boisé puis remontons dans un herbage jouxtant le pied de la falaise.

Bientôt des câbles signalent le début des choses sérieuses

avec une portion d’itinéraire où les mains, les bras, les jambes, les pieds, le dos, les abdominaux, bref toutes les parties du corps vont être sollicitées.

Bernard abandonnant momentanément sa position d’éclaireur, redescend et veille à ce que chacun(e) franchisse ce passage délicat sans incident.

Aux câbles viennent s’ajouter disposés à distance variable des échelons métalliques et des anneaux horizontaux fixés çà et là dans la roche.

Ainsi on s’accroche, on s’arc-boute, on s’agrippe, on se hisse comme on peut vers l’échelon supérieur.

Et on recommence la manœuvre jusqu’à ce qu’on parvienne au sommet.

Là, marqué par l’effort, on peut se redresser et savourer le fait d’avoir vaincu l’obstacle.

Arrivé(e)s en haut de l’échelle, les 11 ont droit à une halte face à un paysage magnifique.

Avant de parcourir les dernières marches faites dans le sol avec d’anciennes traverses de chemin de fer et conduisant jusqu’à la Croix du Nivolet (1547 m).

Ainsi après les échelles, les aménageurs du site ont confectionné une sorte d’escalier, suivant en cela (probablement sans le savoir) la double signification du mot latin « scala ». Après avoir posé pour la postérité auprès du point culminant de la randonnée, nous redescendons vers le Mont Nivolet (1513 m) surplombé par la croix.

Et où débouche le sentier de la cheminée. Et nous remontons par un chemin caillouteux et peu agréable vers le point culminant du secteur (1558 m) que nous contournons peu avant le sommet sans aller voir Lunerus (cf le C R de la sortie 44 du groupe Adagio) pour rejoindre les Chalets du Sire auprès desquels nous cherchons pour la pause-déjeuner un endroit relativement abrité du vent du sud porteur de nuages.

De 12 h 30 à 13 h 30, notre pique-nique est joyeux et convivial avec sieste ou discussion à propos du titre et de la destination de la semaine prochaine.

Puis, restaurés, nous prenons sous un ciel devenu gris, le chemin du retour vers Le Sire (1413 m) d’où nous avons une vue superbe sur Aix-les Bains, le lac du Bourget, le Grand Colombier de Culoz.

Ensuite c’est une plongée dans la forêt communale de Vérel - Pragondran et une longue descente qui fait souffrir les genoux vers le Passage du Croc, les lieux-dits la Grande Montagne et l’Allier (960 m) où l’on retrouve un chemin plus large, avec même des sections goudronnées. Avant les premières maisons de Pragondran, dans un pré bordant le chemin, des coulemelles seront cueillies notamment par Nicole.

A 15 h 30, la boucle, une épopée à l’échelle des Bémols, est bouclée avec plus de 750 m de dénivelé effectué dans un environnement difficile, sonnant la fin des randonnées sportives de la période des beaux jours.

Maurice (plus 3 photos de Marie-Jo)

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