Club Santé Seniors MGEN 73
Accueil du site > 05. Activités > Randonnées pédestres "Les Bémols" > Récits groupe Bémol - 2019 > 2019 / 09 / 19 - A tire-d’aile au sommet du Colombier

2019 / 09 / 19 - A tire-d’aile au sommet du Colombier

De Praz Gelaz (Aillon-le-Jeune) au Mont Colombier

samedi 21 septembre 2019, par Maurice DUPONT

Ce matin est-ce la destination, le sommet du Colombier d’Aillon, qui a suscité une telle affluence ? 18 Bémols – Bernadette, Colette, Évelyne, 4 Françoise, 2 Geneviève, Marie-Jo, Marie-Madeleine, Martine, Maryse, Nadine, Nicole, Bernard, Jean-Philippe, Maurice. Soit cinq fois plus de dames que de messieurs ; la perspective de gravir le Colombier aurait-elle fait pousser des ailes de colombes à la gent féminine et à la gent masculine, très minoritaire, craindre de passer pour des pigeons ?

Toujours est-il que partis tôt de Bassens, les 18 commencent la randonnée à Praz Gelaz (1200 m) dans l’air frais du matin alors que le brouillard recouvre encore notre objectif tout comme le sommet des autres montagnes. Nous montons d’abord dans une forêt privée que panneaux et dessins humoristiques présentent comme exemplaire pour la protection de la biodiversité.

Au bord du sentier, une des rares fleurs du jour, une achillée millefeuille aux couleurs blanches et roses.

Peu après 9 heures, nous voici au Chalet de la Fullie (1390 m) où la première halte permet le regroupement des 18. Une toile d’araignée perlée de rosée n’échappe pas à l’œil de la photographe.

Puis nous repartons sur le GR du tour des Bauges en direction du col de la Cochette : le sentier pentu se faufile dans la hêtraie-sapinière avant de déboucher dans un espace herbeux, çà et là des arbustes couverts de cynorrhodons écarlates attirent le regard.

La montée est longue, sur le GR contournant les falaises du Colombier et de nombreux éboulis, le groupe s’étire à la queue leu leu.

Tout près du col , un cirse encore fleuri mérite un cliché.

Au col de la Cochette (1694 m) nous nous arrêtons pour la pause-banane, il est 10 h 30. Pendant la halte nous observons le paysage qui nous environne. D’un côté les Rochers de la Bade que nous laissons sur notre gauche et de l’autre côté, surmontée d’un voile brumeux, l’arête-sud du Colombier, que nous ne gravirons pas contrairement à un groupe de randonneurs plus jeunes qui s’y engagent.

Une fois sustentés, nous empruntons la large piste longeant le flanc-ouest du Colombier où le regard aiguisé des géologues du groupe, Martine, Marie-Jo, Geneviève, repère dans les blocs rocheux des fossiles -oursins et coraux.

La piste descend avant de remonter vers le chalet de Rossane (1738 m). Après avoir longé les bâtiments, nous nous dirigeons vers le col du Colombier et avant d’y arriver, nous obliquons à droite vers l’alpage où paissent des génisses en bordure de la falaise nord-ouest encore enveloppée de brouillard.

Commence alors la longue montée vers le sommet du Mont. Les 18 se subdivisent en plusieurs sous-groupes qui montent à leur rythme sur l’étroit sentier serpentant d’abord dans la pente herbeuse

Puis c’est dans une zone plus rocailleuse que nous progressons.

Ça tire dans les mollets et les rayons du soleil, dissipant peu à peu le brouillard, laissent apercevoir la crête des montagnes

et permettent de voir derrière nous le chemin déjà parcouru alors que le sommet est encore loin.

A un moment le sentier bute sur une mini barre rocheuse ; les 2 coresponsables, après l’avoir franchie, vont attendre patiemment et veiller au bon franchissement de la brèche par tous les membres du groupe. Après quoi, il restera la dernière portion de l’ascension à effectuer et pas la plus facile avec la fatigue accumulée. Enfin plus d’un(e), le visage inondé de sueur et de joie d’avoir réussi, peuvent contempler des paysages fantastiques avec l’Arcalod et autres sommets émergeant d’une mer de brouillard avec en arrière-plan le Mont-Blanc dominant le tout.

Ou au milieu de la mer de brouillard, pour les un(e)s, une île, pour d’autres pris par l’ivresse des sommets, le dos hérissé de plaques rocheuses d’un stégosaure fossilisé.

Avant midi et demi, tous et toutes sont parvenus à vaincre le Mont Colombier (2043 m) et peuvent prendre la pose autour de la croix sommitale.

La montagne dominant Aillon devient alors, selon l’expression du poète, "ce toit tranquille où marchent des colombes"... et un chocard à bec jaune.

En ce haut lieu, la pause-déjeuner, joyeuse et conviviale, se déroulera sans clichés. Le moment où nous nous levons avant de redescendre de là haut pourrait être interprété comme l’expression d’un rite religieux ; il n’en est rien.

Mais 18 Bémols au sommet du Colombier, à 843 m au-dessus du point de départ et presque 900 m de dénivelé cumulé, cela mérite d’être photographié sous divers angles.

De même que la descente et ses différents moments : entre le sommet et la barre rocheuse,

après le franchissement de celle-ci,

et le long de la falaise nord-ouest avant de bifurquer vers le chalet de Rossane.

Quelques-un(e)s s’y arrêteront pour acheter du fromage de chèvres.

Le retour à Praz Gelaz est effectué par le même itinéraire qu’à l’aller. Chacun(e) fatigué(e) certes mais fier(e) d’avoir participé à cette belle performance collective, parle de la rééditer la semaine prochaine en Chartreuse.

Photos : Martine

Texte : Maurice

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0