Club Santé Seniors MGEN 73

2019 / 01 / 03 - La bise du Nouvel An

Le Sapey (La Féclaz) - Les Fermes

vendredi 4 janvier 2019, par Maurice DUPONT

Arrivant sur le parking de Bassens en ce début d’année 2019, les Bémols n’échappent pas à la tradition de se faire la bise sur les deux joues tout en souhaitant : "Bonne année ! Bonne santé !". Vœux douze fois échangés entre les présent(e)s : Catherine, Dominique, Évelyne, 2 Françoise, Geneviève, 2 Martine, Maxime pour les dames et pour les messieurs : Jean-Philippe, Maurice, Yves. Avant de partir, ont lieu une discussion et même un vote (pas encore un référendum) à propos de la destination du jour. En résumé : monter à La Féclaz où la neige est rare et un vent froid de 40 à 50 km/h est annoncé ou bien aller ailleurs -au Mont St-Michel- et pouvoir pique-niquer en un lieu abrité mais plutôt sordide ? La première proposition est finalement retenue et vers 9 h 15, les 12 débarquent des voitures garées près du lieu-dit le Sapey (1350 m). L’épaisseur et l’aspect de la couche de neige font privilégier les crampons à glace aux raquettes laissées dans les coffres, sauf pour 2 ou 3 randonneuses.

Après le départ en direction de Les Fermes, sur une piste à la neige durcie, nous atteignons le lieu-dit La Lisière, en fait lisière de la zone glacée et nous longeons la barrière grillagée plutôt que la piste dans la forêt pour marcher tant soit peu au soleil.

Sur le sol, on peut voir neige et glace, glace et herbes gelées.

Un vestige gelé de fleur avec la tête à l’envers mérite aussi un cliché.

Bientôt une pancarte signale que nous entrons dans une forêt privée, où l’on s’adonne à l’élevage et à l’entraînement des chiens de traîneau. Sur la portion commune aux raquettes et aux chiens nous voyons un attelage. Nous échangeons quelques mots avec le mosher avant qu’il continue sur sa lancée dans l’espace dédié aux traîneaux.

Alors que nous sommes orientés vers le Pertuiset par un itinéraire nouveau, inconnu des membres du groupe, avec des détours, des descentes, des montées.

A l’heure de la pause-banane, au pied des sapins dont la cime est agitée par le vent, nous reprenons quelques forces et des calories au bord de cette piste forestière où l’attention de la photographe est retenue par des restes de chardons gelés.

Après quoi nous repartons et sur une souche lui servant de piédestal, un nain échappé d’un jardin et redevenu sylvestre et presque tout vert suscite l’étonnement de tous...

En certains endroits où pénètrent les rayons du soleil, la neige a de la peine à recouvrir les branches dénudées gisant sur le sol.

Plus loin un passage pentu et couvert de neige gelée, bordé d’une corde tendue entre deux arbres, va entraîner une scission momentanée du groupe.

Les 5 premiers s’accrochant à cette main courante guère rassurante franchissent plus ou moins acrobatiquement l’obstacle.

Les 7 autres font un détour dans la forêt afin de trouver entre les arbres une trouée plus abordable. Une fois regroupés nous atteignons bientôt le Rebollion (1405 m) et l’ancien itinéraire. Les habitués du parcours entraînent les autres vers le belvédère de la falaise, non signalé. Nous traversons un petit bois de conifères au sol jonché d’aiguilles et de branches brisées, sans une once de neige et débouchons au bord de la falaise. Nous y faisons une halte pour admirer la vue sur le lac du Bourget et l’agglomération aixoise.

Avant de repartir, 2 randonneuses qui avaient encore las raquettes, Évelyne et Martine, les enlèvent et les remplacent par des crampons sortis du sac à dos.

De retour sur la piste-raquettes, nous abordons une longue pente rectiligne au sol gelé totalement déneigé, un vent froid nous cingle le visage. Au loin, sur notre gauche, au-dessus des arbres givrés, l’ancienne gare de téléphérique du Revard avec les pontons surplombant le vide se détachent dans le bleu pâle du ciel d’hiver.

Un peu plus haut nous atteignons la route reliant La Féclaz et le Revard et la traversons. Une pancarte indique "Les Fermes" (1441 m). Sur le mamelon faisant face au débouché du chemin, la neige a presque totalement fondu. Il est bientôt midi et cherchons un endroit où la bise mordante et réfrigérante se ferait moins sentir. Nous montons vers les bâtiments agricoles situés sur la hauteur. Entre les arbres la vue plonge sur le lac et à l’ouest les chaînons du Jura.

Après avoir cramponné ferme, nous nous installons le long de la façade d’un bâtiment exposée au soleil et nous protégeant de la bise pour la pause-déjeuner.

La convivialité et la bonne humeur nous font presque oublier le froid. Cependant nous ne nous attarderons pas plus que nécessaire en ce lieu. Une courageuse demande si le Revard est loin, mais personne ne relève sa proposition et nous décidons de prendre le chemin du retour, jetant un dernier regard sur le lac, la Dent du Chat et la Charve.

Nous redescendons vers la route, apercevant à notre gauche le Margériaz et le Colombier d’Aillon.

Dans la descente Yves perd un des ses crampons, non seulement l’élastique a lâché mais les 6 pointes en acier ont disparu (après un an d’utilisation). Quand un peu plus tard Maurice enlèvera les siens, achetés sur internet, il constatera la perte de 4 pointes en acier pour une première utilisation ! Au lieu de reprendre le même itinéraire que le matin, certaines manifestent la volonté d’emprunter la route. Après une brève discussion, le groupe restera uni et décramponnera en un bel ensemble pour marcher ensuite sur le goudron.

Derrière les sapins, Mont Blanc et Tournette sont les derniers paysages aperçus avant la marche à la queue leu leu le long de la départementale. Lorsque nous atteignons la Féclaz en début d’après-midi, un chassé-croisé étonnant se produit : alors que nous remontons en voiture, les vacanciers, moins matinaux, débarquent dans la station pour profiter du soleil et du grand air.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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