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Escapade randonnée en Sardaigne du 23 au 30 avril 2019

mercredi 15 mai 2019, par Martine VIANNEY LIAUD

Escapade randonnée en Sardaigne du 23 au 30 avril 2019 (organisée par Françoise Chappuis)

Mardi 23 avril : Olbia – Orgosolo – Santa Maria Navarese

A notre arrivée à Olbia, avec notre guide sarde Claudia et notre chauffeur Pietro nous avons pris la direction d’Orgosolo où nous avons pu admirer le long des rues de nombreuses peintures murales évoquant des luttes politiques, sociales ... En début d’après-midi, repas typique préparé par des bergers, servi sur des planchettes et mangé avec les doigts (charcuterie variée, fromages de brebis, porcelet grillé, agneau bouilli, senza dimenticare il buon vino, il dolce e la grappa)... Un régal ! Cerise sur le gâteau : un concert « di canto a tenore » (chant polyphonique sarde) par 4 bergers et quelques pas de danse improvisés. Le soir, installation à Santa Maria Navarese en bord de mer et promenade sur la plage.

Mercredi 24 : Trekking culturel dans la région de l’Ogliostra – Arbatax Découverte du site archéologique Nuraghe Serbissi en empruntant un chemin caillouteux le long duquel nous nous sommes ébaudis devant les cyclamens et les cistes à fleurs blanches ou roses, les ornithogales sardes, les asphodèles, les orchidées, les anémones, et surtout de belles pivoines sauvages.

De beaux moutons à poils longs paissaient dans le bois. Le site nuragique (nuraghe= tour) est bien conservé alors qu’il date du XVIIe siècle avant JC. Il est construit avec des pierres de calcaire dolomitique : il comprend un bâtiment principal avec 3 tours (trilobates) dont la centrale est très bien conservée (escalier, pièce voûtée...) et permet à son sommet une vue panoramique. Tout autour on voit les vestiges de 8 cabanes rondes et plus loin on a pu visiter une immense grotte. Sur le chemin de retour nous avons découvert une nouveauté botanique qui nous a beaucoup intrigués : le cytinus ruber ou cytinet rouge (Rafflésiacée) petite plante parasite des cistes à fleurs roses (on verra les jours suivants des cytinus hypocistis jaunes qui parasitent les cistes à fleurs blanches) et un bousier au travail sur le sentier. De retour au bus garé au pied de hautes falaises, nous avons été « invités » à gravir encore les 140 marches de la scala de San Giorgio pour rejoindre un promontoire au sommet de la falaise... Pour clore cette journée un petit détour par Arbatax pour admirer de magnifiques roches magmatiques (granite gris et porphyre rouge antique) dont certaines émergent de l’eau en bord de mer (plage Rocce Rosse).

Jeudi 25 : Excursion à Cala Goloritzé (un des 7 monuments naturels de l’Ogliastra)

Nous sommes descendus le long d’un chemin plus ou moins caillouteux, bordé de très vieux chênes verts au tronc imposant, de quelques grottes, tout en admirant au passage les fleurs. Après 480m de descente, nous avons rejoint une magnifique plage déserte en partie recouverte de plaques de calcaire et de petits galets blancs au bord d’une eau turquoise. Nous avons pique-niqué sur la plage sous une majestueuse aiguille de calcaire, l’Aguglia , très prisée des grimpeurs qui justement en faisaient l’ascension. Très vite notre plage a été envahie par de nombreux touristes (c’était la fête nationale...) Quel plaisir de remonter nos 480m sous un soleil très généreux !!! Au retour nous avons fait une halte dans les pâturages de Baunei, à la chiesa San Pietro Apostolo, vieille bâtisse du XVIe siècle, entourée de bâtiments pour accueillir les pèlerins et de magnifiques oliviers pluricentenaires. Près du bus, un âne s’est régalé avec les restes de pain de notre pique-nique.

Vendredi 26 : Excursion sur un sentier côtier - Aiguille de Pedra Lunga- Cala Golone

Départ de l’hôtel en direction de l’aiguille de Pedra Lunga. Après 2 h de marche sur le sentier côtier bordé de falaises abruptes de plus de 300m de haut (sentier construit par les charbonniers à la fin des années 1800 et début 1900 qui coupaient et brûlaient le bois) et sous une pluie rafraichissante, nous avons rejoint l’aiguille de Pedra Lunga, haute de 128m et surplombant la mer. De magnifiques euphorbes arborescentes se détachaient au milieu des cistes et autres arbustes.

Une belle orobanche violette a attiré tous les regards ainsi que les cytinus hypocistis jaunes.

Antonio, le père de Pietro nous attendait avec le bus, il nous a fait monter au-dessous de la route dans sa chèvrerie et avec Claudia et quelques autres, il nous a concocté un pique-nique pantagruélique composé de produits locaux et du vin de Paolo, frère de Claudia. Au dessert nous avons eu droit à un mets original : de la salade au miel (régal des bergers) sans oublier le Limoncello, la Myrte et la grappa d’Antonio. E chi a spazzato la scoppa ? Mirella...

Nous sommes revenus par un sentier côtier avant de rejoindre notre nouvel hôtel (l’Oasi 3) à Cala Gonone.

