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2019 / 03 / 21 - Dernière randonnée (sans) raquettes

La boucle du Grand Carroz

vendredi 22 mars 2019, par Maurice DUPONT

Ce premier jeudi de printemps est celui de dernière randonnée-raquettes pour les Bémols qui, profitant du beau temps revenu, ont programmé une randonnée du côté du Grand Carroz . A 8h30 au lieu de rendez-vous 12 participants sont là – Bernadette, Cécile, Françoise, Marie-Jo, 2 Martine, Maxime, Mireille, Nicole et Bernard, Maurice, Yves - et partent pour la Chartreuse. Au col du Granier (1134 m) la neige n’est plus qu’un souvenir et cela annonce la suite. Au Désert d’Entremont (1200 m) si le manteau neigeux recouvre encore le sol, il est bien usé et mité, devenu peau de chagrin sous le soleil des jours précédents. Nous laissons donc les raquettes dans les voitures qui sont presque les seules sur le parking et avant 9h30 nous voici rassemblés près du foyer de fond , alors qu’un chien apparemment sans maître regarde ces nouveaux arrivants sur le site qui porte bien son nom aujourd’hui.

L’espace nordique est signalé Fermé. Sous un grand ciel bleu, nous entamons la randonnée et après avoir franchi sur un petit pont le ruisseau de la Chaume, nous montons à droite dans un pré pentu. Sur la hauteur, un bonhomme de neige ou ce qui en reste. Petite halte auprès de la statue de neige en péril, sans bras ; Martine la maquille à l’aide de quelques brindilles, lui passe une écharpe autour du cou, place un bonnet sur sa tête et voici le bonhomme arrangé digne de clichés.

Puis nous repartons, derrière nous l’Outheran déploie sa falaise sommitale ensoleillée.

Après le lieu-dit Lachat (mot régional désignant "une hauteur caillouteuse avec buissons") le col du Granier s’offre au regard avec le Grand Arc dans le lointain.

Au Plan du bois nous empruntons le sentier qui monte longuement dans la forêt, entre Bernard en tête et Bernadette en serre-file. Sur le talus un hellébore visité par un bourdon et une mouche, se purgeant des toxines hivernales, attire l’œil de la photographe.

Entre les branches nous apercevons le paysage de la Chartreuse où la neige ne subsiste qu’à une certaine altitude et sur les sommets.

Dans la hêtraie aux longs fûts gris argenté, sur lesquels on voit à espaces réguliers les balises-raquettes "Boucle du Grand Carroz", nous avançons à la queue leu leu, montant le plus souvent dans un espace au sol recouvert d’un manteau neigeux en haillons ou parfois encore uniformément blanc.

A 10h30, nous nous écartons quelque peu de la piste-raquettes pour gagner un lieu dégagé et bien ensoleillé, près d’une piste de fond sans fondeur, afin d’ y faire la pause-banane. Après cette halte qui permit à chacun(e) de goûter le délicieux gâteau aux noix (et autres douceurs) de Françoise, nous repartons et bientôt nous voici engagés sur le chemin descendant du col des Fontanettes. Le secteur hors de la forêt est encore bien enneigé, le chemin également.

La marche n’y est pas toujours aisée, Nicole conseille de bien enfoncer les talons pour éviter de glisser. Des trous profonds dans la couche de neige provoquent quelques chutes sans gravité sur les fesses, occasionnant des arrêts momentanés du reste du groupe.

Lors de la descente dans cet espace blanc, le Granier avec sa falaise partiellement éboulée d’un côté et de l’autre le Mont Joigny nous font face.

Plus bas la neige a bien fondu et nous apercevons les toits du Grand Carroz (1070 m) où nous arrivons à 11h30.

Nous traversons le hameau dont l’appellation dérivée du bas latin carrubium signifie carrefour, croisement des chemins (vers le col des Fontanettes, les Granges de Joigny, les Girouds et Epernay). De vieilles maisons y ont été restaurées et les résidents revendiquent pour leur seul usage les 3 places de parking existantes ; ce qui est signalé par des affichettes. Loin de leur voler ces places, nous nous contenterons de photographier une fleur d’hellébore en gros plan et un bouquet de primevères sur le talus de la route.

Avant de nous installer pour la pause-déjeuner à la sortie du hameau, le long de la façade d’une ancienne grange et à ses abords totalement déneigés.

Bien exposés au soleil, nous pique-niquons dans la bonne humeur, la convivialité habituelle est associée aujourd’hui à un débat sur le titre du présent récit, débat digne des préoccupations de Monsieur Jourdain en quête de tournures galantes, et en l’occurrence du titre « le plus percutant »... La pause est également le temps de la restauration, au sens quasi chirurgical, de la chaussure d’une randonneuse.

Une bande adhésive d’Elastoplast fournie par une âme généreuse plus un filet de crampons à glace d’une autre en guise de protection et voilà la chaussure blessée prête à reprendre du service sans donner à sa propriétaire l’impression d’évoluer sur du « parquet flottant ».

A 13 heures, nous rangeons nos affaires et levons le camp.

Noust prenons le chemin du retour d’abord dans des prés au sol mi-herbeux, mi- enneigé au-dessus du hameau des Girouds puis totalement sans neige, où les taupes ont repris leur activité printanière.

Cherchant parfois des yeux les bâtons balisant le parcours, perdus au milieu de nulle part, nous remontons vers le Plan du bois. A travers les arbres se profile encore pour quelques minutes le Granier.

Puis dans la forêt un tronc abattu au-dessus du chemin offre un cadre idéal pour photographier les Bémols arrivant les un(e)s derrière les autres.

Un peu plus haut, c’est à la surface du sol que les géologues du groupe, Marie Jo et Martine, nous montrent des fossiles, un pecten et une ammonite.

Encore quelques efforts pour atteindre la crête et ensuite redescendre vers le parking, chacun (e) faisant sa trace dans une neige devenue de la soupe sous les rayons du soleil.

Arrivés auprès du Foyer de fond, au terme de cette belle randonnée cartusienne, bien qu’effectuée sans raquettes, nous faisons une dernière pause au soleil autour des tables rustiques et à 14h45 nous prenons la route de Bassens.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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