Club Santé Seniors MGEN 73

2019 / 08 / 29 - Six cœurs atout Sitre

Lac de la Grande Sitre depuis Le Clos

vendredi 30 août 2019, par Maurice DUPONT

En ce dernier jeudi des vacances, seulement 6 Bémols au point de rendez-vous : Bernadette, Françoise, Marie-Madeleine, Martine, Bernard, Maurice, mais six qui ont la randonnée chevillée au cœur et au corps, et qui partent pour le Lac de la Grande Sitre au cœur du massif de Belledonne.

Après l’autoroute, l’étroite route de Prélong puis la piste forestière cahoteuse à souhait entre le col de Pré Long et Le Clos (1485 m), à 9 heures, nous sommes à pied d’œuvre. Commence alors la marche sous un beau ciel bleu et d’emblée une pente raide et sévère se présente à nous. Chacun(e) à son rythme et à sa façon affronte l’obstacle : à l’avant Bernard semble survoler la difficulté tandis qu’à l’arrière, ferment la marche Marie-Madeleine et Bernadette, si elles ont plus de peine, elles mettent beaucoup de cœur à gravir cette piste forestière pentue comme un toit et traversée de rigoles profondes pour l’écoulement des eaux de ruissellement. Faisant un détour dans le sous-bois environnant, Martine revient sur la piste avec en main un beau bolet. Après trois-quart d’heure de grimpette, nous arrivons au Refuge du Pré du Molard (1735 m) et sur un tronc d’arbre en bordure du chemin nous faisons la première halte du jour qui se transforme en pause-banane. Après quoi, contournant le refuge, nous empruntons un sentier moins pentu qui par paliers va nous emmener jusqu’au col de la Sitre. Le long du sentier, quoique la période des fleurs à profusion soit passée, notre photographe en repère quelques-unes dignes de superbes clichés.

Durant la montée vers le col, lors d’une halte permettant le regroupement, la dernière arrivée propose une modification de la destination de la randonnée : aller au sommet de la Pointe de la Sitre (2195m), ce qui n’est pas au programme du jour. Cette proposition, ne rencontrant pas un accueil favorable, sera reprise plusieurs fois un peu plus tard comme une illustration de la pensée pascalienne : "Le cœur a ses raisons etc ..." Après de longs lacets bordés de myrtilliers, tous les six ont franchi le col après 11 heures. Une pause permet de reprendre souffle et d’admirer le paysage. A nos pieds, des feuilles d’alchémille recouvertes de rosée, au loin les sommets environnants, et les villages des balcons de Belledonne avec plus bas, la vallée de l’Isère au pied de la Chartreuse.

Martine, qui connaît l’itinéraire par cœur, après avoir repéré des carlines

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Le long du sentier après le col de la Sitre

nous montre la suite du parcours, le sentier montant sous la Pointe de la Sitre, avec à l’arrière -plan la Grande Lance de Domène.

Ensuite nous progressons au pied du Mont St-Mury et montons jusqu’au lieu-dit Sous la Pointe (2082 m), le point culminant du parcours où une pause s’impose.

Pour jeter un coup d’œil sur le chemin parcouru depuis le col avec les montagnes de Chartreuse dominant le Grésivaudan,

tout aussi bien que pour admirer dans la rocaille des linaires des Alpes bicolores.

Dès lors il nous faut descendre vers le lac que l’on aperçoit d’abord partiellement tout petit au fond d’une cuvette glaciaire.

Peu à peu il apparaît littéralement beau comme un cœur.

Au bout du sentier faisant de nombreux zigzags à flanc de montagne, nous voici sur le coup de midi au niveau du petit lac de la Grande Sitre (1952 m) entouré de blocs rocheux que le bas niveau de l’eau laisse à découvert. Poussent çà et là fougères et épilobes.

Et sur la rive est du lac des plants de myrtilles dont la couleur verte se reflète dans l’eau.

Les rochers en guise de sièges, nous nous asseyons au bord de ce plan d’eau enchanteur pour la pause-déjeuner.

Après un pique-nique convivial, temps de repos et de discussion à bâtons rompus. Entre autres, par une curieuse association d’idées à la vue d’un crâne de mouton sur un rocher, les rapports entre Néandertal et Homo Sapiens...(Sujet à approfondir si le cœur vous en dit...)

La photographe-botaniste explore les lieux en quête de fleurs

et découvre notamment une renoncule à trois rangées de pétales.

Vers 13 heures, nous voyons des nuages gris recouvrir les sommets de la Grande Lance de Domène et de la Petite Lance du Crozet, au pied desquelles se love le lac.

Cela donne le signal du départ.

En remontant vers le lieu-dit Sous la Pointe (2082 m), derniers regards sur ce cœur aquatique

se déformant au fur et à mesure que nous nous en éloignons

avant de disparaître à nos yeux mais pas de notre esprit.

Le retour par le même itinéraire qu’à l’aller permet de revoir une dernière fois le sentier descendant du col vers le refuge, les balcons de Belledonne, la vallée du Grésivaudan et la Chartreuse empanachée de nuages blancs.

A 15 heures, nous sommes de retour au Refuge du Pré du Molard.

Là nous faisons une pause pour nous rafraîchir avant de rejoindre Le Clos et le parking peu après 16 heures. Le trajet automobile vers Bassens sera effectué à une allure sempre più rapida, de la piste forestière à l’autoroute.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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