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2019 / 05 / 23 - On a "glandé" sur le Sentier de l’eau

Brégnier-Cordon (01) - Glandieu et sa cascade

vendredi 24 mai 2019, par Maurice DUPONT

En cette belle journée de jeudi, le groupe Bémol repart randonner après une semaine chargée d’émotions. Ainsi 16 de ses membres se retrouvent d’abord sur le parking attenant à la seconde galerie du tunnel du Chat, dédiée aux piétons et aux vélos. Là, dans la lumière matinale, on a une vue superbe sur le lac du Bourget et le massif de Belledonne.

16 Bémols soit 14 habitué(e)s et un couple -Gertrud et Michel- que nous avons le plaisir d’accueillir pour la première fois. Du point de vue de la parité, toujours le déséquilibre habituel : 13 dames et 3 messieurs. Ensuite cap sur le Bugey, destination Brégnier-Cordon. Après avoir débarqué des voitures sur le parking proche du départ du "Sentier de l’eau", nous commençons à 9 h 30 la randonnée en échangeant quelques paroles : « Là où il est, Bob doit nous regarder avec son sourire bienveillant... » Nous voici sur le petit sentier ponctué de balises orange, montant sur le flanc de la montagne d’Yzieu. La grimpette est rude, sans échauffement préalable ; sur le talus des fleurs printanières égaient le parcours.

À partir d’une certaine hauteur, nous avons une vue plongeante sur le village de Brégnier et le canal du Rhône bordé par la forêt où serpente le vieux Rhône sauvage.

Parvenus au sommet de la montée, nous laissons sur notre droite la direction d’Yzieu et continuons en direction du lieu-dit La Frache ; mot régional désignant des broussailles le long d’un torrent. Celles-ci ont dû être fauchées pour aménager le sentier, au bord duquel d’autres belles fleurs attirent le regard et nous font interroger au sujet de leur nom les botanistes du groupe, Marie-Jo et Martine.

A 10 h 30, en un espace dégagé avec un banc de bois orienté vers la plaine, nous faisons la pause-banane.

Ainsi nous "glandons" au soleil. Selon la définition du dictionnaire, cela signifie : "ne rien faire, perdre son temps" et semble parfaitement s’adapter à des retraité(e)s se reposant en un lieu proche d’un torrent nommé Le Gland. Mais nous ne perdons pas notre temps en évoquant lors de cette halte Bob et Jeanine qui étaient avec nous la dernière fois où nous fîmes cette randonnée, il y a 4 ans de cela.

Puis nous repartons, encore d’autres fleurs roses et bleues. Bientôt nous arrivons au début d’un passage plus difficile au milieu d’arbres chargés de mousse (comme ceux du bois de La Touvière).

Heureusement une main courante sous forme de rampes métalliques, disposées aux endroits les plus escarpés, permet à chacun(e) de descendre de façon parfois acrobatique mais sans chuter jusqu’au lit du torrent que nous longerons un moment. Celui-ci se présente alors comme une rivière entourée de verdure, aux eaux d’une très grande limpidité.

À la surface patinent des gerris, insectes aux longues pattes filiformes ;

des fougères scolopendres croissent sur ses bords.

Une pancarte signale " l’oiseau qui marche au fond de l’eau", nous n’en apercevons pas mais un Bémol rappelle que Bob nous avait parlé en ce lieu du « cincle plongeur », ce passereau qui se nourrit d’insectes débusqués sous les pierres des torrents. Nous nous éloignons momentanément de la rive du Gland où les rayons du soleil créent de beaux reflets.

Et nous suivons alors le sentier qui remonte vers une grande grotte auprès de laquelle nous faisons une halte.

Halte chantée, la Complainte de Mandrin est entonnée par Françoise, Joëlle et d’autres qui connaissent bien l’air mais doivent s’entraider pour retrouver les paroles... Ensuite nous descendons à nouveau, suivant le sentier bordé de massifs de chicorées amères et de renoncules. Nous arrivons enfin à la route traversant le village et sur le coup de midi, nous voici au pied de la cascade de Glandieu.

Les Bémols du jour posent pour la postérité devant l’"Eau pure" descendant de la montagne en 2 groupes de huit ;

en effet le terme Glandieu viendrait de racines gauloises signifiant l’eau et la pureté. Le choix du lieu de la pause-déjeuner suscite des dissensions dans le groupe : auprès de la cascade ? Plus loin dans la campagne ? En tout cas, pas au bord de la route. Finalement nous traversons le village et empruntons la "route des grenouilles". Mais Daniel avec son GPS signale à Maurice que la voie empruntée n’est pas "le sentier des grenouilles". Après un détour asphalté, nous le rejoignons et retrouvons les balises orange. Après Le Grand Clos, nous nous engageons sur un petit chemin serpentant dans le marais là où jadis était le lit du Rhône. Une fleur d’acacia tombée sur une toile d’araignée mérite bien un cliché.

En un endroit où le passage s’élargit, où espaces ensoleillé et ombragé cohabitent, nous nous installons des deux côtés du sentier pour la pause-déjeuner. Pause conviviale comme de coutume et les nouveaux Bémols du jour ont fait preuve d’une faculté d’adaptation remarquable... Les lieux de par leur relative humidité n’étant pas favorables à une sieste, nous repartons dès la fin de la pause-déjeuner.

Le long du chemin on peut remarquer les fruits cotonneux des peupliers couvrant le sol.

Un peu de goudron aux environs de Petit Glandieu et du lieu-dit Le Gaz -autrement dit un ancien passage à gué- et un joli coquelicot pour un dernier cliché.

"Gentil coqu’licot, Mesdames/ Gentil coqu’licot nouveau ! " Nous n’avons pas eu le temps de chanter cette comptine que nous voici de retour auprès des voitures.

Il est à peine 14 h30, certain(e)s ont envie de prolonger cette randonnée bugiste, et donc de lézarder au soleil tout en bavardant avant de reprendre la route du retour.

Photos : Martine

Texte : Maurice

Portfolio

Cincle plongeur -photographie sur un panneau près de la cascade
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