Club Santé Seniors MGEN 73
Accueil du site > 05. Activités > Randonnées pédestres "Les Bémols" > Récits groupe Bémol - 2019 > 2019 / 06 / 06 - Mille millions de mille sabots !!!

2019 / 06 / 06 - Mille millions de mille sabots !!!

Col du Granier - Pointe de la Gorgeat - Mont Joigny

vendredi 7 juin 2019, par Maurice DUPONT

Qui à l’énoncé de ce titre ne se souviendra des expressions vociférées par le Capitaine Haddock dans des situations sortant de l’ordinaire ? Or point de Haddock chez les Bémols, il est vrai que Jean-Luc, qui randonne aujourd’hui dans notre groupe, partage avec l’illustre capitaine le fait d’être barbu... Les 13 autres Bémols du jour – Chantal, Cécile, Évelyne, 2 Françoise, 2 Geneviève, Marie-Madeleine, Martine, Maxime, Monique, Nadine, Maurice- débarquent peu après 9 heures au col du Granier (1134 m) avec pour objectif de découvrir des sabots de Vénus. La falaise du Granier émerge de la brume.

Au bord de la route : un chantier avec des engins défonçant le sol et non loin un panneau indiquant que s’effectue une « Requalification paysagère »... Cet euphémisme abuserait-il même un « crétin des Alpes » quant à la sauvegarde d’éventuels sabots que la déesse aurait laissés en ces lieux ? Sous un ciel gris et dans l’air très frais du matin nous partons sur le chemin des Granges de Joigny, observant le talus à la recherche des fleurs dédiées à Vénus. C’est d’abord un orchis moustique et non pas un sabot que nous voyons dans le foin. Nous décidons de faire un détour sur le sentier partant sur la droite et menant à un belvédère.

A l’embranchement du sentier, Chantal et Évelyne préfèrent s’avancer sur le chemin et l’une d’entre les douze autres semble rechigner : « J’y suis venue lundi, il n’ y avait qu’une seule de ces orchidées ouverte ». Et pourtant ce n’est pas un ni deux ni trois sabots que nous avons pu découvrir et photographier çà et là mais beaucoup plus, de véritables bouquets.

Jean Luc, expert en langage moderne, exprime sa satisfaction ainsi : « Cet endroit est un spot remarquable ». D’autres fleurs méritant aussi un cliché accompagnent ces orchidées vénusiennes : orchis pourpre et magnifiques fleurs blanches de camérisier à balais.

Si ce détour a été un peu long, le faire en début de randonnée fut une décision ad hoc... Comblé(e)s par Vénus au-delà de notre attente, nous pouvons effectuer sereinement la boucle prévue au programme du jour.

De retour sur le chemin des Granges , nous pouvons voir de nombreux plants de "petit muguet" en fleur tandis qu’à l’horizon les montagnes cartusiennes sont enveloppées de brume.

Il faut attendre encore un peu pour que l’ éboulement du Granier de 2016 se dévoile nettement.

Après le hameau des Granges de Joigny, nous entamons la montée vers le col de la Gorgeat. Sur les dalles calcaires du début de la montée, nous pouvons observer les empreintes de superbes ammonites du Crétacé inférieur.

Puis le chemin s’étire longuement dans la hêtraie brumeuse.

Mais où sont Chantal et Évelyne ? On apprendra finalement qu’elles sont bientôt à la Pointe de La Gorgeat où elles nous attendront. La pause-banane se fera donc à douze au bord du chemin. A 11h15, nous voici au col de la Gorgeat (1433 m) à quelques encablures de la Pointe (1486 m) où tout le groupe est momentanément réuni. Le brouillard recouvrant la vallée, on se contentera de photographier une borne géodésique d’un bon millésime entourée de ses 3 conscrites : Geneviève, Martine, Monique.

Ensuite nous redescendons vers le col de la Gorgeat quand éclatent une averse et un coup de tonnerre, nullement « Tonnerre de Brest ». Cela va entraîner une scission dans le groupe. Au col, Françoise, Maxime et Chantal ne se sentent pas d’attaque à poursuivre vers le Mont Joigny et préfèrent redescendre par là où nous sommes montés et rejoindre les voitures. Ayant enfilé cape ou autre vêtement contre la pluie, les onze poursuivent la progression vers le Mont Joigny.

L’ascension s’effectue sans incident, heureusement ce n’est pas une pluie battante. Au pied des rochers une soldanelle témoigne que la neige était il y a peu en ce lieu.

Arrivés au pont culminant du jour (1556 m), nous cherchons un endroit abrité dans le bois pour la pause-déjeuner. L’averse cessant, nous pique-niquons dans une ambiance amicale et conviviale, Cécile nous invitant à fêter son anniversaire ...

Après cette pause roborative et festive, nous songeons au retour et descendons sur le sentier des Ravines, faisant attention où nous posons les pieds. Si le sentier est raide, ses abords sont décorés de primevères tardives et des fleurs rosâtres aux belles étamines rouges d’un camérisier des Alpes.

Et bientôt le soleil brille dans le ciel où le bleu l’emporte sur le gris des nuages.

Nous voici de nouveau sur le chemin des Granges de Joigny et arrivons auprès d’une cabane, sur le linteau de la vieille porte en bois est inscrit le mot "La Hulotte". « Chouette !, se dit-on, si nous faisions une dernière halte … Après quoi, la dernière étape avant les voitures.

La sauge des prés et d’autres fleurs dans le foin ou les haies semblent nous préparer au spectacle des dernières orchidées du jour : un massif de céphalanthères

Et encore des sabots de Vénus sur le haut du talus, qui retiennent l’attention de plus d’une.

Satisfaits, que dis-je, enchantés d’avoir trouvé tous ces sabots de Vénus ainsi que le laisse entendre l’hyperbole de l’intitulé, nous rejoignons les voitures et les 14 Bémols regagnent l’agglomération chambérienne.

Photos : Martine

Texte : Maurice

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0