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2019 / 07 / 18 - De Parstire à St-Guérin, c’est ben loin...

La Roche Parstire depuis le col du Pré

vendredi 19 juillet 2019, par Maurice DUPONT

Ce jeudi, 9 Bémols – Bernard, Cécile, Chantal, Élisabeth, 2 Françoise, Geneviève, Maurice, Maxime- partent à 7 h 30 pour le Beaufortain , destination le col du Pré (1703 m) au-dessus du barrage de Roselend où ils débarquent une heure et demie plus tard.

Le ciel est bleu, l’air est un peu frais, la journée sera belle . A 9 h15 débute la randonnée qu’un tiers de l’effectif découvre pour la première fois. Dès le départ, nous montons dans un bois d’épicéas sur un sentier en pente, nervuré en tous sens par les racines des arbres, ce qui rend la mise en jambes plus rude. Au bout d’ un quart d’heure de grimpette, nous sortons de la forêt au lieu-dit Les Chavonnes (1796 m), terme signifiant l’extrémité ou la fin, en tout cas pas de notre randonnée qui en est à son début. Désormais nous marchons en bordure des vastes herbages d’altitude.

Herbages fleuris et en l’absence de botanistes patentées dans le groupe, on se contentera de photographier une renouée vivipare repérée par Maxime.

Devant nous, La Roche Parstire se dresse fièrement avec à l’ouest sa falaise rocheuse impressionnante.

Le nom de cette montagne, pas facile à prononcer, ne dériverait-il pas (en partie) du mot patois pâra désignant « un rocher à pic d’une certaine hauteur offrant l’aspect d’un mur » ? La Parstire, c’est ben pentu ! Il faut monter là-haut ? interrogent celles qui n’ont jamais fait la randonnée... Tout en nous élevant d’un mamelon herbeux au suivant, nous pouvons admirer au nord-est le Mont Blanc qu’un gros nuage blanc va bientôt empanacher.

Plus bas, le barrage de Roselend avec sa voûte concave ; dans ses eaux, dont le niveau est bas se mirent le Rocher du Vent et la bande de nuages s’étirant sur les sommets. Tout cela, c’est ben beau...

Avant d’attaquer l’ascension, nous faisons la pause-banane et pouvons observer d’autres randonneurs progressant sur le sentier en zigzags passant parfois au bord de la falaise.

Requinqués, nous nous lançons à notre tour sur l’étroit sentier et si le groupe s’étire et se disloque, tous les 9 réunis poseront, à 11 heures, pour la photo souvenir près de la pancarte signalant le sommet (2109 m).

Une vue à 360 degrés récompense les efforts faits pour y parvenir, monter jusque là, ça vaut ben le coup... La randonnée n’est pas terminée et nous cheminons maintenant le long de la crête et c’est d’abord ben reposant après la dure montée.

Mais bientôt la lassitude se fait sentir et l’on entend quelques questions du genre : "C’est encore loin où l’on va ?". Tout en marchant, Cécile observe attentivement les abords du chemin pour repérer d’éventuelles gentianes pourpres et signale la présence de quelques-unes à peine en fleur.

A 11h 45 nous voici au Passage de la Charmette (2058 m) où stationne une salle de traite mobile de conception suisse, remorquée par un tracteur ; c’est ben moderne et pratique pour le maître du troupeau de tarines aux belles cornes qui nous regardent passer.

Mais nous poursuivons notre randonnée et remontons en direction du Mont des Acrays jusqu’à ce que nous puissions surplomber le barrage de St Guérin.

Et ça n’en finit pas mais en ces lieux nous pouvons voir des gentianes pourpres en fleur bien épanouies.

Après avoir franchi plusieurs éminences, la tête de la petite troupe peut apercevoir en contrebas le quadrilatère bleu du lac de St Guérin entouré de forêts.

C’est là que nous ferons la pause-déjeuner une fois regroupés les 9. Certaines qui ont pensé s’arrêter avant, ne regrettent pas d’être venues jusque là et de déjeuner dans un décor montagnard et lacustre.

Pause-déjeuner amicale et conviviale, suivie de la sieste.

A 14 heures on songe au retour : de nouveau le Passage de la Charmette puis le large chemin de Comboutin, aux abords fleuris de gentianes de Koch.

C’est un itinéraire retour ben agréable avec une descente paisible sur le versant est, d’où l’on domine l’ensemble du barrage de Roselend.

En face de nous, les sommets surplombant la Combe de la Neuva avec la Brèche de Parozan à la forme rectangulaire et plus au sud le pic rocheux de la Pierra Menta.

Après une dernière vue sur le Mont Blanc, au-dessus duquel les nuages se sont accumulés, dans un virage en épingle à cheveux, nous abandonnons le chemin et sur notre gauche empruntons un petit sentier tracé dans le flanc herbeux de la montagne, qui nous ramène aux Chavonnes puis un quart d’heure plus tard au col du Pré.

Après cette ben belle randonnée en Beaufortain, à 16 heures, nous regagnons Bassens en redescendant soit sur Boudin et Arêches soit sur le barrage de Roselend .

Maurice (plus 2 photos de Chantal)

Portfolio

Barrage de Roselend le matin (photo de Chantal)
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