Club Santé Seniors MGEN 73

Sortie G1 du 26 septembre : vers Valloire

Une balade en 2 temps et 3 mouvements

samedi 28 septembre 2019, par André MATHIEU

Quelques statistiques :

10 participant(e)s, 4 hommes et 6 dames en ce matin incertain.

Pour le groupe des 7 : + 570 m en 5 h 49 min pour une distance de 10,2 km.

Temps 1 : Couvert, humide et froid.

Premier mouvement : Ascendant.

Nous laissons nos 3 véhicules sur la piste partant de Plan Lachat en direction des Mottets -plutôt chaotique au début - pour emprunter un petit sentier balisé sur la gauche, en regrettant d’être un peu en retard pour jouer les "figurants" sur le tournage annoncé et un peu trop en avance sur l’éclaircie du jour.

La vue est limitée ;les moutons, bien serrés pour se tenir chaud , forment un sombre amas de laine ; les randonneurs, malgré tout confiants dans une météo annonçant la fin des pluies pour le début de la matinée, affrontent d’un pas décidé la grimpette vers le col des Rochilles et la brume persistante. On se regroupe au chalet du col pour enfiler capes et vestes de pluie puisque, finalement, nous essuyons une de ces averses"éparses" prédites par certains prévisionnistes et qu’il commence à faire frisquet...

Au camp des Rochilles, encore désert à cette heure avant l’invasion militaire de l’après-midi, certaines d’entre nous jettent même un coup d’œil au dortoir-refuge pour le cas où le temps se dégraderait encore...

On continue malgré tout, laissant sur notre gauche le lac du Grand Ban, presque asséché, et le lac Rond, un peu plus plein, semble-t’il.

Nouvelle averse en arrivant au col des Cerces qui refroidit encore le moral et surtout le physique de la troupe. Il reste presque 600 m de dénivelé pour atteindre la Pointe des Cerces, le brouillard est bien présent et il n’est pas certain que le soleil soit au rendez-vous au sommet. 6 randonneurs plus ou moins transis décident alors de ne pas pousser plus haut et de tenir compagnie à Nicole qui, reprenant la rando après une longue interruption, a prévu de se limiter au circuit court du lac des Cerces. Nous laisserons donc nos trois camarades, férus de marche en montagne par tous les temps, s’aventurer dans les nuages vers l’objectif convoité (cf. 3ème Mouvement ).

Temps 2 : froid, humide et brumeux puis de plus en plus ensoleillé et chaud !

Deuxième mouvement : descendant.

Nous entamons donc une descente tranquille et prudente (chemin humide et parfois glissant) vers le lac des Cerces, le long duquel nous allons flâner dans une atmosphère ouatée et silencieuse digne des plus beaux lochs écossais : une nappe d’eau parfaitement lisse et limpide propice aux jeux de lumière et de reflets. Mais pour l’instant il ne s’agit que de ceux de silhouettes fantomatiques, les sommets alentour demeurant totalement voilés.

Nous poursuivons donc notre mouvement descendant vers le vallon des ruisseaux des Cerces et de la Ponsonnière à la recherche d’un endroit sec pour pique-niquer.

Un petit abri en pierre se révèle un peu étroit pour tous nous abriter mais la bruine a cessé et le soleil fait enfin son apparition nous permettant une pause réconfortante fort agréable sur les rochers environnants.

Pointe des Cerces et Rocher de la Sauma

Col de la Ponsonnière

Dès lors le panorama se dévoile dans toute sa beauté automnale et sur le chemin du retour nous baguenaudons en profitant pleinement du majestueux spectacle que nous offrent aigle royal, gypaète et quelques vautours, passant et repassant au-dessus de nos têtes ou à nos pieds à la recherche de leurs proies. Peut être ces marmottes bien grasses en fin de saison, galopant d’un terrier à l’autre entre les chalets d’alpage du hameau des Mottets en sifflant leurs petits inconscients du danger ?

Avant de rejoindre les voitures un petit crochet s’impose pour aller admirer la Pierre de la Jargette et son curieux "fer à cheval" (ce gros bloc erratique aurait été gravé à l’âge du cuivre entre 2000 et 2500 ans av. J.C.), avec, en toile de fond, la Pointe des Cerces enfin bien dégagée et on se dit qu’on y retournera - c’est sûr - si le soleil se lève en même temps que nous...

De retour au parking, pour fêter son retour et cet agréable après-midi de farniente en montagne, Nicole nous offre quelques rafraîchissements que nous buvons à sa santé et à la réussite de nos trois amis.

Troisième mouvement : Ascension de la Pointe des Cerces par 3 intrépides.

Je laisse la parole à Christian :

Ainsi donc, vers 11h15, laissant le col des Cerces avec son vent et sa pluie hostiles, le sous-groupe des trois ( Maryvonne, Danièle et moi-même) attaque la montée à la Pointe des Cerces. notre 3000 de l’année.

Après une centaine de mètres, la pluie cesse de tomber et le vent de souffler. Le sol reste humide, mais le chemin est bien tracé. La montée ne pose donc aucun problème. Maryvonne avance à toutes vitesse, puis.... revient aussi vite.....et repart...... Elle refait ça quatre fois de suite.

"Que t’arrive-t-il ?" ..... "J’ai froid, alors je me réchauffe"

Avec ces incessants allers-retours de Maryvonne, il s’en faut de peu que nous partions dans le mauvais sens.

Mais finalement, il y a bien un chemin marqué de cairns.

On peut contempler au passage les restes des névés. Le sol est sec depuis un moment. C’est un pierrier schisteux. On est un peu comme sur la lune.

Nous passons un petit ressaut rocheux qui sépare les deux anciens névés avant d’attaquer la dernière pente. A ce moment le soleil nous rappelle qu’il existe. Il commence par illuminer les nuages avant de surgir au dessus du rocher de la Sauma.

Le contraste est total. Progressivement tout se dégage autour de nous. Pour les paysages, je laisse parler les photos.

Nous n’oublions pas, bien sûr, de nous photographier au sommet, devant le panneau : "je vaux ce que je veux".

Et puis, on mange.... Et puis on boit du café.... Et, on repart... pour ne pas faire trop attendre nos compagnons.

A la descende, tout est très différent, baigné de soleil.

Nous flânons cependant pour photographier quelques fleurs, dont un edelweiss.

Après avoir regagné le col, c’est la chasse aux marmottes le long du lac.

Il fait maintenant chaud quand nous regagnons la piste.

Le grand troupeau de moutons circule au dessus de nous.

Le ciel est parfaitement bleu quand nous regagnons la voiture. Il est 16h40.

Nous avons fait 1100 m de dénivelé et parcouru 15,5 km. Et voici notre trace à partird u Col des Cerces :

Et Muriel de conclure : La morale de cette histoire : Rien ne sert de se lever tôt ; il faut partir à point....

Texte : Muriel et Christian (3 ème mouvement )

Photos : André et Christian (3 ème mouvement )

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