Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 11 / 15 - Échevelés par le Farou...

Lacs de Chevelu - Monthoux- Cheval de pierre - Billième

samedi 17 novembre 2018, par Maurice DUPONT

Pour cette deuxième escapade de l’autre côté de la Dent du Chat, le groupe Bémol fait le plein et 23 participants se retrouvent à 8h45 sur le parking de la base de Loisirs (310 m) au bord du lac de St Jean de Chevelu, soit 17 dames – Brigitte, Catherine, Chantal, Dominique, Évelyne, 2 Françoise, 2 Geneviève, Marie, Marie-Madeleine, Marie-Noëlle, Martine, Maxime, Nadine, Nicole, Sylviane- et 6 messieurs – Bernard, Claude, Gilbert, Jean-Philippe, Maurice, Yves.

Aussitôt débarqués des voitures, les Bémols sont saisis par un vent froid qui les fait s’emmitoufler avant d’entamer la marche. Gilbert, l’enfant du pays, nous apprend qu’il s’agit du Farou, vent local, se formant au-dessus du lac du Bourget puis dévalant la montagne du côté de Yenne et du lac d’Aiguebelette. Saisis certes mais pas effarouchés, sur la petite route montant à St Jean d’en Haut, nous débutons la randonnée tout en observant la Charvaz enveloppée de coton

et la Dent du Chat émergeant d’une vague de nuages blancs comme neige qui descendent lentement.

Après l’église nous passons auprès de la maison de Joseph où le bleu est omniprésent, des grilles aux accessoires de décoration.

De l’autre côté de la route, une ancienne bâtisse flanquée d’une tour carrée et d’une annexe avec toit à redans attire l’attention.

A partir du hameau de Montmaire nous laissons l’asphalte et entrons dans un paysage de vignobles aux tons d’automne. Au bord du sentier un géranium sauvage en fleur est repéré par Martine (de retour parmi nous).

Nous montons à la queue leu leu.

Au milieu des vignes aux couleurs chatoyantes, le plaisir de grappiller est à portée de main.

Bientôt nous traversons le hameau Les Grangeonsoù de vieilles maisons datant d’avant le rattachement de la Savoie sont restaurées.

Là Devant l’une d’elles des plants de tabac fleuri, plus loin un massif de lavande encore en fleur.

Au fur et à mesure que nous prenons de la hauteur, les 2 lacs de Chevelu se dévoilent de plus en plus distinctement.

Par les sentiers de vignes, où parfois les fruits du fusain d’Europe jettent une touche de rose au milieu de la verdure, nous atteignons Monthoux, hameau paisible au charme particulier.

A travers les grilles de sa chapelle, nous pouvons voir une sculpture en bois polychrome du 16ème siècle représentant une "Déploration" (ou une "Pietà" avec d’autres personnages, en l’occurrence Jean et Marie-Madeleine).

Le groupe fait une halte auprès du vieux bassin de pierre.

Et une dizaine de Bémols font un aller et retour vers le belvédère (573 m) dont le sentier d’accès est signalé par une pancarte à la graphie curieuse « Crêst de Monthou ».

De là-haut s’offrent à nos regards les petits lacs entre St Jean -de-Chevelu et St Paul-sur-Yenne ainsi que les vignobles au-dessous des Grangeons.

Au pied de la Dent du Chat Gilbert montre une échancrure en V dans la montagne que les autochtones nomment "la golette", c’est là qu’à Noël sur le coup de midi apparaissent les rayons du soleil.

Après le regroupement des 23 près du bassin, nous traversons le hameau où les habitants cultivent l’humour aussi bien que la vigne.

Sous le souffle du Farou qui décoiffe, nous nous dirigeons vers le Cheval de pierre (635 m), bloc rocheux d’une ancienne moraine glacière auprès duquel 8 dames prennent la pose avant la pause-banane.

Le froid généré par Le Farou nous fait monter plus haut pour nous abriter du vent et nous requinquer.

Après quoi nous reprenons le chemin qui parfois se divise en 2 branches, ce qui suscite une hésitation et la crainte de monter vers le col du Chat ou le sommet de la Charvaz. Bientôt nous entrons dans la forêt et nous voici à l’abri du vent, marchant sur un épais tapis de feuilles mortes. Le parcours sylvestre est fort agréable alors que le profil du chemin devient plat, longeant le flanc de la montagne. Et à 11h 30 le soleil perce enfin, ses rayons s’infiltrant entre les troncs d’arbres, et il nous accompagnera pour le restant de la randonnée. Quelques minutes plus tard nous atteignons le Chapieu (700 m), nom désignant une cabane ou un abri sommaire pour la récolte qui n’existe plus que sur la carte IGN. A l’embranchement, nous descendons alors vers le Mollairon puis sortant de la forêt arrivons à Champ Ricard, lieu idéal pour la pause-déjeuner, d’autant plus qu’en ce belvédère dominant Billième, 2 bancs de bois permettront à certaines de s’asseoir.

Il est midi et le pique-nique au soleil, sans le Farou, sera lui aussi polychrome et convivial, selon la tradition du groupe.

A 13h15 nous prenons le chemin du retour descendant vers Billième.

Dans l’herbe un coprin doublement chapeauté n’échappe pas à l’objectif de Martine.

Au hameau Les Jacquins, de belles pommes attendent d’être cueillies ou de choir à terre...

Nous traversons le village de Billième, passons auprès d’un petit château au haut toit de tuiles.

A l’embranchement de 2 routes, à la cote 403, sur un ancien oratoire dédié à la Madone (sans la statue), une invitation à gagner non pas des millions mais des indulgences : autre temps, autre mentalité !

Après l’évocation d’une halte chantée jadis en cet endroit, nous prenons à droite le chemin menant dans le bois de Lierre (450 m).

Ensuite nous descendons vers le hameau de la Platière puis nous débouchons sur une petite route longeant la rive ouest des lacs de Chevelu.

Avant 15h30 nous voici revenus au parking de la base de loisirs après avoir effectué une agréable boucle de 15 km dans un décor automnal.

Photos : Martine

Texte : Maurice

Portfolio

Pour aller au belvédère de Monthoux
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