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Le lac de la Partie par Polset, le 04 juillet 2019.

dimanche 7 juillet 2019, par Christian DORDOLO

André nous donne les infos techniques de la balade :

840 m de dénivelé cumulé.

Distance parcourue :13,1 km.

Altitude de départ :1770 m.

Altitude maximale : 2502 m.

Départ à 8h55 et arrivée à 16h15.

Délais TAC :7h20.

Nous sommes 10 aujourd’hui,avec un Mathieu de plus.

(doc André)

C’est le grand retour d’Yves au lac de la Partie, au bord duquel il venait rêver il y a 46 ans, lorsqu’il était en exil à Modane.

Nous étions déjà venus ici le 20 septembre 2012,mais Yves n’y étais pas.

Pas trop de craintes pour le temps qui devrait être globalement beau, les modestes évolutions orageuses prévues sur la chaine frontière du Fréjus et sur les massifs de la dent Parrachée et le la pointe de l’Echelle ne devant pas trop nous concerner.

Au bout de1h 10 de route, nous sommes au frais sur le parking du délicieux petit village de Polset.

Après quelques minutes de marche montrant qu’il est parfois préférable d’éviter les raccourcis, le village nous accueille portes grandes ouvertes.

On peut contempler les oeuvres de l’artisan du coin et la chapelle saint-Laurent.

Nous sommes en Savoie, nous indique l’ours, mais surtout en Maurienne, nous indique le drapeau pour l’instant refermé du chalet logis de l’Estiva.

Cherchant une explication à ce drapeau curieux, j’ai trouvé ce petit commentaire, qui me plonge dans une méditation profonde :

"Le drapeau a pour origine les armes de la Maurienne qui se blasonnent d’or à la tour de gueules maçonnée de sable mouvant de la pointe, sommée d’un aigle issante couronnée aussi de sable ou d’or à l’aigle éployée de sable, languée et onglée de gueules, à la tour de gueules en pointe."

C’est du copié-collé !......passons............

Après avoir soigné mes blessures, je repars, comme d’habitude, sans mes bâtons, ce qui me permet d’améliorer mon dénivelé.

Lorsque je rejoins le groupe, deux personnes sont en train d’observer un cerf...........Des cerfs avant l’entrée, composée de marmottes et le plat principal qui devrait être des troupeaux de bouquetins.

La marche est agréable et variée dans les premiers pâturages et les bosquets de rodos, à la sortie de la forêt, face aux cascades de Polset qui dégoulinent furieusement du glacier de Chavière.

Yves trouve que l’on va un peu vite et une immense solitude l’envahit...

Mais arrive l’instant de la pause au dessus de la source du vin vers les chalets du Grand Planay.

Lorsque nous reprenons notre marche et que nous arrivons sur les premières bosses, les marmottes nous attendent.

(Photo André)

Elles ont monté un petit spectacle de Guignol pour nous accueillir

Et vas-y que je te tabasse. !.et pif !, et paf !...

Et tiens, prends en une !..!

On laisse nos belles s’amuser ..Nous arrivons au dessus du lac, très vert.

(photo André)

Moment de contemplation !

Yves suggère qu’avant d’aller le rejoindre, nous allions voir deux petits lacs dont un lac doline, tous deux situés à quelques pas d’ici .

"S’il y a du gypse", dit-il, "il y aura des édelweiss ".

Il y a surtout de la neige. Si édelweiss il y a, elles sont encore au chaud. Mais ces 2 petits lacs sont effectivement très beaux.

Il est de tradition de poursuivre jusqu’au col de Chavière, mais les nuages sur le col créent quelques inquiétudes. A table donc !

Et on est bien ici, inutile de descendre au bord du lac.

Sauf que : Il n’y a pas les bouquetins attendus !

Yves,que fais-tu ?

Un oiseau passe.

Miam.

Quelques chocolats et biscuits plus tard, nous reprenons notre descente en direction du refuge de l’Orgère .

Nous sommes sur un Joli chemin en balcon avec plein de fleurs.

Bouquet.

Les fleurs,selon André.

On fait face à le Belle Plinier,à la pointe de la Norma, à la belle Scolette (appelée Pierre menue en Italie) dont le sommet dépasse 3500 m et à la Pointe des Sarrazins qui nous cache le Thabor.

Sur notre gauche l’aiguille Doran finit par dégager la vue sur le col de la Masse. Toujours aucun bouquetin visible dans ce secteur où il y en a des dizaines habituellement .

Par contre, 80 randonneurs du caf viennent s’éparpiller vers le déversoir du lac.Un troupeau pour un autre....

L’instant fleurette passé, nous arrivons aux ruines de l’Estiva et prenons à droite le sentier raide qui redescend sur Polset.

Un paysage féérique de cargneules nous surprend,..

(photo André.)

Contraste saisissant entre le doux vallon de l’Orgère et les formes sauvages et déchiquetées qui nous entourent maintenant !

Et puis, après de beaux virages, le petit sentier tapissé d’aiguilles de pins et de mélèzes, devient farouche, glissant, pentu .Il y a même un passage très délicat qui nécessite, pour le gros des troupes, d’emprunter un chemin de contournement.

On apprendra que cet hiver, une belle avalanche a emprunté le même chemin que nous, sans se poser de questions.

Enfin la pente s’adoucit et on termine tranquillement notre randonnée dans l’herbe sauvage.

Nous voila de retour a la chapelle .

C’est dans deux jours, l’ouverture des stations.je connais bien les propriétaires du gite- étape- restaurant- crèperie l’Estiva, et je sais qu’ils aiment bien ouvrir 2 jours avant.

Pas manqué, on passera une petite demi- heure en terrasse à nous réhydrater et à observer à la lunette des bouquetins dans la paroi en face .

Yves trouvera même à qui parler fleurettes.

Quelques grosses gouttes s’écrasent sur la toile au dessus de nos tête, mais cela ne dure pas.

Et nous pouvons regagner nos voitures sans nous mouiller.

Aux voitures, après cette belle sortie, on se dit au revoir. Plusieurs d’entre nous ne seront pas des prochaines sorties, souvent pour des raisons familiales......

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