Club Santé Seniors MGEN 73

Sortie du 18/04/2019 Le Grand Crétet 2292 m

samedi 20 avril 2019, par André MATHIEU

Météo : beau temps ensoleillé malgré quelques brumes et un peu (beaucoup ?) de vent.

Effectif : 3 raquetteuses et 5 raquetteurs.

Dénivelé brut : 740 m et dénivelé effectué 740 m aussi !

Tac : 6 h 30 min.

La trace et le profil (très régulier) :

Ce n’est certes pas le centre du monde comme la gare de Perpignan chère à Salvador Dali ; mais celle de Notre Dame de Briançon reste le lieu favori de regroupement des randonneurs du groupe 1 lors de ses sorties en Basse Tarentaise. Donc ce jeudi comme à l’accoutumée deux voitures de 3 passagers chacune rejoignent là celle du "guide" du jour et de son épouse. A peine repartis en direction de la vallée de Naves, un premier arrêt s’impose pour saluer le troupeau de chamois qui prend tranquillement son petit déjeuner sur la pente située quelques mètres au-dessus du Viaduc du Champ du Comte ... Une quinzaine de kilomètres et quelques belles épingles à cheveux plus haut, nous voici arrivés au parking du Tovet, point de départ des pistes de ski de fond de Naves, fermées depuis quelques jours, ce qui le rend désormais accessible à tous les véhicules.

Plus de skieurs de fond donc mais quelques silhouettes de skieurs de rando et des pistes encore assez damées pour nous permettre de partir raquettes au dos.

Bientôt cependant il faut se résigner à les chausser soit pour éviter quelques glissades sur de la neige encore gelée soit pour ne pas faire de gros trous dans de la neige déjà très ramollie par endroits.

Une première petite pause au bout d’une heure près d’un chalet bien "tôlé" , le chalet de Bonpertui

puis on reprend notre montée très progressive dans un environnement de plus en plus blanc en direction du Refuge du Nant du Beurre, au pied des crêtes du Quermoz et du Dzonfié.

L’hiver a sans doute été rude à voir les nombreux troncs à l’écorce rongée par les chevreuils ou les cerfs.

L’atmosphère est cependant déjà très printanière : les crocus pointent le bout de leur nez sur les plaques de terre dégagées et, au détour d’un virage, c’est la première marmotte de la saison qui pointe aussi son nez hors de son trou.

Un petit coup d’œil, décevant (elle est vide...) à La Cave

Il y a encore beaucoup de neige :

et, bientôt, le toit du refuge apparaît au loin.

Il est temps de faire la pause-banane pour prendre les forces nécessaires pour grimper jusqu’au Grand Crétet, objectif du jour pour ceux qui le souhaitent. Un dernier ruisseau à franchir et c’est le refuge :

Deux d’entre nous préfèrent s’arrêter au refuge même si celui-ci vient de fermer ses portes trois jours auparavant. A 2080 m. le soleil est radieux et la terrasse de bois accueillante et chaude malgré le vent. La vue sur la chaîne de la Lauzière et le Col de La Madeleine y est magnifique :

Le reste du groupe attaque les derniers 200 m. de grimpette avec vue sur l’ancien refuge et la Pointe du Dzonfié

chacun son rythme en suivant la belle trace du premier.

Arrivés au Grand Crétet, à 2292 m. d’altitude, le panorama est superbe sur le Beaufortain et le Mont Blanc qu’on découvre au dernier moment.

On voit aussi le Grand Mont et le Col de La Louze :

ainsi que le Crêt du Rey :

Mais le vent très fort et la faim qui commence à tirailler les estomacs ne nous incitent pas à rester très longtemps au sommet.

En une vingtaine de minutes nous voila redescendus au Refuge où Claude, pendant que Françoise faisait la sieste,

nous a installé une salle à manger de "seniors":deux bancs et une grande table pour un pic-nic confortable et agrémenté de nombreuses friandises chocolatées : c’est Pâques avant l’heure !

L’actuel Refuge du Nant du Beurre, inauguré en 2012, tire son nom, comme l’ancien, tout proche, du torrent local. Mais quid de l’appellation "beurre" ? D’après mes sources il pourrait s’agir d’une modification du mot teurre qui signifie sommet, colline ou éminence ; ou bien d’une allusion à la "fleur de beurre", un des noms vernaculaires de la renoncule âpre (alias "bouton d’or").

Le retour se fait sans problèmes en rejoignant une autre piste de ski de fond qui nous ramène à notre point de départ. Les crocus se sont ouverts ; il fait de plus en plus chaud et, hors piste, la neige est devenue très molle.

En nous retournant, juste avant le parking, nous apprécions le chemin parcouru car nous venons de tout au fond , la petite bosse blanche à gauche du col au centre de la photo !

Pour conclure cette belle journée, sur l’une des tables du Tovet : rafraîchissements et un petit gâteau de Savoie pour fêter le printemps supplémentaire de notre "guide".

Et pour finir, une devinette : reconnaissez vous ces deux randonneuses avec leur protection anti UV ?

Texte : Muriel ; photos : André.

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