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C R de la conférence du 05/11/2018 : « Géothermie : les différents types de géothermie ».

lundi 12 novembre 2018

Nous étions entre 25 et 30 à cette présentation faite par Yves Siméon, géologue à la retraite et ancien directeur de l’agence régionale du BRGM (ou Bureau de Recherches Géologiques et Minières) à Lyon.

En un peu moins d’une heure trente, Yves a d’abord rappelé brièvement l’origine de la chaleur interne de la terre, la valeur du degré géothermique, 3 à 4° C par 100m (ou 30 à 40°Celsius par km), et ses variations en fonction des régions de la terre et des saisons. Il a ensuite détaillé les différents types de géothermie partant de la « haute énergie » pour finir avec celle dite « de très basse énergie », en s’appuyant sur des exemples de réalisations.

- La géothermie « haute énergie » consiste à récupérer des fluides très chauds, au-delà de 200°, dans des régions dont le gradient est fort, à quelques km de profondeur à l’aide de puits (ou forages), à en séparer vapeur et eaux et à utiliser la vapeur pour faire tourner une turbine produisant de l’électricité. Cette haute énergie peut être récupérée dans les régions volcaniques -le magma chaud à plus de 1000° est à moins de 10 km- ou bien dans des régions où la croûte terrestre est amincie et donc là où le manteau terrestre chaud est aussi à faible profondeur, par exemple dans des bassins d’effondrement (ou grabben ou rift continental). Pour les régions volcaniques, l’exemple cité fut celui de l’usine de Bouillante, en Guadeloupe. L’usine produit 10% de l’électricité de l’ile. Pour les bassins d’effondrement, Yves a détaillé les importantes recherches effectuées sur le fossé d’Alsace, à faible distance de Strasbourg, sur le site de Soultz sous Forêt, où le degré géothermique atteint 100°/km. Là, après des mises de fonds considérables pour tester des modèles de fonctionnement, l’état français a mis en service une usine en 2008 qui permet de desservir 2400 logements.

- la géothermie « basse énergie » valorise simplement et directement l’eau chaude récupérée par forages, à des profondeurs plus faibles que dans les cas précédents. L’exemple cité fut celui de l’Ile de France, là de l’eau à 80° est récupérée à 1500m de profondeur et après de faibles traitements est dirigée directement vers les radiateurs de 300.000 logements.

- la géothermie « très basse énergie », dite aussi « par pompe à chaleur » (ou PAC) récupère la chaleur du terrain proche, à moins de 2m de profondeur ou bien celle d’une nappe aquifère peu profonde. Les calories extraites du terrain (meuble en général) sont de l’ordre de quelques degrés, jusqu’à 5 ou 6°, et servent à vaporiser un liquide particulier contenu dans la pompe à chaleur. Ce gaz, comprimé par un compresseur circulaire (c’est la pompe à chaleur), est porté à haute température et restitue ses calories au réseau de radiateurs de l’habitation via un échangeur. Il est clair qu’un tel système est bien moins efficace que les précédents mais vaut pour une ou quelques habitations. Brièvement, un exemple concret d’un tel type de réalisation a été rapporté par Serge Fudral.

En complément, Yves a donné la liste des documents consultables sur le site du BRGM relatifs au thème exposé.

Serge FUDRAL

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