Samedi 27 : Trekking jusqu’au canyon de Gorropu (entre sopramonte d’Ursulei et Sopramonte d’Orgosolo)

Pour rejoindre le canyon, nous avons suivi un long chemin ombragé (14 km aller/retour) et longé une rivière envahie par de gros blocs de calcaire au bord de laquelle nous avons fait une pause-banane. Nous avons pu admirer de nombreuses fleurs (orchidées, férules, cistes, asphodèles, lavande papillon, etc...).

Après une longue marche nous sommes arrivés à l’entrée du canyon : d’énormes blocs de calcaire blanchâtre semblaient en interdire l’accès. Nous avons dû les contourner jusqu’à une grande grotte puis jusqu’à l’entrée du canyon. Et là ont commencé les difficultés, nous avons dû escalader les rochers qui obstruaient le sol et trouver un passage en suivant les points verts. Les hautes falaises bordant le canyon présentaient des traînées colorées en orangé-rouille par le fer et en noir par le manganèse.

Nous sommes arrivés péniblement au bout du circuit vert (le plus facile !) et seuls 2 ou 3 courageux ont essayé d’aller plus loin mais les rochers étaient de plus en plus hauts, de plus en plus difficiles à escalader (circuits jaune puis rouge), aussi avons-nous décidé de nous arrêter pour le pique-nique. Ne trouvant pas d’emplacement intéressant nous sommes repartis dans l’autre sens pour manger à l’extérieur au soleil entre des blocs de calcaire vers 14h.

Le retour vers le bus nous a paru long et fatigant après ce périple acrobatique dans le canyon... Nous avons rejoint le bus vers 15h20 et surprise ! Il était en panne : «  la pompetta a gasolio è ostruita e c’è anche un problema elettrico... » Nous nous sommes réfugiés dans le bar proche très venté d’un centre de canyoning pour nous désaltérer en attendant la réparation du bus ; heureusement un mécanicien ami d’Antonio est venu de la ville voisine et il a débouché la pompetta. Vers 18h nous avons pu repartir, suivis par le mécano dans sa voiture (au cas où !) Quelle aventure ! Quelle journée à rebondissements !

Dimanche 28 : Randonnée originale au Mont Tiscali entre Oliena et Dorgali

Après avoir effectué 2h de montée avec une partie terminale abrupte, nous avons encore fait de l’escalade dans les rochers et nous avons fini sur les mains. Relief karstique avec de magnifiques falaises recouvertes de concrétions calcaires plus ou moins colorées, au sol de part et d’autre du sentier des structures striées (« griffes d’ours ») et parfois pointues issues de l’érosion par l’eau .

Notre récompense : un village préhistorique caché dans une grotte au creux d’une doline gigantesque sur le flanc du mont Tiscali à 500m d’altitude ; on y retrouve des structures de l’époque nuragique (XV au IX e siècle avant JC, âges de bronze et de fer) et des matériaux d’époque romaine (début de la romanisation de la Sardaigne à partir du VIIe siècle avant JC). Au retour dans les rochers ou au bord du sentier, des fleurs, encore des fleurs .

Mireille C a découvert l’ophrys de ses rêves : l’ophrys miroir. Depuis le bus, nous avons pu admirer de magnifiques orgues basaltiques de l’autre côté du Cédrino, cours d’eau au bord duquel nous avons déjeuné dans un petit restaurant.

Au dessert, surprise ! La maman de Claudia est arrivée avec un assortiment de gâteaux pour fêter les anniversaires de Gilbert, André et Jean. Après avoir fait un tour à la résurgence de Su gologone un peu plus loin nous avons rejoint notre nouvel hôtel à Olbia. *Le soir, la patronne de l’hôtel nous a appris à faire les culurgiones ( gros raviolis fourrés de purée de pommes de terre et de pecorino) et les malloreddus (petits gnocchi sardes).

Lundi 28 : dernière excursion en bord de mer sur la Costa Smeralda

Belle randonnée dans les sentiers côtiers au milieu des chaos granitiques. Deux sortes de sérapias, des lupins sauvages, des arméries, cistes, lavandes papillon, etc... décoraient le sentier. Après un détour pour voir la Madonnina « arrivée à la nage après une inondation », nous avons rejoint une belle plage au milieu d’une côte rocheuse colorée par des granites à gros cristaux.

Pendant que certaines se baignaient, les autres ont escaladé les rochers pour voir de plus haut la Corse. Nous avons rencontré une belle tortue en nous trompant de chemin. Au loin la Corse et au retour encore des fleurs : A midi, repas de spécialités locales sur la terrasse d’un restaurant en bord de mer et vue imprenable sur la mer : c’était la dolce vita. Le soir, dernier repas avec Claudia et Pedro à l’hôtel Mercure. Conclusion

Très belles randonnées parfois acrobatiques dans cette superbe île de Sardaigne, savoureuses spécialités locales, magnifiques souvenirs. Merci à Françoise, Claudia, Pietro et Antonio pour ce séjour inoubliable.

Photos de Gilbert, André, Mireille, Cécile et Martine.

Texte écrit avec l’aide des randonneurs du fond du car (ils ou elles se reconnaitront...)

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