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2018 / 10 / 18 - On pète la forme ... au Cul du Pet

Foyer de fond du Barioz - Le Grand Rocher et plus

vendredi 19 octobre 2018, par Maurice DUPONT

A 7 h 45 de nombreux Bémols sont prêts à partir quand arrive la 21ème randonneuse et quelques instants plus tard tous mettent le cap sur le Foyer de fond du Barioz (1430 m) où une heure plus tard débarquent, débordant d’entrain, Catherine, Cécile, Chantal, Dominique (qui revient après des années dans le groupe), Françoise, Geneviève, Jeannine, Joëlle, Marie-France, Marie-Madeleine, 2 Martine, Maxime, Michèle, Mireille, Sylviane et Bernard, Gilbert, Maurice, Stelios, Yves. Sous un ciel bleu et dans la fraîcheur du matin tout le groupe s’équipe rapidement et sur ce versant que n’atteignent pas encore les rayons du soleil débute la randonnée.

Jeannine, la doyenne, Chantal et Catherine ont pris les devants pour ne pas retarder la longue file des Bémols montant dans la forêt d’épicéas avant de déboucher près du chalet de Pierre Roubet.

Le premier regroupement du jour a lieu peu après et nous pouvons contempler Chamechaude et la Dent de Crolles aux falaises illuminées par le soleil.

Laissant à notre gauche le sentier du Crêt du Poulet, nous bifurquons à droite pour une longue montée de nouveau dans la forêt. Lors des haltes, le froid se fait sentir, ce qui incite à reprendre rapidement la marche. Quelques curiosités naturelles attirent le regard, telles ces jeunes amanites-tue-mouches encore toutes blanches sorties de terre.

Bientôt la crête ensoleillée apparaît au-dessus de nos têtes et Gilbert, le premier à l’atteindre au Crêt Luisard (1775 m), lève les bras.

A contre-jour sa silhouette semble celle d’un conquérant victorieux exhortant ses troupes. Certes nous ne sommes pas encore arrivés à destination mais nous avons fait le plus difficile. Il est 10 heures, le Grand rocher n’est plus qu’à 35 minutes ; nous pouvons nous octroyer une pause-banane plus longue que d’habitude. Nous laissant caresser par les rayons du soleil, nous prenons une bonne dose de vitamine D.

Dans les parages Martine repère de belles baies rouges de busserole- arbrisseau d’altitude et des régions polaires- dont les fruits sont consommés par les ours, d’où son appellation "raisin d’ours".

A 10 h 30 suivant sur la crête le GR bordé de myrtilliers couleur rouille et de genévriers verts, nous repartons plein sud en direction du Grand Rocher.

Un peu plus haut, nous longeons le petit lac de Séchident (1840 m) où se mirent nuages blancs et sombres épicéas avant que les Bémols ne s’ajoutent à ce décor aquatique.

Avant 11 h 15 tous les 21 ont atteint le point de vue sommital du Grand Rocher (1926 m).

Autour de la croix érigée en ce lieu vont poser successivement les premiers arrivés puis les autres.

Petite surprise pour l’un de nous qui d’après l’appellation s’attendait à un rocher géant or ce ne sont que des blocs rocheux dispersés sur le sol et qui serviront plus tard de sièges. Mais la vue est magnifique de tous côtés, sur les sommets de Belledonne et le Mont Blanc qui se cache derrière.

Sur les Bauges, sur la Chartreuse.

Également une vue plongeante sur la vallée du Bréda et le village de La Ferrière avec ses hameaux. Il est bien trop tôt pour déjeuner ; ainsi à part 3 ou 4 Bémols qui vont faire une pause préprandiale et garder les sacs, les autres, sans vouloir péter plus haut que leur derrière, vont ajouter une petite heure de marche apéritive sur la crête en allant jusqu’au Cul du (ou de) Pet (selon les pancartes) à 25 minutes et à une altitude plus basse de quelque 80 m.

Dans un décor splendide aux couleurs automnales, avec vue au sud sur le Vercors, nous marchons à la queue leu leu.

Nous croisons un groupe de randonneurs partis du Pleynet, admirons çà et là des gentianes acaules tardives.

A la pancarte indiquant ce lieu-dit digne d’une plaisanterie scatologique, nous faisons demi-tour et remontons vers la croix du Grand Rocher.

Tous réunis, nous nous installons pour le pique-nique sur les rochers dispersés alentour. Les principes de la convivialité et du partage des breuvages et desserts inciteront à des déplacements.

La toponymie et la bonne humeur favorisent la trouvaille du titre proposé au narrateur, trouvaille qui n’est pas en odeur de sainteté pour celles exécrant les flatulences. Au moment de la sieste, Marie France croque artistiquement sur son carnet d’aquarelliste les sommets de Chartreuse.

Quittant le point culminant du jour, nous entamons le trajet retour sur le GR en direction du Crêt Luisard puis, plus au nord, vers le Crêt du Poulet.

Entre ces deux lieux, nous passons auprès de plusieurs petits lacs, parfois de simples gouilles envahies d’algues et de végétaux, "de futures tourbières" précise Catherine.

Avec à l’horizon les Grands Moulins et autres sommets de Belledonne Nord, nous approchons du refuge du Crêt du Poulet.

Là nous faisons une halte au soleil pendant que quatre Bémols montent jusqu’aux tables d’orientation.

A leur retour, bien que sachant alors identifier les montagnes qui nous environnent, ils ne se la péteront pas auprès des autres. Et à 15 heures tout le groupe aborde le dernier tronçon de l’itinéraire nous ramenant au foyer de fond, parcours différent de celui emprunté l’hiver. Un tronc d’arbre à la forme d’un trône végétal indique que nous sommes alors sur une portion du trajet effectué en raquettes.

Dominique, dont le patronyme s’accorde volontiers avec trône, prend la pose pour le dernier cliché du jour.

Après avoir rejoint le chalet de Pierre Roubet, nous avons pratiquement bouclé la boucle. Après la descente dans la forêt, nous voici à 16 heures pétantes au parking du Foyer de fond, ravis de cette belle randonnée automnale en Belledonne.

Photos : Martine (+ 1 de Chantal et 2 de Gilbert)

Texte : Maurice

Portfolio

Lac de Séchident : les 2 Martine et leur double Vue sur Belledonne depuis le Crêt du Poulet
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