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2019 / 09 / 05 - Pas de Vent, pas de Grêle mais bruine et brouillard

Quelque part vers le Mont Grêle depuis St-Sulpice

vendredi 6 septembre 2019, par Maurice DUPONT

Ce matin, de 7 heures à 7 h15, les randonneurs(ses) affluent au lieu de rendez-vous du groupe Bémol ; au total 16 Bémols -Chantal, 2 Françoise, Geneviève, Jeannine, Marie, Marie-Jo, Marie-Madeleine, Martine, Maxime, Monique, Nadine, Nicole, Bernard, Maurice, Yves. Cette belle affluence serait-elle due à la destination programmée, le Rocher du Vent ? C’est ce que pensent les premiers arrivés mais très vite la météo avec ses prévisions peu encourageantes fera des siennes encore une fois : le Rocher du Vent tombe à l’eau et un plan B est réclamé par la plupart des présent(e)s. Finalement une destination proche est proposée et adoptée : le Mont Grêle depuis le chef-lieu de St-Sulpice (560 m), une randonnée que le groupe n’a jamais faite.

Ainsi alors que 8 heures sonnent au clocher du village et que souffle un vent frisquet ayant fait revêtir polaire ou autre vêtement chaud, les 16 commencent la randonnée de substitution sur un chemin d’abord caillouteux, avec des galets roulant sous les pieds. Sur le talus un colchique, à la corolle encore fermée, attire le regard, confirmant que l’été est fini.

Ensuite après le hameau au nom singulier Les Michetons, nous nous engageons sur la section commune du sentier des 2 cols : col du Crucifix et col St-Michel . A un embranchement, nous laissons la voie sarde datant du 18 ème siècle montant au col du Crucifix et prenons la voie romaine beaucoup plus ancienne ou ce qui en reste, c’est à dire un petit sentier s’élevant dans la forêt jusqu’au col St-Michel. Derrière Bernard, un des rares du groupe à bien connaître l’itinéraire, les 15 autres montent à la queue leu leu.

A 9 h 15 le col St-Michel (875 m) est atteint. Une halte permet à la fois de se reposer et de faire avant l’heure la pause-banane. « On a petit-déjeuné très tôt ce matin... » entend-on, avec sous-entendu le reproche d’avoir fixé une heure de départ très matinale pour finalement randonner à proximité de Chambéry. Les 3 hommes du groupe, qui ont marché en tête, posent devant le piédestal en pierre de la croix érigée au col.

Un petit cadre sur le montant vertical rappelle qu’à l’origine, cette montagne était dédiée au dieu celtique Peninus, (dont il reste l’appellation "montagne de l’Épine") qui fut remplacé lors de la conquête romaine par Jupiter (Jovis) puis à l’ère chrétienne par Saint Michel.

Lors de cette halte, des nappes de brouillard descendant de la montagne vers nous n’annoncent rien de bon pour la suite. Une fois reposé(e)s et restauré(e)s, nous repartons pour le Mont Grêle annoncé à 4,5 km et 1h 40 de marche. Serons-nous dans les temps ? Enveloppé(e)s de brume nous abordons le trajet menant au mont, constitué de passages raides et pentus alternant avec des parties presque à plat. "Ce sont des faux-plats descendants suivis d’autres remontants" plaisante Yves. En bordure du sentier, quelques champignons, en fait non comestibles, attirent le regard et là un curieux polypore sur un tronc abattu est jugé digne d’un cliché.

Le groupe avance tant bien que mal et quand la bruine succède au brouillard, l’heure de la retraite va sonner... D’abord deux marcheuses fatiguées veulent redescendre à St-Sulpice puis trois voire quatre autres annoncent qu’elles n’iront pas jusqu’au bout et lors d’un passage plus raide dans les rochers, il ne reste plus que 10 Bémols (dont seulement 2 qui veulent aller au sommet). Bref à 10 h30, pour préserver l’unité du groupe, tout le monde redescend au col St-Michel où les 16 se retrouvent peu après 11 heures.

Que faire alors ? Passer le temps, explorer davantage l’endroit où subsiste un sarcophage cassé qui aurait abrité la dépouille de St Germain l’Auxerrrois, lire les panneaux retraçant l’histoire du lieu.

Et une question essentielle se pose : Où fera-t-on la pause-déjeuner ? Un accord est vite trouvé : dans la grotte François 1er annoncée par une pancarte directionnelle à 15 minutes. Quelques-un(e)s, influencé(e)s par la toponymie locale à connotation essentiellement religieuse, la nomment « grotte St-François ».

Nous voici descendant dans la brume vers la cavité rocheuse où le roi de France, il y a plus de 5 siècles, se réfugia lors d’un très violent orage.

La première grotte peu spacieuse nous apparaît indigne d’un roi.

Un peu plus loin, l’espace sous la voûte rocheuse convient tout à fait à des « agapes royales » selon l’expression d’Yves. Les Bémols y déjeuneront dans un esprit de convivialité qui leur est propre et à l’abri d’une averse, et non plus de la bruine, qui se met à tomber pendant la pause.

A 12 h 30, nous reprenons la marche et nous montons vers le col du Crucifix (915 m) où les dames prennent la pose avec le sourire pour une "cruci-fiction" collective imprévue.

Ensuite pour éviter de glisser sur les dalles mouillées de la voie sarde menant à St-Sulpice, nous prenons le sentier de crête conduisant vers le col St-Michel, sentier décoré de beautés naturelles : toile d’araignée avec perles de pluie, campanules ruisselantes, tronc recouvert d’une sorte de dentelle de petits polypores.

Au belvédère dominant le lac d’Aiguebelette, avec un brin de patience, nous pouvons voir le soleil chasser peu à peu le brouillard recouvrant le plan d’eau et ses deux îles.

A 13 h 30 nous voici une nouvelle fois au col St-Michel où une araignée a tissé sa toile depuis notre passage précédent.

Nous y faisons une dernière halte avant le retour au point de départ par l’itinéraire du matin. Avant l’arrivée à St-Sulpice, la photo d’un joli colchique, parmi d’autres ornant le talus, conclura cette randonnée particulière à plus d’un titre.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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