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2019 / 08 / 08 - A partir du lac de St-Guérin, la Tempête ou Les Fées

Randonnée dichotomique en Beaufortain

samedi 10 août 2019, par Maurice DUPONT

Étrange randonnée que celle de ce 8 août ! Avant 7 h30 au lieu de rendez-vous pour la destination des lacs de la Tempête se retrouvent 9 Bémols -Évelyne, 2 Françoise, Geneviève, Marie, Martine (toutes 2 de retour après une longue absence), Mireille, Maurice, Michel. Or 4 dames, n’ayant pas la condition physique suffisante pour affronter cette longue marche, annoncent qu’elles évolueront sur une autre trajectoire, vers le lac des Fées. Ainsi après 9 h15, depuis le parking du barrage de St-Guérin (1559 m), la randonnée commence par une marche commune aux 9 Bémols le long de la rive est du lac jusqu’aux abords de la passerelle himalayenne. Là le groupe se subdivise, Françoise (la doyenne du jour), Marie, Martine, Mireille, prennent alors le sentier du lac des Fées, des fées bienveillantes aux ca(ra)bossées ??? Les 5 autres franchissent la passerelle : destination le(s) lac(s) de la Tempête. A quand le retour et les 9 de nouveau réunis ?

A corps perdu dans le lac de la Tempête

Après la passerelle, le long de la rive sud du barrage nous apercevons la voûte en béton et le plan d’eau où se mire dans la lumière du matin la rive ouest boisée.

Au lieu-dit Le Planey (1557 m) où nous apercevons un magnifique bouquet de chardons bleus, débutent les difficultés avec la montée interminable vers le col de la Louze.

Nous longeons le torrent du même nom que nous traversons à plusieurs reprises soit sur des madriers soit sur les pierres.

Quelques curiosités naturelles égayent le parcours : un arbre au tronc tordu ou le torrent coulant en contrebas du sentier.

De nombreux marcheurs nous doublent ou nous croisent sur le sentier et ses multiples ramifications. Quant à nous, nous montons chacun(e) à son rythme, Françoise ouvrant la marche, Geneviève et Michel formant l’arrière-garde. Plusieurs haltes permettent au club des Cinq de se regrouper avant de repartir. Dans les herbages précédant le col, un air frais nous enveloppe et nous permet de reprendre souffle pour enfin parvenir au col (2119 m) où nous arriverons après 12 h 15. Michel qui au terme de cette montée est très fatigué nous demande de poursuivre sans lui jusqu’au lac de la Tempête. Mais les 4 autres savent lui redonner confiance et le stimuler. Et comme Michel n’est pas un loser, il va repartir avec le groupe après un temps de repos et une photo des 5 souriant d’avoir surmonté la difficulté.

Dès lors nous voici sur le sentier des lacs de la Tempête, sentier qui après un passage à plat serpente dans les pierriers, les éboulis de rochers où il faut se repérer en suivant les cairns aux formes parfois curieuses.

Le sentier descend pour mieux remonter et réserve certains passages délicats où il faut s’agripper avec les mains ou laisser passer les autres randonneurs.

Le long de cet itinéraire escarpé des gentianes pourpres s’offrent à nos regards.

Enfin arrivés au sommet d’une hauteur, nous voyons à nos pieds le premier lac de la Tempête.

Nous descendons et cherchons un endroit peu fréquenté pour la pause-déjeuner que nous faisons à partir de 13 h 15.

Pause conviviale et joyeuse, comme toujours chez les Bémols. Michel parle même de prendre un bain après le repas et n’écoute pas les propos du narrateur sur la fragilité du biotope des lacs d’altitude que l’on peut polluer en s’y baignant. Lui qui au col de la Louze avait perdu le souffle et la volonté d’aller plus loin, le voici retrouvant toute sa vitalité en se trempant dans le lac comme dans une fontaine de jouvence. Son attitude fait école, des enfants à qui les parents ont défendu de se tremper suivent son exemple.

Laissant le baigneur rebelle sous la surveillance de Geneviève, les 3 autres Bémols vont au-delà du verrou glaciaire pour jeter un regard sur les deux lacs suivants.

Ainsi, soit dans l’eau soit sur terre, on perd la notion du temps qui passe. Et à 15 h 15, on réalise seulement qu’il serait grand temps de songer au retour par le même itinéraire qu’à l’aller.

De nouveau au col de la Louze, nous pouvons admirer le paysage avec à nos pieds le lac de St-Guérin, au loin le Mont Blanc émergeant à peine d’une écharpe de nuages gris, et les sommets du Beaufortain.

Lors de la descente le long du torrent La Louze, sous les chauds rayons du soleil, les écarts se creusent entre le premier et les derniers arrivés au Planey. Après 17 heures les 5 sont réunis mais il leur reste à effectuer le tour du barrage en franchissant la passerelle en sens inverse et à regagner le parking où les randonneuses au lac des Fées sont revenues depuis longtemps. Fourbus après 14 km et 660 m de dénivelé mais heureux de cette journée pleine de soleil au milieu des paysages montagnards du Beaufortain.

A 18 heures les 9 Bémols du départ sont de nouveau réunis après leur randonnée respective et repartent vers Bassens.

Maurice (+ des photos de Geneviève et Évelyne).

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