Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 10 / 25 - Dans le brouillard au St-Eynard

Le Sappey-en-Chartreuse - Fort du St-Eynard

vendredi 26 octobre 2018, par Maurice DUPONT

Une fois regroupés à Cognin, les Bémols auxquels se sont joints plusieurs membres du groupe Bécarre mettent le cap sur Le Sappey-en-Chartreuse et c’est un convoi de 5 voitures qui par St-Laurent-du-Pont, St-Pierre-de-Chartreuse, le col de Porte arrive à 9 h15 au hameau de Pillonnières (980m). Nous voici 19 prêts à randonner, soit 12 dames -Catherine, Cécile, Chantal, Claudette, Dominique, 2 Françoise, Geneviève, Joëlle, Marie-France, Michèle, Mireille- et 7 messieurs -Bernard, Daniel, Gilbert, Jean-Philippe, Maurice, Stelios, Yves. Le groupe Bémol progresserait-il sur la voie de la parité ?Contrairement à un comptage initial rapide, nous ne sommes que 19 et non pas 20 ! Nous aurions pu l’être si Martine avait pu participer or ce n’est pas le cas ; l’illustration photographique s’en ressentira...

D’emblée c’est un sentier montant droit dans la pente que nous devons emprunter en direction des Anciennes Batteries : mise en jambes ardue dans la forêt !

Quelques brèves haltes pour reprendre souffle et sourire à l’objectif et nous repartons, le corps courbé par l’effort.

A 10 h 20, nous atteignons la crête, plus de 300 mètres de dénivelé en une heure de marche ; pour les Bémols c’est honorable mais le brouillard nous prive de toute vue et même quelques gouttes de pluie jettent un instant un froid dans le groupe qui semble un rassemblement funèbre d’ombres éplorées.

Mais la bonne humeur revient vite et après un temps d’arrêt, sur le GR 9 désormais, nous continuons vers l’emplacement des Anciennes Batteries (d’artillerie et non pas de cuisine). Près de la rambarde dominant la mer de brouillard recouvrant la vallée du Grésivaudan et l’agglomération grenobloise, le sourire est de mise .

Faute de pouvoir observer la vallée, nous poursuivons notre chemin à la recherche d’un lieu propice à la pause-banane.

Catherine nous offre alors de délicieuses chouquettes au sucre perlé.

Après nous être restaurés, nous franchissons un tunnel creusé dans la roche qui nous achemine aux abords du Fort du St-Eynard (1338 m) où nous arrivons à 11h15.

Le brouillard qui monte de la vallée nous enveloppe et un petit vent frisquet va se faire ressentir lorsque nous visiterons l’intérieur de ce bâtiment fortifié construit de 1875 à 1879 pour défendre Grenoble contre l’invasion éventuelle d’une armée ennemie passant par les cols de Chartreuse. A l’intérieur, outre la représentation des installations anciennes, est indiquée l’origine de l’appellation de ce fort.

Un moine chartreux nommé Eynard, hantait les lieux au 12ème siècle et son nom a été donné à la construction militaire, illustrant ainsi l’alliance du sabre et du goupillon.

A l’extérieur, le soleil se montre dans le ciel et le brouillard se dissipe peu à peu, dégageant par moments les sommets des montagnes qui disparaissent à nouveau l’instant suivant...

Vers midi, le soleil se montrant de plus en plus généreux et donnant à Chamechaude qui se dresse au loin un aspect superbe, nous quittons le Fort.

Nous repartons sur la crête en quête d’un endroit abrité du vent et ensoleillé pour pique-niquer. C’est à proximité des Anciennes Batteries que nous trouvons l’emplacement ralliant les suffrages des 19 qui s’installent dans une sorte de renfoncement naturel et déjeunent dans une ambiance joyeuse et très conviviale.

Après le déjeuner Marie France s’adonne à sa passion de l’aquarelle.

Pour les autres, détente et discussion préparant les randonnées à venir.

A 13h 45 nous poursuivons notre randonnée le long de la crête rocheuse surplombant Meylan, Montbonnot, Biviers, à une altitude avoisinant 1300 m. Entre le Pas Guiguet et le Pré du Plat , à chaque fois qu’entre les arbres bordant la falaise se présente une échappée, nous tentons d’apercevoir le paysage aussi bien la vallée que les sommets qui nous font face.

Le Grand Pic de Belledonne est beaucoup plus facile à photographier que le Mont Blanc qui se dérobera longuement au regard, masqué par quelque proéminence rocheuse ou les branches des arbres .

Mais la patience finira par payer : avant d’entamer la descente vers le Sappey, il apparaîtra au loin dans une atmosphère légèrement brumeuse.

Vers 15 heures, après le lieu-dit Pré du Plat (1330 m), le GR commence à descendre en direction du chef-lieu du Sappey, décrivant de grands lacets que coupe un tracé rectiligne et glissant effectué par les forestiers pour le débardage du bois. Face à nous la falaise sommitale de Chamechaude se détachant dans le ciel bleu est un plaisir pour les yeux.

Nous continuons à descendre et bientôt arrivons en un endroit herbeux où l’an dernier nous avions fait une halte bucolique. Nous en évoquons seulement le souvenir et continuons la marche.

Claudette munie de son GPS nous avertit de ne pas descendre trop bas sur le GR afin de ne pas avoir à remonter plus tard sous le téléphérique du Grand Sommard. Effectivement sur ses conseils, nous empruntons un sentier non balisé qui nous épargne des efforts en fin de randonnée.

Au sortir de la forêt, nous débouchons sur des hameaux où règnent le calme et la verdure . Nous passons auprès des maisons de La Bordelière et à 16 heures nous voici revenus auprès des voitures à Pillonnières. Cette randonnée cartusienne se termine sous un beau soleil d’automne qui nous fait oublier le brouillard du matin et pour plusieurs ce fut une découverte, pour tous les membres du groupe une journée mémorable.

Texte : Maurice avec les photos de Gilbert.

Portfolio

Fort du St-Eynard entre soleil et brouillard
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