Club Santé Seniors MGEN 73

2019 / 10 / 10 - La parité à la Chambotte

Brison-les- Oliviers - Belvédère de la Chambotte

vendredi 11 octobre 2019, par Maurice DUPONT

Décidément les pluies de la veille d’une randonnée pèsent lourdement sur le choix de la destination . Ainsi en ce 10 octobre, les présents au lieu de rendez-vous pressentent avant de partir en voiture que le passage des échelles vers la Croix du Nivolet posera problème et risque d’être renvoyé à des jours meilleurs car très glissant après tout ce qu’il a plu durant la journée de mercredi.... Autre élément surprenant ce jeudi, pendant un bon moment, la gent masculine est seule présente, chose rarissime chez les Bémols et les 4 messieurs -Bernard, Jean-Philippe, Maurice, Yves- sont étonnés de se voir supérieurs en nombre aux deux, trois dames -Marie-Jo, Geneviève, Françoise – et quand la quatrième dame arrive -Marie-Madeleine- ils sont presque fiers que la parité soit maintenue. Les 8 Bémols du jour acceptent très vite la randonnée de substitution proposée, La Chambotte. A 8 h 45, après avoir garé les voitures à l’entrée de Brison-les-Oliviers (234 m), les 8 commencent la randonnée et traversent d’abord le hameau connu pour sa végétation méditerranéenne.

Après le chemin de la Fontaine, nous empruntons un sentier d’abord terreux puis caillouteux qui monte assez raide dans la forêt. Bien vite nous apercevons un panneau de chasse (que nous reverrons trois fois pendant la randonnée) avec une illustration à la fois naïve et mensongère, suggérant que la chasse n’est pas plus dangereuse qu’un jeu d’enfant et avec des indications de jours sujettes à interprétation. Au loin des sonorités cynégétiques peu rassurantes. Nous montons depuis un moment quand Bernard, à l’avant-garde du groupe, aperçoit une biche qui s’enfuit et entend d’autres bruits de pas dans les fourrés.

A 9 h45 nous voici au lieu-dit Vers les Granges (554 m), à quelque distance du pré où nous avons coutume de faire une halte avec un beau point de vue sur le lac du Bourget. Nous y allons et y faisons la pause-banane.

Une petite averse nous rafraîchit et incite Marie Jo à adopter un étrange couvre-chef coloré, à la fois anti-pluie et anti-chasse.

Nul risque d’être confondue avec quelque gibier que ce soit... Au début de la pause, une large bande de brouillard s’étire tout le long de la montagne dominant le lac.

Et quand nous repartons, le brouillard qui est monté fait disparaître le paysage lacustre.

Après la pause, nous empruntons un large chemin dans la forêt qui nous conduit en pente douce vers le nord, en direction de la Chambotte.

A un embranchement Sous Chambotte (663 m), nous laissons le sentier qui monte et préférons continuer droit devant sur le chemin qui redescend un bon moment, avec parfois des trouées offrant un aperçu sur le lac,Hautecombe

et la rive ouest, où la brume qui tarde à se dissiper se plaît à marquer le paysage.

Et des gouttes de pluie se remettent à tomber ; décidément le soleil n’a pas encore gagné la partie. Bientôt nous voici longeant les hautes falaises calcaires, avec des traînées verticales bleu sombre, servant d’école d’escalade.

Mais aujourd’hui les amateurs de varappe n’ont pas encore commencé... Ensuite nous entamons le parcours goudronné qui va nous acheminer au belvédère : l’étroite départementale traversant le hameau de la Chambotte, un bref arrêt pour certains à la petite chapelle, les deniers lacets et les escaliers (pour les visiteurs et touristes) conduisant au restaurant avec sa terrasse panoramique où nous passons un bon moment à admirer le lac alors que les nuages et le brouillard se dissipent sous les rayons du soleil.

Après quoi, nous nous dirigeons à travers le petit bois voisin du restaurant vers le sommet des falaises (709 m), lieu traditionnel de la pause-déjeuner où quelques randonneuses ont déjà étendu une grande nappe sur le sol. Mais il reste suffisamment de place pour notre petit groupe. Il est bientôt midi et nous nous installons à distance raisonnable du bord de la falaise pour un pique-nique joyeux et convivial...

Après nous être restaurés, nous pouvons musarder au soleil, voire faire une petite sieste et en ce domaine, les dames ont été supérieures aux messieurs.

A 13 h 15, nous prenons le chemin du retour, retraversons le hameau et réempruntons la D 991 b dans le sens de la descente jusqu’à l’embranchement du Chemin des vignes.

Des travaux d’entretien récents l’ont aplani et débarrassé des broussailles envahissant ses bords. Nous descendons donc tranquillement, prenant notre dose de vitamine D, observant les sartos, certains en ruine, habités par la végétation

et d’autres restaurés, agrandis, transformés en résidences secondaires. Le groupe de tête -Bernard, Maurice, Yves, Marie-Jo- aperçoit une cinquantaine de mètres plus bas, arrêtée au milieu du chemin, une seconde biche qui, nous voyant, détale dans le sous-bois. Avant le dernier virage du chemin des vignes, nous nous regroupons.

Nous prenons alors sur la gauche un petit sentier qui monte et traverse un pierrier avant de redescendre progressivement en pleine nature vers Brison-les-Oliviers où la boucle est bouclée. Une dernière halte avant de revenir auprès des voitures. Sur le parcours terminal dans le hameau, nous découvrons un grenadier aux magnifiques baies rouges.

Avant 15 h 30 nous regagnons nos pénates, espérant pour la semaine prochaine un retour du soleil avant jeudi.

Maurice (plus 1 photo de Marie-Jo)

Portfolio

Curiosité vue entre le restaurant et le belvédère
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