Club Santé Seniors MGEN 73

2019 / 08 / 22 - Pour l’plaisir de Leyzieu

Randonnée au lac de Barterand (01 )

vendredi 23 août 2019, par Maurice DUPONT

Ce 22 août vers 7 heures, au lieu de rendez-vous des Bémols, l’horizon est bouché, le ciel couvert de nuages et selon les prévisions météo, des risques d’orages sont annoncés dès 14 heures du côté de la destination programmée pour la journée. Ainsi le Rocher du Vent s’efface de notre esprit quand est proposé par Martine aux 7 autres Bémols -Bernadette, Françoise, Jeannine, Marie, Maxime, Mireille, Maurice- un plan B avec documents à l’appui. B comme Bugey, comme Barterand, nom d’un petit lac dans l’Ain, non loin du Lit au Roi, bref une destination de substitution inédite pour les 8 présent(e)s. Nous partons donc non pas vers le Beaufortain mais vers Belley et après le tunnel du Chat, ciel bleu et soleil sont de la partie ; randonner en Bugey a été un bon choix...

Sur le parking de l’église de Cressin-Rochefort (01) nous voici équipé(e)s et prêt(e)s à 8 h 15 pour débuter la randonnée en suivant d’abord la départementale D37B qui nous fait traverser les hameaux de Parissieu et de Leyzieu où à l’intérieur d’un vieux four à pain des livres sont à disposition du public.

Plus loin une belle maison avec toit à redans mérite aussi un cliché.

Puis en bordure de route, un sentier monte vers une croix de pierre, sentier bordé de sculptures dans le rocher évoquant des animaux (ours blanc, héron, tortue), , une tête humaine à la face lunaire,

d’autres des natures mortes... Après avoir observé ces œuvres d’art originales nous montons jusqu’à un point de vue sur le lac de Barterand, paradis des pêcheurs.

Nous faisons la pause-banane puis redescendons pour faire le tour de ce lac aux abords particuliers.

En effet peu avant le plan d’eau, un abribus peu commun a été construit par les bénévoles de Leyzieu pour remplacer un abri en plastique détruit par un chauffard.

Auprès du déversoir du lac où nénuphars et barques se partagent l’espace aquatique, une autre surprise nous attend. Nous posons par groupe de quatre de part et d’autre d’une sculpture d’ Aqualys Alpha,

une de ces créatures mythologiques féminines qui, à la différence des dragons, ne crachent pas du feu mais de l’eau...

Plus loin au début du chemin longeant le lac, un spectacle encore plus imposant et plus surprenant : dans le rocher une gigantesque sculpture de 11 mètres de haut associant des personnages bien différents. En haut la tête, principalement les yeux, du géant rabelaisien Gargantua,

plus bas ses mains entrouvrant le rocher pour livrer des grappes de raisin dont les grains se transforment en gouttes d’eau formant une rivière où se baigne une femme.

Non pas sa mère, Gargamelle, mais la Vouivre, superbe et envoûtante femme-serpent, personnage de légende franc-comtoise, qui attire les hommes au fond de l’eau. Sachant que les victimes sont surtout des hommes jeunes et beaux, le seul élément masculin du groupe pose sans risque près de la Vouivre dont la chevelure flotte au vent...

Après quoi nous longeons la rive ouest du lac dans un décor peuplé de feuilles et d’une fleur blanche de nénuphars.

Sur le chemin où s’étalent de belles flaques une grenouille trouve son bonheur.

Et au bord du chemin, quelques fleurs retiennent l’attention de la photographe.

Nous comptions faire le tour complet du lac mais les abords sud asséchés et transformés en zone propriété de la société Volvo nous font revenir vers la D 37 que nous traversons.

Plutôt que suivre la route goudronnée le long de la rive est, nous empruntons un petit sentier qui monte raide sur le flanc de la montagne de Chamoise dans un bois aux arbres recouverts de mousse.

Le dénivelé de la journée (près de 300 m) s’effectue désormais dans cette montée sans créatures sortant de l’ordinaire. Seul un crapaud caché dans un trou moussu au pied d’un chêne sera l’objet d’un cliché.

Après un temps qui semble long à certain(e)s, nous passons un col et redescendons sur un chemin large, au sol marqué par les engins de débardage du bois. De temps à autre, s’offre à nous une vue superbe sur le plan d’eau du Lit au Roi et au loin vers le Mont du Chat.

Ce chemin nous ramène au village de Cressin-Rochefort et avant midi nous avons rejoint le parking de l’église. Nous décidons de reprendre les voitures et d’aller faire la pause-déjeuner à Massignieu-de-Rives au bord du Lit au Roi, comme pour rendre un hommage posthume à Bob, en souvenir d’une randonnée inachevée, celle où il nous a quitté(e)s il y a un peu plus de trois mois (exactement 14 semaines). Déjà pendant le trajet automobile, lors du franchissement du pont de Coron, point de départ de son ultime randonnée, une pensée émue a saisi plus d’un(e) Bémol, qui s’est souvenu(e) de Bob.

Pause-déjeuner amicale et conviviale autour d’une table rustique au bord du plan d’eau. Pause-déjeuner suivie d’un moment de sieste ou de discussion à propos des randonnées à venir. Nous apprécions l’atmosphère paisible qui règne sur ce plan d’eau, où évoluent au loin des cygnes dont des cygnes noirs et à portée de l’objectif, une grèbe huppée et ses petits ainsi qu’une foulque.

A 14 heures, au terme de cette randonnée bugiste de substitution, à la fois inédite et marquée par le souvenir, nous repartons vers Bassens après un dernier regard sur le port de Massignieu-de-Rives.

Photos : Martine

Texte : Maurice

Portfolio

une pause-banane sous bonne garde Commentaire du sculpteur sur les Aqualys Alpha
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