Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 11 / 22 - De la brume au soleil voilé...

Boucle de St Romain

vendredi 23 novembre 2018, par Maurice DUPONT

En ce jeudi 22 novembre 22 Bémols sont présents, coïncidence de bon augure. 17 dames -Catherine, Chantal, Dominique, 4 Françoise, Geneviève, Jeannine, Joëlle, Marie-Noëlle, Martine, Maxime, Mireille, Monique, Nicole, Sylviane- et 5 messieurs : Claude, Daniel, Gilbert, Jean-Philippe, Maurice. Tout ce petit monde débarque des voitures sur les parkings proches de la salle des fêtes de Yenne à 9 heures ; le fond de l’air est froid et brumeux . Nous entamons la randonnée du jour en longeant l’école puis en empruntant le petit tunnel sous la départementale qui nous fait déboucher sur le Sentier de la Lône d’en l’île, c à d un bras du Rhône aux eaux stagnantes, en retrait du lit principal.

Le passage sur un petit pont offre un aperçu de ces eaux tranquilles où les arbres des deux rives très rapprochées se mirent.

Puis le long de la lône, nous avançons à la queue leu leu sur l’étroit sentier bordé de prêles. Entre les branches des arbres nous devinons dans la brume le Rhône au-delà de la bande de terre arborée se reflétant dans la lône, paysage automnal quasi irréel.

Au lieu-dit Pré Novel le chemin en bordure de grands champs labourés où sort de terre le blé d’hiver, longe désormais le Rhône proprement dit. Sur la rive, de grandes plantes fleuries, des onagres, jettent dans le paysage des touches de jaune, comme pour suppléer modestement le soleil.

A 10h 15 près d’anciens bâtiments en ruine permettant jadis le dragage du fleuve, nous nous arrêtons pour la pause-banane.

Françoise, la doyenne, offre pralines et morceaux de Saint-Genix. Après quoi, nous reprenons le long du Rhône le chemin bordé de peupliers s’élançant vers le ciel où s’affirme peu à peu le bleu.

Au lieu-dit Les Chaffauds, l’itinéraire de la "Boucle de St-Romain" oblique à droite et sur un chemin traversant les champs, nous nous nous dirigeons vers le hameau d’Étain. A défaut de photographier des fleurs quasi inexistantes en cette saison, Martine recherche d’autres beautés naturelles, telles ces perles de rosée sur une toile d’araignée.

Sous nos pieds, de nombreux grains provenant du maïs récemment récolté et même quelque épi oublié.

Au hameau portant le nom d’ Étain dérivé du bas latin stannum, désignant un étang, de l’eau stagnante (rien à voir avec le métal), nous longeons un moment la départementale avant d’attaquer dans la forêt les 220 m de dénivelé de la butte St-Romain. La montée est rude, le sentier avec de nombreux lacets et des passages en marches d’escaliers faites de rondins paraît long. Celles-ci censées faciliter la marche se révèlent être épuisantes pour certaines randonneuses qui se font distancer durant cette grimpette. Une première douzaine de Bémols arrivés au sommet de la butte prend la pose sur le soubassement en gradins d’une croix de pierre érigée jadis au bord du chemin.

Quand le reste du groupe arrivera, ce sera à leur tour de poser pour la photo souvenir.

Dès lors le chemin maintenant à plat suit le bord de la falaise et débouche sur le plateau près de la chapelle St-Romain (442 m), point culminant du jour.

Il est bientôt midi, les 22 s’installent tout le long de la façade de l’édifice, alors que le soleil apparaît timidement derrière les nuages qui se déplacent dans le ciel. Pause-déjeuner détendue et conviviale pour ne pas déroger à la tradition des Bémols. A un moment, le soleil se dégage de sa gangue nuageuse et offre pendant quelques minutes l’occasion de faire le plein de vitamine D. Mais bien vite les nuages font à nouveau écran.

Ainsi avant 13 heures nous reprenons sacs et bâtons et commençons le trajet retour.

A travers les vignobles de Jongieux-le-Haut dont les alignements aux couleurs de l’automne donnent à ce coin de Transpinalie un cachet particulier sous un ciel voilé.

Des touffes de gui aux belles boules blanches ajoutent un petit air de fête , tout comme les fleurs roses d’œillet sauvage.

Pour les gourmand(e)s, la traversée des vignes est l’occasion de cueillir non seulement des grappillons mais de vraies grappes de raisin oubliées ou en attente de vendanges tardives.

Après les vignes, nous suivons une petite route descendant vers Grand Lagneux. Le long du parcours, des décorations originales de portails font oublier la monotonie de l’asphalte.

Dans un virage, un petit étang à l’eau transparente fait office de miroir pour les Bémols regardant évoluer des poissons de belle taille.

"Des saumons pour les fêtes à venir" suggère Claude. Plus loin une touffe de coprins des forêts est cueillie par l’objectif de la photographe.

A Grand Lagneux, le château du XV ème siècle que l’on aperçoit de loin n’est pas facile à photographier de près, entouré d’un parc à la végétation fournie.

Plus modeste un petit chalet en bord de route est décoré de figurines d’animaux faites de pots de terre cuite.

A Petit Lagneux, halte près d’un lavoir avec truites et plantes de papyrus se dressant fièrement hors de l’eau.

Ensuite nous traversons la départementale qui va de Lucey à Yenne et alors que le soleil se dévoile enfin et brille dans le ciel, nous nous dirigeons vers Pré Novel, au bord du Rhône. Nous pouvons alors admirer le fleuve avec ses reflets et au-delà, la verte campagne de Nattages.

Le soleil semble avoir ramené la vie dans ce paysage aquatique : plusieurs pêcheurs qui se sont avancés dans le lit du fleuve s’adonnent à la pêche au lancer.

Plus loin, dans la lône, un couple de cygnes parade majestueusement.

Il ne nous reste plus qu’à regagner le chef-lieu de Yenne et ses parkings où nous arrivons à 15 h30, ravis de cette boucle effectuée au bord de l’eau, dans la campagne et dans les vignobles ; " 17 km 200" nous annonce Geneviève lorsque nous remontons dans les voitures.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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