Club Santé Seniors MGEN 73

2019 / 01 / 24 - Rodage de raquettes à Razerel

Mini randonnée de substitution

vendredi 25 janvier 2019, par Maurice DUPONT

Ce matin la météo hivernale a chamboulé la programmation des Bémols. Non seulement il y a plus d’absents que d’habitude, jusque parmi les "piliers" du groupe , mais la destination du jour est aussitôt remise en cause par les 9 présent(e)s à Bassens : Dominique, Évelyne, Françoise, Geneviève, Marie-Madeleine, Maurice, Maxime, Nadine, Yves. Puisque la randonnée au Désert d’Entremont est reportée à des jours meilleurs, il faut trouver un plan B.

Après un long moment de discussion et propositions diverses, le choix se porte sur une randonnée-raquettes de la matinée du côté du four de Razerel. A 9 h15 les 9 débarquent des voitures à St-Alban-Leysse, près de la poste et s’équipent.

Une des randonneuses sort de leur housse de nouvelles raquettes (Inook-AXL) achetées la veille. Ses anciennes après 15 ans de service demandaient à être remplacées. On examine de près ces nouveautés, on les photographie, leur propriétaire souhaite qu’elles ne "bottent" pas comme les anciennes.

La randonnée du jour permettra donc de tester ces accessoires flambant neufs.

Une fois prêts, nous partons le long des trottoirs du bourg jusqu’à la rue de Villeneuve (330 m) qui monte tout droit du côté de la montagne. Portant nos raquettes, nous foulons le macadam pentu. Sur le sac à dos, les nouvelles raquettes paraissent légères à celle qui les porte avant de les chausser au bout de la rue, sur l’aire de retournement où débute le GR menant à Montbasin puis au Nivolet.

Rodage implique d’abord réglage et ce n’est pas simple, or personne parmi les présents ne posséde ce nouveau modèle. La randonneuse examine comment fonctionnent les sangles de serrage avant et sur le coup de pied. Mais en premier lieu, il faut régler les raquettes à la pointure des chaussures. Un petit groupe se forme et on manipule les raquettes, on les retourne, on sort une pièce de monnaie pour tenter de soulever ce qui ressemble à un élément qui, sur les anciennes raquettes, permet de faire coulisser la partie où vient s’encastrer la chaussure. Mais rien n’y fait. Soudain voici que la partie amovible se met à la position souhaitée, c’est bon pour la première raquette mais la seconde est récalcitrante, finalement on réussit également à la régler. Toutes ces manipulations sont accompagnées de commentaires concernant le vendeur qui, trop content d’avoir vendu des raquettes à une cliente, ne lui a fourni aucune explication.

Avant 10 heures, nous empruntons le chemin montant dans la forêt enneigée vers le four de Razerel.

Nous entrons dans un univers immaculé quasi féerique et nous faisons la trace. Seuls des lièvres ont laissé leurs empreintes sur le chemin, parfois sur une distance assez longue, souvent pour le traverser d’amont en aval. L’absence de Martine, la photographe attitrée ne permettra pas aux lecteurs de visualiser ces traces. Sous la voûte des arbres chargés de neige, nous progressons, la beauté du décor fait paraître la montée moins longue. Virage après virage la pente exige des efforts et manifestement notre randonneuse équipée de neuf est à l’aise.

A un moment, la pente s’inverse et nous descendons quelques minutes jusqu’au lieu-dit Pied de chien où se situe l’intersection avec la piste venant de la Bémaz. Là, est installé un banc peu ordinaire qui, à la fonction de satisfaire le besoin de repos des randonneurs, ajoute celle de les instruire sur la faune locale.

Aujourd’hui avec la neige, nous nous contenterons de cette dernière. Puis nous repartons pour effectuer les cent derniers mètres de dénivelé positif nous séparant du four. Le chemin est parfois raviné et quelques passages en dévers avec des blocs rocheux sous la neige pourraient rayer les nouvelles raquettes... Le paysage forestier recouvert de neige est magnifique.

A 11 heures, tout le groupe, qui s’est scindé en trois, a atteint le four de Razerel (650 m), où nous faisons à la fois la pause-banane.

Egalement une halte reposante, assis des deux côtés de la table rustique à l’entrée du four.

Le temps de quelques photos dont une des nouvelles raquettes plantées dans la neige ;

le photographe occasionnel ne remarquant pas que la gauche et la droite ont été inversées et c’est le retour vers St-Alban.... Retour par le même itinéraire qu’à l’aller. Nous descendons donc, repassant dans la trace que nous avons ouverte, admirant le décor boisé qui nous environne.

Les troncs et les branches ployant sous leur parure de neige forment des entrelacs de toute beauté.

Au-dessus du fossé bordant le chemin un tronc d’arbre abattu est devenu un pont enneigé.

Arrivés au bout du chemin, nous déchaussons et la propriétaire des nouvelles raquettes exprime sa satisfaction, le test est positif. Il ne reste plus qu’à retourner jusqu’au parking où sont les voitures. Avant 12 h 30 nous avons fini de randonner et de marcher, ravis de cette balade de substitution effectuée dans un décor hivernal superbe.

Pour qui voudrait identifier la randonneuse aux nouvelles raquettes, un indice : sans être la doyenne, elle a parmi les 9 Bémols du jour le plus d’années d’ancienneté au club. Pour avoir le maximum de chances de la connaître, il suffit de venir avec les Bémols jeudi prochain....

Maurice (avec quelques photos de Françoise)

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