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Du col de Marocaz au sommet de la Galoppe , le 17/01/2019.

dimanche 20 janvier 2019, par Christian DORDOLO

Commençons par les statistiques de André et Toto :

TAC :7 h 20 min.

Distance : 16,8 km.

Dénivelé cumulé : 913 m.

Dénivelé brut : 722 m.( départ 958 m ; chalets de la Buffaz : 1445 m ; col de la Buffaz 1439 m ; Petite Galoppe 1620 m, sommet de la Galoppe 1680 m). Météo :Neige et brouillard.

Et deux photos d’André : l’une du 24 janvier 2013 et l’autre du 27 mars 2014, pour montrer ce qu’on a raté à cause du brouillard :

Le Grand Rocher, c’est pas pour aujourd’hui, les "petits galopins" (et -ines") du groupe huns préfèrent aller galoper sur la Galoppe.

Sortie de substitution bien sûr ............. !

Le dénivelé, la longueur et les conditions ne le confirment pas.

Mais on gardera un très beau souvenir de cette sortie là.

Donc à 7h40, après un bref échange avec André,

l’objectif est modifié (on avait eu la même idée)

Les promesses météo ne se sont pas arrangées.

Mais pas question de repartir frustré !

Direction le col de Marocaz, c’est décidé !

A notre arrivée au col, une étrange faisceau lumineux traversant le ciel nous accueille.

Une lumière de phare rougeoyante venant de Maurienne, éclaire le ciel chargé de nuages sombres.

Le phénomène ne dure qu’un instant. mais c’est un signe ! Le temps de prendre deux ou trois photos et on attaque la route forestière du Lindar.

Comme indiqué sur les arbres, nous sommes 7 au départ.Danièle,Anne-Marie,Françoise et Maryvonne, André, Yves, et Christian.

On ne part pas raquettes au pieds, la couche de neige est faible. Et on marche plus vite sans raquettes !

Nous aurons le temps de les mettre quand ce sera nécessaire.

La route est assez longue jusqu’au col .Nous traversons plein de petits torrents presque à sec.

Petit point d’histoire :

Le premier projet de liaison routière entre les Aillons et le col de Marocaz date de 1935.Le but étant de faciliter les exploitations forestières. Les travaux furent engagés en 1953 et la route inaugurée en 1955.La route fut aussitôt coupée à la suite de glissements de terrains. Depuis 1980 le col où la Ternèze prend sa source est accessible par un tracé stabilisé. En 2013 le conseil départemental refait la partie basse de la piste et en 2017 la municipalité de la Thuile reprend la partie haute. Le col est officiellement ouvert le 23 juin 2017.le chemin est utilisable en vtt et ski de randonnée nordique .La pente reste forte (jusqu’à 35% par endroit). (sources : DL)

Le dernier ruisselet à gauche avant le col est le natif de la Ternèze. Le col du Lindar est atteint au bout d’une heure de marche, André ayant décidé de ne pas laisser l’affaire trainer.

Le nant Ternèze.

Peu après le col on découvre sur notre gauche, le petit sentier que nous allons emprunter.

Tiens un gilet jaune près du rond point du Lindar !?

La suite est une longue marche dans la neige sur un chemin en zigzag. André ne veut pas être relayé : la marche dans la neige vierge le dope.

Quand les arbres couchés ne coupent pas le chemin, ils s’inclinent pour nous laisser passer, même les gros !

Admirez la souplesse des marcheurs du groupe !

Nous arrivons ainsi au col après avoir bien zigzagouillé.

Françoise et Yves pensent qu’ils ne continueront pas ; mais finalement, ils décident de suivre à leur rythme .

En montant on croise un groupe de randonneurs qui dévalent la pente après être allés au sommet, avec un chien qui n’arrivant plus à s’arrêter, vient frôler André avant de me percuter au passage.

Ensuite,.............................

C’est le grand silence.....

