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04/04/2019. Au milieu de nulle-part, dans la neige.

dimanche 7 avril 2019, par Christian DORDOLO

"Jamais deux sans trois" se dit-on en voyant arriver Danièle......

Françoise et Yves voulant rester au chaud, nous ne remplirons même pas une voiture.

Il y a peu de gens pour profiter de la neige sublime qui nous est offerte en ce jour.

Je n’irais pas jusqu’à dire que il y a deux fois plus de dames que d’hommes........,mais c’est une réalité,... encore une fois !

Maryvonne, Danièle, donc, avec moi-même.

Yves avait écrit :"nous randonnerons quelque-part."

Message reçu, nous allons randonner au milieu de nulle-part. ..........

C’est le temps des cerisiers en fleurs.

Météo : neigeux en début de matinée.

Tac : 5 h 42 min.

Dénivelé brut : 500m.

Dénivelé cumulé : 600 m environ.

Distance parcourue :11,5 km

Notre itinéraire.

A 8h30,nous sommes à la Combe des déserts.

Prêts à partir.(photo Christian/Danièle.)

Dès le départ, nous retrouvons l’âne qui nous avait vu passer le 29 janvier 2018.Se souvient-il de nous ?

Ane de Buridan ?

Sur la route conduisant aux Mermets, le chasse neige est passé.

Il finit de jouer derrière nous et nous devons nous réfugier sur les bas-côtés. Nous portons donc les raquettes à la main sur la première partie de notre marche.

Nous passons devant l’atelier de Sofie, puis nous nous engageons sur le GR de pays "tour des Bauges".

Les raquettes passent aux pieds. La suite est une longue marche en profonde.

Je vous présente Igor* :

Igor nous a vu passer et s’est dit "tiens, ils ont l’air bien sympathiques ces trois là, je vais faire un tour avec eux".

Sitôt dit, sitôt fait : Igor ne nous lâchera plus.

Nous sommes donc 4 à randonner, Igor étant le seul sans raquettes.

Il est tombé entre 50 et 60cm de neige en 20 heures. Avec ses bâtons, Danièle mesure une épaisseur de 80cm. Malgré les raquettes nous nous enfonçons presque jusqu’aux genoux. Heureusement Maryvonne est en forme et elle aurait été vexée qu’on ne lui laisse pas faire la trace.

Pendant ce temps, Igor batifole autour de nous : il creuse, il saute, fait de la luge, fait parfois la trace en nageant dans l’océan de poudreuse. Jamais il n’aboie ! Serait-il muet ?.

A un moment on a un petit doute sur la direction à prendre : Il y a deux chemins. On prend celui qui semble le plus beau.

Alors, on monte...,

Encore et encore !....

De toute façon on est dans un bois, dans la neige et il y a des nuages sur les montagnes, le chemin se devine plus qu’il n’existe. Maryvonne commence à douter que l’on puisse aller jusqu’à la Féclaz faire la fête ô givré.

D’ailleurs bientôt le chemin n’existe plus vraiment et la montée est de plus en plus raide. Une éclaircie sur le plateau permet d’estimer notre altitude à près de 1400m. Le repérage sur la carte montre qu’on n’est plus très loin du sentier qui monte au Trou de l’Agneau.

Si on l’atteint, on peut redescendre sur les pistes, mais les conditions devenant délicates, on décide de faire demi-tour et de revenir à l’intersection. En fait dans toute cette neige, on a peu de chance de retrouver l’improbable chemin qui conduit au Margériaz.

Igor, qui s’était mis dans les traces de Maryvonne, sans doute fatigué, semble d’accord avec nous : il faut revenir.

De retour à notre bifurcation, nous voyons qu’il y avait une marque cachée sur un arbre : le GR passait bien a gauche.

Maintenant, çà monte beaucoup moins.

Et au bout d’un moment, à travers ces paysages féériques, nous rejoignons le piste bleue de Plaimpalais.

Il suffit de descendre jusqu’au col, mais la neige légère et profonde nous fait regretter que l’on ne soit pas sur une piste noire.

Derrière nous, le beau tapis blanc est déchiré par un large sillon : celui laissé par notre passage.

A13 h on peut enfin se restaurer devant la porte d’une caravane. Igor est tout tremblant, mais Danièle s’occupe de le nourrir en partageant son repas.

Il n’est pas si tard mais on n’a pas envie de continuer. retour à la voiture donc, par la route de Plainpalais-le-bas et la Combe.

On était au niveau des roches brunes.

Sur la route, Igor oblige les voitures à ralentir, les chauffeurs ne comprennent pas que l’on ne tienne pas notre chien en laisse.

Revenir par la route est un vrai plaisir : il y a peu de neige et le soleil est maintenant présent. C’est reposant.

Les jonquilles font la gueule sous la neige.

En arrivant à l’école, Igor nous dit gentiment au revoir et court jouer avec les enfants en récréation. Quelle vie de chien !

Nous voila de retour 14h30 à la voiture.

"On n’avait encore jamais eu autant de neige cette année", confirme Maryvonne.

Très belle sortie, donc, très physique, dans une ambiance rare.

* "I.G.O.R" : "Incroyable Gentil et Obstiné Roquet"

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