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2019 / 08 / 01 - Un périphérique d’altitude aux heures de pointe

Boucle des Cerces et des Rochilles depuis Plan Lachat

samedi 3 août 2019, par Maurice DUPONT

Au terme de 111 kilomètres de route et autoroute arrêt après la station de Valloire au parking déjà bien rempli de Plan Lachat (1970 m) où débarquent, peu avant 9 heures, les 14 Bémols du jour : Bernadette, Cécile, Dominique, 2 Françoise, 2 Geneviève, Jeannine, (1 seule) Martine, Maxime, Michèle, Bernard, Jean-Philippe, Maurice. Nous voici donc au pied du col du Galibier dans un décor montagnard grandiose, avec pour destination le lac des Cerces, le col des Cerces, les lacs du Grand Ban et Rond, le col des Rochilles et le camp militaire. A un long trajet automobile va succéder une longue marche d’approche sur la piste caillouteuse menant aux chalets des Mottets (2070 m). Piste fréquentée dès le matin par toutes sortes de randonneurs : des groupes plus ou moins nombreux, des familles avec de jeunes enfants, des couples de tous âges, des solitaires aussi, certain(e)s randonnant avec leur(s) chien(s) parfois tenu(s) en laisse. Peu ont remarqué dans l’herbe bordant la piste les premiers colchiques.

Serait-ce la fin de l’été ? Un peu tôt pour un premier août...

Au milieu du flot des randonneurs, le groupe Bémol se disloque rapidement ;

en tête Cécile et Bernard, les autres marchant chacun(e) à son rythme entre les petites haltes permettant le regroupement de tous. Au-delà des Mottets, finie la piste, c’est sur un sentier serpentant à flanc de montagne que nous prenons de la hauteur.

Nous pouvons admirer vers le nord-ouest, au-delà des sommets qui nous environnent, les Aiguilles d’Arves dont la septentrionale, la Tête de Chat, est visible en totalité.

Plus près de nous, mille fleurs émaillent les herbages d’altitude mais n’étant ni un as de la photographie ni expert en botanique, le preneur de clichés se limitera au strict minimum... Après le colchique, une joubarbe au bord du sentier.

Une halte de regroupement sur les hauteurs du lac des Cerces se transforme en pause-banane.

Après quoi nous nous approchons de ce lac au bord duquel d’autres promeneurs se reposent ou goûtent le charme de ce plan d’eau à 2405 m d’altitude.

Ensuite, nous insérant dans une longue file de randonneurs empruntant le GR 57, nous entamons la montée vers le col des Cerces.

Quelque regard en arrière permet de mieux saisir la beauté de ce petit lac dans son écrin de verdure entouré de montagnes.

Peu avant le col, des silènes des glaciers -« des silènes acaules » précise Geneviève- aux petites fleurs roses émergeant d’une sorte de tapis de mousse verdoyante formé par les feuilles seront l’objet du troisième cliché floral du jour.

Au col des Cerces, point culminant de la journée (2574 m) avec en arrière-plan l’Aiguille Noire se détachant sur le bleu du ciel, plusieurs randonneurs ou touristes ont fait halte.

Nous poursuivons la marche et descendons sur le versant nord du col, avec à nos pieds le lac du Grand Ban dominé par la Pointe de la Plagnette et, plus rocailleux, le Pic de L’Aigle.

L’intention de faire la pause-déjeuner au bord du lac tombe à l’eau, des gens accomplissant la boucle en sens inverse nous ayant averti qu’il y avait beaucoup de vent. Ainsi nous cherchons un endroit peu venté entre col et lac pour notre pique-nique.

Celui-ci sera d’autant plus festif et convivial que Bernadette veut clairement nous régaler à l’occasion de son anniversaire. "Happy birthday Bernadette ! "

Après ce moment de bonheur partagé nous reprenons la marche à 13 h15. Un petit groupe de dames dont Jeannine, notre doyenne, Maxime, Bernadette vont rejoindre directement, sous la conduite de Bernard, le col des Rochilles sans descendre vers le(s) lac(s). Les autres descendront vers les deux lacs, lac Rond un peu plus à l’est

et le lac du Grand Ban.

Après avoir longé la rive sud de ce dernier, nous remontons vers le col des Rochilles (2496 m) où nous nous retrouvons tous à 13 h 45.

A nos pieds, les bâtiments militaires, ouvrages de la ligne Maginot construits entre 1931 et 1940, restaurés depuis et dont un bâtiment a été transformé en refuge non gardé.

Après avoir longé ces constructions militaires à plus de 2400 m d’altitude, nous faisons face à un ennemi inattendu : au-dessus de nos têtes un nuage noir décharge sa cargaison de gouttelettes. Cela suffit pour faire sortir les vêtements de pluie ou pour faire accélérer le pas de ceux qui ne les ont pas pris. S’en suivra une descente rapide sur le sentier dévalant jusqu’au lieu-dit Côtes Vieilles (2060 m), entre Les Mottets et Plan Lachat. Ce ne fut qu’une fausse alerte, la pluie cessant assez vite mais la dernière portion de cette belle randonnée fut effectuée dans la précipitation.

A 15 heures tout le groupe est de retour auprès des voitures sur le parking de Plan Lachat, parking qui a débordé dans les prés voisins. Les un(e)s font une halte à la terrasse d’une buvette, les autres plus pressés de regagner leurs pénates reprennent la route vers Bassens.

Maurice

Portfolio

l'Aiguille Noire entre le Lac Rond et Lac du Grand Ban
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