(photo André)

Après l’Amérique de la semaine dernière et le rêve de tipis, c’est les grandes plaines blanches et une impression de retraite de Russie ! Le brouillard est épais et l’on ne voit bientôt plus rien. Les traces de ceux qui nous ont précédés nous aident à progresser vers l’arête, le vide ensuite nous aide à la suivre jusqu’à la croix. Un vent violent vient nous fouetter le visage. Cependant nous apercevons la croix marquant le sommet avant de tomber dessus.

On a fière allure au sommet : Un air de vainqueurs de l’Everest dans la tempête !

Danièle décontractée au bord du vide (photo André)

Vous comprenez que l’on ne s’attarde pas !

Après le descente de l’arête....

Petite surprise,.....

La neige et le vent ont fait disparaitre toute trace. Mais le pire, c’est que le brouillard s’est encore épaissi ! Cette fois on ne voit plus rien et on est sur le pseudo plateau de la petite Galoppe, sans repères.

J’ai du m’arrêter pour ranger mon sac et dans l’instant qui suit, j’ai du mal à distinguer le reste du groupe quelques mètres devant.

Tout à coup, Toto dit stop ! On ne va pas dans la bonne direction............. !

Je ne m’attarderai pas sur :

" le sommet est derrière nous"..."non devant !", "mais non, sur la droite"."Ah bon, je le pensais plutôt a gauche"............... !.

Après être remontés ,nous restons dans le flou car chaque endroit ressemble au précédent ! Et pour que Toto soit bien renseigné, il faut se déplacer !

Heureusement la boussole se fiche du brouillard et a l’art de toujours indiquer le nord.

L’expression "ne pas perdre le nord" est savoureuse dans ces cas là !

On retrouve donc la montée de la petite Galoppe (qui est devenue une descente).

Nous voyons bientôt au loin se dessiner des chalets et rejoignons nos camarades qui ne nous voyant pas revenir s’apprêtaient à nous abandonner. (1h10 pour revenir aux chalets, tout de même pour 240 m de dénivelé seulement).

Les chalets !

La grange de la Buffaz est ouverte. super !

Yves et Françoise étaient montés à la petite Galoppe et s’étaient arrêtés à cause du brouillard et ont ,comme nous, bien apprécié que le grand chalet ne soit pas fermé.

Nous ne ferons pas durer le repas mais nous aurons quand même droit aux papillotes......jusqu’à quand Yves va -t-il nous apporter ses délicieuses friandises ?

Le chalet, édifié sur un replat, comprend deux bâtiments : une habitation, construite en moellons de calcaire, et une étable en forme de halle, en charpente et bardage bois. Les bâtiments sont couverts d’un toit à longs pans en tôle ondulée. .

Devrait-il être nécessaire de le dire ?

La grange est toujours ouverte l’hiver, parait-il. Bien que certains groupes s’installent dans la grange et la laissent dans un état déplorable, les propriétaires laissent ce bâtiment ouvert en guise de refuge. Mais il n’est pas possible d’y dormir.

En été, le chalet et la grange reprennent leur fonction première : bâtiments d’alpage, et les tarines sont là.

Petit objet discret mais parfois utile.(boussole D’Anne-Marie)

Lorsque l’on repart, la neige tombe en abondance et nous nous transformons petit à petit en bonhommes de neige.

Nos vêtements commencent à être bien humides mais il ne fait pas très froid, contrairement à l’impression que donnent les petites orgues de glace rencontrées au passage..

Nous remontons ensuite vers le col du Lindar que nous atteignons à 15h.

Et çà discute !!

Devant ce panneau !....

La redescente vers le Marocaz parait interminable.

Il neigeote encore un petit peu quand on arrive aux voiture vers 16h,puis çà se calme...

Allez,c’est fini,on ferme !

Et on a même le plaisir de revoir en entier notre beau sommet quand nous redescendons vers Chambéry.

La Galoppe.

On a mis le feu aux nuages.....La lumière du jour, par Christian, Anne-Marie et André

Et l’Alainerie habituelle : Et honni soit qui mal y pense !

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