Club Santé Seniors MGEN 73

2019 / 10 / 03 - Et un Petit Som-met de plus !

La Ruchère - Pas du Loup- Petit Som

samedi 5 octobre 2019, par Maurice DUPONT

Programmée depuis 15 jours, annulée jeudi dernier à cause de la pluie, la randonnée au Petit Som est de nouveau à l’ordre du jour de ce premier jeudi d’octobre. C’est ainsi qu’à La Ruchère, sur le parking du lieu-dit Le Habert (1130 m) débarquent peu avant 9 heures 12 Bémols : Élisabeth, 2 Françoise, Marie-Madeleine, Martine, Maxime, Mireille, Monique, Nicole, Sylviane, Bernard, Maurice. Si le temps s’est remis au beau après la pluie de la veille, le fond de l’air est froid et pendant toute la randonnée, on sera content d’être chaudement vêtu.

La randonnée débute sur une piste pentue et pleine de caillasse montant vers le col de La Ruchère. Nous passons auprès de l’oratoire Teste de Lavigne, édifice construit en bordure de ce qui fut jadis le chemin des pèlerins venant du nord de la France et se rendant à la Grande Chartreuse... Nous continuons notre marche dans la forêt et arrivons à Pré Gervet (1390 m) et nous avons plaisir à voir les rayons du soleil pénétrer à travers les branchages.

Une heure après le départ tout le groupe a atteint le col de la Ruchère (1407 m). Dans la prairie avoisinant le col, des feuilles givrées donnent une idée de la température ambiante et donnent lieu à de magnifiques clichés. Vers le sud, Chamechaude et Charmant Som avec une écharpe de brouillard.

Après une petite halte, nous suivons au pied du Petit Som un étroit sentier où la terre mouillée colle aux semelles, nous dirigeant vers le Pas du Loup.

Sentier bordé d’éboulis puis se frayant ensuite un étroit passage entre les rochers.

Il n’est guère aisé de progresser, les bâtons deviennent encombrants, mais la solidarité et l’esprit de groupe vont permettre à tous les Bémols de franchir ce passage délicat. A la sortie de la difficulté, halte pour se remettre de ses émotions, jeter un coup d’œil sur l’environnement immédiat et plus lointain, avant une descente courte mais abrupte vers un pierrier à traverser.

Puis nous montons en zigzag sur le flanc herbeux de la montagne jusqu’au col de Léchaud (1704 m).

Le vent du nord nous y accueille et nous accompagnera pendant la dernière portion de l’ascension. En montant vers le sommet du Petit Som, il est possible en se retournant d’apercevoir derrière les falaises cartusiennes le Mont Blanc au loin.

Et à nos pieds des cynorrhodons écarlates.

A 12h15 le Petit Som (1770m) est vaincu par 10 Bémols qui posent successivement autour de la Croix sommitale.

Les 2 autres qui voulaient rester au col, finiront par atteindre le sommet un peu plus tard. De là-haut, malgré le vent, quel régal pour les yeux ! Au-dessus des nuages, les montagnes de Chartreuse ;

en contrebas le couvent de la Grande Charteuse, couronné d’un voile de brume ;

vers le nord apparaît le lac du Bourget,

plus à l’est le Mont Blanc magnifique. Vers le sud le Mont Aiguille émerge d’une large bande nuageuse barrant l’horizon.

Pour la pause-déjeuner, nous cherchons un endroit abrité du vent et c’est dans un repli de terrain plus bas, derrière des arbustes que nous nous installons avec vue plongeante sur le col de Léchaud et si l’on tourne un peu la tête, sur le Granier et le col du même nom avec en arrière-plan les Bauges.

Nous nous restaurons de façon confortable et conviviale.

Notre pique-nique attire des chocards à bec jaune dont certains s’enhardissent à venir saisir quelques morceaux de pain avant de reprendre leur vol et tournoyer dans les airs.

A 13 h 30 nous prendrons le chemin du retour sans avoir fait un petit somme, le terrain pentu n’y étant pas favorable. Nous descendons vers le col de Léchaud où nous prenons le sentier qui descend directement vers Le Habert sur le versant nord du col, nous évitant ainsi de repasser par le Pas du Loup et nous faisant effectuer en somme une véritable boucle.

Longue descente dans la forêt, avec des passages terreux et glissants, occasionnant quelques chutes sans gravité. Parfois un spectacle curieux retient l’attention, tel un tronc qui fume... l’eau de pluie dont il est imprégné s’évaporant au soleil.

Le sentier n’en finit pas de serpenter là, dans des zones envahies de fougères, plus loin, dans des endroits plus dégagés propices aux champignons, mais les seuls trouvés sont des amanites et d’autres peu appréciés telles ces pézizes.

Après avoir traversé deux pistes forestières et le ruisseau du Bruyant sur un ouvrage en béton, nous arrivons vers 15 h 30 à l’embranchement du sentier et de la piste empruntée le matin. Nous apercevons une dernière fois les falaises du Petit Som et nous voici revenus au parking du Habert.

Au terme de cette randonnée cartusienne, chacun(e) peut se dire en son for intérieur : Au prix d’une somme d’efforts limitée, vaincre le Petit Som, certes ce n’est pas Le Grand, mais c’est Charmant...

Photos : Martine

Texte : Maurice

Portfolio

Vue depuis la halte à Sous le Petit Som (1530 m)
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