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2019 / 02 / 21 - In cro(ix) yable bronzette au pied de la Croix *

Boucle du Nivolet à partir du Chalet de l’Aurore

vendredi 22 février 2019, par Maurice DUPONT

Ce jeudi, malgré le réchauffement effectif de la température depuis une semaine, l’effectif des Bémols est en baisse : seulement 14 partants pour le Nivolet : 10 dames -Cécile, Dominique, Françoise, Jeannine, Joëlle, Marie Jo, 2 Martine, Maxime, Monique et 4 messieurs - Daniel, Gilbert, Maurice, Yves ; dame ! L’absence de parité persiste au fil des semaines. Vers 9 heures nous débarquons des voitures à La Féclaz près du Chalet de l’Aurore. Après les préparatifs d’usage, nous entamons la randonnée-raquettes sous un grand soleil, sur une couche de neige transformée par l’alternance de chaleur diurne et de gel nocturne.

Après avoir traversé le Village nordique aux chalets multicolores, nous marchons en bordure du Plateau Sud : une mise en jambes, agréable et facile, comme servie sur un plateau.

Peu après nous passons auprès du Chalet de Mémé Gustine, les commentaires vont bon train dans le groupe à propos de l’aphérèse et du linge séchant sur le balcon.

A Glaise (1305 m), changement de rythme, débute alors une longue montée dans la forêt de hêtres. Une première pause permet de quitter un vêtement.

En tête des 14 Bémols, en position momentanée de chef de groupe, marche Gilbert avec son couvre-chef à larges oreillettes pour protéger sa tête non pas du froid mais de la lumière solaire. A 10 h 40 nous faisons la pause-banane en un endroit à la fois dégagé et ensoleillé.

Après quoi, nous continuons à monter. Au bord de la piste, un tas de neige décoré de brindilles et de bouts de branchage ; Martine déplace quelques éléments pour lui donner un air bonhomme avant de photographier ce bonhomme de neige original.

Nous poursuivons la grimpette et à 11 heures nous parvenons à la clairière de Mont Nivolet (1513 m). Une fois effectué le regroupement de tous, une photo s’impose.

Il ne reste que quelques minutes de marche pour atteindre la croix elle -même, que nous voyons au-dessus de nos têtes se dresser dans l’azur.

Entre les branches des arbres bordant la corniche neigeuse, le regard plonge sur le lac du Bourget, la Dent du Chat et la Charvaz.

Un dernier "coup de cul" (comme diraient les cyclistes) et nous voici auprès de la Croix du Nivolet (1547 m), d’où le coup d’œil sur la vallée et le lac est encore plus beau.

En ce lieu, c’est une vue à 360 degrés qui nous est offerte : vers le Sire, au loin vers la Tournette et les Aravis, puis vers le Margériaz et les Bauges.

Le soleil nous éblouit empêchant d’admirer à notre aise Belledonne et Chartreuse.

Après avoir admiré le paysage depuis la Croix, où souffle un petit bisolet, nous décidons de descendre un peu plus bas dans la pente encore bien enneigée quoiqu’ exposée plein sud pour faire la pause-déjeuner.

Installés sur un banc et pour la plupart à même la couche de neige, nous pique-niquons de façon fort agréable et conviviale, comme de coutume.

Tout en reprenant des forces nous faisons le plein de vitamine D en nous retroussant les manches et en lézardant au soleil. Au moment de repartir, Maurice qui pendant toute la pause-déjeuner a discuté à bâtons rompus, s’aperçoit soudain qu’il n’a plus ses bâtons. Quelqu’un ou quelqu’une les lui aurait-il cachés ? Que nenni ; il les a oubliés aux abords de la croix et il les retrouvera appuyés contre le parapet au bord de la falaise sommitale. Après la photo souvenir de l’ étourdi avec ses bâtons, nous entamons le trajet retour.

Descente d’abord au refuge du Nivolet puis nous revenons au Mont Nivolet où nous prenons la direction de La Féclaz par les Chalets du Sire. Il faut de nouveau monter dans la pente où un tronc d’épicéa aux formes particulières mérite un cliché.

Monter encore jusqu’au sommet, qui était signalé les années passées comme étant le Mont Kamuniak (1558 m). L’origine de cette appellation serait un mot swahili signifiant "la bénie", surnom donnée à une lionne stérile qui, au Kénya en 2001, aurait pris en affection plusieurs bébés oryx... On ne voit pas quel rapport cela peut avoir avec le Sire, alors comment croire sans réserve à cette attendrissante histoire de lionne de la réserve de Samburu ??? D’ailleurs au sommet, ce n’est pas un fauve que nous voyons et photographions, mais un robot humanoïde.

Robot nommé Lunerus, du sculpteur S. Ravier, qui remplace depuis 2017 une ancienne sculpture métallique des années 60 représentant un extraterrestre nommé aussi Lunerus. De ce lieu évocateur de la course à la lune, nous apercevons au loin entre deux épicéas le Mont Blanc et à nos pieds pour la dernière fois le lac du Bourget.

Après une courte halte de regroupement aux chalets du Sire, nous attaquons sur le versant exposé au nord une longue descente avec des passages bien pentus vers la Féclaz. « A chacun son rythme ! » s’écrie Yves qui s’élance à toute allure et distance tout le monde.

Pendant que nous descendons à la queue leu leu dans le Bois de l’Envers, nous croisons des dames, sans raquettes, qui montent fort péniblement ; ne feraient-elles pas à l’envers la boucle du Nivolet ?

A 14h30, nous parvenons au bas de la pente, peu après nous apercevons de nouveau les chalets nordiques avec à l’arrière-plan le Margériaz.

Non loin des pistes de ski, des enfants font joyeusement de la luge et quand nous finissons notre belle randonnée ensoleillée, Françoise annonce 450 m de dénivelé cumulé. Belle performance pour les Bémols !

Photos : Martine

Texte : Maurice

* Randonnée sur la piste des antanaclases

Portfolio

Le Margériaz vu dans la descente du Bois de l'Envers
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